vendredi 30 mai 2008

Départ

Ça y est c'est l'heure. Je suis en train d'essayer de compresser tous mes bagages dans mon sac puis je vais aller régler deux ou trois trucs administratifs et ce soir à 20h je prends le train pour Paris. Mon avion partira demain à 13h40 et je serai à Montréal à 15h10. Je vous raconterez les détails des derniers jours un peu plus tard. Pour la plupart d'entre vous je pourrai bientôt le faire de vive voix de toute manière. Québec, j'arrive!

lundi 26 mai 2008

Une dernière saucette dans la méditerranée et je file…

Le 10 mai dernier Guy et Marianne, mes amis qui demeuraient à Berlin, sont venus passer une nuit à Lyon car ils avaient légèrement changé leur itinéraire de voyage et c’était plus facile ainsi : au lieu de passer par l’Italie pour aller de la Suisse au sud de la France ils ont choisi de couper un peu vers l’ouest et de venir faire un saut à Lyon. Ça leur permis de laisser chez moi leurs gros sacs de voyage de 30 kilos puisqu’ils repassaient quelques jours plus tard après avoir rendu visite à Élise à Aix-en-Provence. Ils sont arrivés dans l’après-midi et nous sommes ensuite allés faire les courses afin de nous faire une bonne bouffe. Le soir, en parlant autour de la table, ils m’ont demandé si je voulais venir avec eu le lendemain pour faire du pouce jusqu’à Aix. J’ai réfléchi un petit moment puis je me suis dit que finalement quelques jours dans le sud ça ne me ferait pas de tort et j’ai accepté. Comme il y a plus de 300 kilomètres qui séparent Lyon de Aix et que l’auto-stop peut parfois s’avérer infructueux dans cette région nous devions prévoir du matériel de secours, en l’occurrence une tente une place (pour trois c’est un peu juste mais c’est mieux que rien). De fait, j’ai appelé Vincent le soir avant notre départ pour lui expliquer notre situation et il m’a assuré qu’il y avait une tente chez sa mère qu’il pouvait me prêter. Le lendemain, sa mère est partie de la lointaine banlieue lyonnaise expressément pour porter la tente chez Vincent en ville. Nous sommes allés la récupérer vers 11h30 pour ensuite filer directement vers la gare de Perrache où selon certaines sources il faisait bon tendre le pouce.

Arrivés au lieu-dit nous avons constaté avec déception que nous n’étions pas les seuls à tenter d’appâter les automobilistes : un homme se trouvait déjà là avec un petit carton brun sur lequel était écrit au stylo « St-Étienne » (du moins c’est ce que nous avons pu lire en allant lui parler, c’était illisible à deux mètres de distance). L’homme, à qui nous avions poliment demandé où il allait et où nous pouvions nous placer pour ne pas nous nuire mutuellement, nous a grommelé quelque chose qui, pour paraphraser, sonnait assez comme « Allez vous faire foutre ». Nous sommes allés nous placer à bonne distance de cet ostrogoth pour entamer nos manœuvres de séduction routière. À notre grande surprise, l’original s’approchait progressivement et vint pousser l’affront jusqu’à se piquer juste en face de nous. Nous lui expliquâmes avec beaucoup de calme que nous devions nous distancer parce que sinon les gens croiraient que nous sommes ensemble. Nous décidâmes d’aller nous fixer directement à l’entrée de l’autoroute, un peu plus loin. De là, nous vîmes notre forcené injurier et cracher sur les voitures qui passaient puis se jeter carrément au milieu de l’autoroute pour arrêter les automobilistes. Aussi étonnant que cela puisse paraître notre ami n’eut pas grand succès à fonctionner ainsi et, encore une fois, il s’approchait de nous avec détermination. Nous en eûmes marre et nous décidâmes de changer d’endroit encore une fois. Nous sommes allés nous poster devant un petit café ou il y avait une bretelle d’entrée vers l’autoroute. Nous brandîmes encore une fois nos pancartes en espérant trouver au plus vite pour filer loin du maniaque. D’ailleurs, devinez qui vint s’asseoir sur la terrasse du café derrière nous? Et oui! Lui-même. Nous commencions à moins aimer l’idée de le savoir près de nous et nous savions bien que son plan était de s’imposer lorsque nous aurions réussi à arrêter quelqu’un. Heureusement, un couple sortit peu après d’un immeuble à côté et nous proposa de nous amener à Vienne (la ville française, pas l’autrichienne). Nous sautâmes sur l’occasion, bien content de quitter enfin le timbré qui à bien y penser devait être un prisonnier venant d’être libérer. De fait, nous faisions du pouce juste à côté de la maison d’arrêt de Perrache, nous le saurons pour la prochaine fois…

Nous avons donc entamés la route et la journée s’est relativement bien déroulée. Nous avons été coincés un petit moment dans le très excitant village de Livron (où il y a des séances de poterie ainsi qu’un don de sang organisé au milieu du mois de mai) mais après nous en être sortis nous avons trouvé quelqu’un qui se rendait directement à Aix. En tout il nous aura fallu six voitures différentes et environ 7h30 pour nous rendre à destination.

Arrivés dans le village Élise nous attendait près de la Rotonde, une grande fontaine en plein centre. Nous avons pris dix minutes pour bien faire le tour de la ville puis nous avons cherché un petit resto pour aller nous sustenter. Nous arrêtâmes sur la terrasse d’un restaurant vietnamien qui offrait certains menus abordables. Le repas terminé, nous allèrent chez Élise qui depuis quelques temps avait dû quitter un magnifique appartement au centre-ville pour une minuscule chambre dans une résidence pour étudiants. Nous devions faire attention en entrant car les visites étaient interdites dans l’immeuble. Après avoir discuté un peu nous installâmes les couchettes improvisés dans la chambre : deux personnes dormaient dans le lit, une sur l’édredon et l’autre sur un matelas de sol.

Le lendemain, comme Élise était occupée pour la journée, nous décidâmes d’aller voir Marseille. Un bus fait la navette plusieurs fois par jour entre les deux villes alors nous n’avons pas eu de mal à nous rendre. La température était franchement incertaine à notre arrivée et il a plu une bonne partie de la journée. Après avoir fait un petit tour de la ville et avoir avalé un morceau nous avons pris le bateau pour nous rendre au château d’If, la fameuse prison dans le roman le Comte de Monte-Cristo d’où s’échappe Edmond Dantès. La visite du bâtiment était intéressante et nous avons pu voir et entrer dans plusieurs des cellules du château. Nous sommes ensuite repartis vers Marseille où nous avons eu un grand coup de barre. Nous avons pris un petit café pour nous réveiller un peu et nous sommes ensuite retournés prendre la navette vers Aix. Arrivés là nous avons rejoins Élise et nous avons fait le souper dans la cuisine de la résidence.

Le lendemain nous avons décidé de tenter l’ascension de la montagne Ste-Victoire, la fameuse montagne que peignait sans arrêt Cézanne. Nous avons pris une petite navette qui se rendait au pied de la montagne à partir du centre de Aix. De là nous avons fait quelques provisions à prix d’or (les épiceries dans les petits villages sont souvent hors de prix) et nous avons commencé la marche. Manque de bol, arrivés presque au sommet, là ou la montagne est dégarnie, il se mit à pleuvoir et nous devions chercher un endroit où nous arrêter pour manger. Après quelques tentatives infructueuses nous décidâmes d’aller rejoindre le prieuré tout en haut où nous nous sommes abrités tant bien que mal sous un arbre alors que le mauvais temps battait son plein. Après le pique-nique nous avons gravi les dernières marches qui nous séparaient de la croix du sommet et, selon la tradition, nous avons ouvert une bouteille de pastis. La descente fut beaucoup plus sportive que la montée car nous avons emprunté un flan de la montagne beaucoup plus accidenté. Nous sommes revenus à Aix à temps pour aller à l’épicerie et nous avons préparé le repas avant d’aller au lit.

Le lendemain c’était jour de plage. Nous sommes partis tôt le matin pour nous rendre à Cassis, petite ville en bord de mer, où moi et Élise avions déjà été dans un voyage précédant. Nous avons acheté quelques olives au marché public, deux baguettes et puis nous nous sommes dirigés vers une petite crique inconnue des touristes où nous avions la plage presque à nous seuls. Nous nous sommes baignés encore et encore dans l’eau claire et saline de la méditerranée en faisait une pause de temps à autre pour aller manger un bout sur la plage. À un moment moi et Guy étions au large en train d’observer un banc de poissons tropicaux quand Guy me dit qu’il sentait quelque chose de bizarre dans l’eau. Je plongeai la tête sous l’eau et je vis une méduse d’une dizaine de centimètres de diamètre juste devant mon nez. Nous avons décampés en vitesse et heureusement aucun de nous n’a eu de brûlures. Nous avons ensuite rangé nos affaires et nous sommes repartis prendre la navette vers Aix.

Le lendemain je me suis levé vers 5h15 pour aller attraper mon train qui m’a ramené chez moi à Lyon en matinée. J’ai fait un somme puis je me suis mis au boulot pour le reste de la journée.

Deux jours plus tard Guy et Marianne revenaient chez moi, ils avaient passé une autre journée à Aix et une à Laguiole, un petit village spécialisé dans la coutellerie. Comme ils étaient sur la fin de leur voyage et qu’ils devaient aller prendre l’avion à Paris quelques jours plus tard nous avons surtout pris ça relaxe et nous en avons profité pour faire un peu de cuisine. La veille de leur départ nous sommes allés voir Bienvenue chez les Ch’tis au cinéma, c’était bien marrant.

Après leur départ j’ai entamé le sprint final pour terminer toutes mes commandes ce qui fut fait hier à 19h. Maintenant, dans les cinq jours qui me restent à Lyon, je compte voir tous mes amis afin de leur faire mes adieux et mes aurevoirs, je vais régler tous les trucs administratifs et je vais vider mon appartement avant d’aller à Paris ce vendredi d’où je prendrai l’avion pour le Québec le lendemain.

samedi 17 mai 2008

En toute chose il faut considérer la fin

La fin, et oui c’est déjà presque la fin. Mon billet de retour est désormais réservé et le jour du départ approche à très grands pas : je partirai de Paris le 31 mai prochain pour retrouver ma terre natale et mettrai ainsi un terme à mon périple en Europe et à ma vie en France. Je ne ferai pas tout de suite le bilan de mon voyage puisque celui-ci n’est pas encore achevé mais je tenais à vous mettre au fait de ce qui s’est passé durant les derniers mois où j’ai fait preuve d’un mutisme résolu sur le blog, faute de temps pour écrire.

À mon retour de voyage en mars dernier, si je me souviens bien, je me suis remis rapidement au travail afin de ne pas augmenter le retard dans mes commandes qu’avait occasionné mon absence momentanée. J’ai été démonter l’exposition que j’avais installé au bar la Mi Graine la journée avant mon départ et sur le chemin du retour je me suis arrêté dans quelques cafés pour voir si une exposition était possible, ce qui n’a été le cas nulle part. J’ai quand même réussi à me faire libérer deux semaines d’exposition au mois d’avril chez Graphigro, le Omer DeSerres français, où certains murs sont équipés de systèmes d’accrochages et où des artistes exposent régulièrement.

À partir du mois de mai j’ai eu chez moi plusieurs visiteurs du Québec qui dans leurs voyages respectifs en Europe faisaient escale à Lyon.

D’abord, Êve et Manon, deux amies du CEGEP qui terminaient un long voyage d’errance dans toute l’Europe, sont venues pendant quelques jours durant lesquels nous avons boustifaillé et trinqué à souhait. Se sont jointes à toutes nos festivités deux amies d’Êve, Véronique et Jasmine, qui se trouvaient également à Lyon pour un stage. Pendant plusieurs jours les repas du soir se sont présentés environ de cette manière : pour l’apéro deux baguettes de pain et trois ou quatre fromages, une salade format jardin pour l’entrée, un repas principal (végétarien, cela va sans dire) que nous avons toujours eu beaucoup de mal à terminer, quelques desserts de 8 ou 9 parts chacun et quatre ou cinq bouteilles de vin, bien sûr. Tout de même, pour nous repentir de notre gourmandise nous avons décidé de louer une voiture le dimanche afin de nous rendre à la campagne pour y faire une randonnée. Après avoir mis un moment à comprendre et à faire parler le GPS nous sommes arrivés à Saint-Machin dans le Beaujolais où j’ai enfin pu me rouler dans le gazon et prendre une grande bouffée d’écureuils et de fleurs sauvages (Depuis que je suis en Europe je n’ai jamais été que dans des grandes villes en plein centre urbain et moi qui suis un homme des bois j’avais un réel besoin de me sortir un peu des quatre murs de pierre de mon appartement).

Nous nous sommes donc aventurés parmi les vignobles avec une carte des sentiers du secteur en main. Arrivé au cinquième du chemin environ, pour ne pas nous épuiser, nous avons fait une pause et, fidèles à nos habitudes, nous avons pique-niqué comme se le devaient de téméraires explorateurs de notre trempe. Repus, nous avons continué l’ascension vers les vertigineux sommets des coteaux et des tertres avoisinants puis nous nous sommes défrichés un chemin de fortune à travers des sentiers parsemés de cailloux et de brindilles avec force courage et détermination. Tout allait plutôt bien jusqu’à ce que nous arrivions à Saint-Paumés-les-Bains, un petit hameau où nous n’avions rien à faire sinon être perdus et ne plus savoir comment retrouver le sentier. Nous avons tourné en rond quelques minutes puis nous avons rencontré d’autres randonneurs à qui il nous a été possible de demander notre chemin. Ces gens ont été bien aimables mais ils ne connaissaient pas mieux que nous la façon de retrouver le sentier. Par contre, de où nous étions nous pouvions voir St-Machin où nous avions garé la voiture et s’eut été très facile de s’y rendre à vol d’oiseau. Ainsi, guidés par notre seul instinct, nous détruisîmes la carte des sentiers afin qu’elle n’induise plus aucun autre pauvre promeneur innocent en erreur et nous coupâmes à travers bois. Le chemin fut rude (pour vrai cette fois-ci) : des barbelés, une rivière à traverser, une petite montagne à franchir par les sous-bois, des champs de ronces, etc. Après plus d’une heure à ce régime nous sommes enfin arrivés à la voiture et nous avons repris la route vers Lyon.

Durant le reste de leur séjour à Lyon Êve et Manon sont allées visiter quelques musées pendant que je travaillais un peu chez moi et nous sommes allés nous balader dans le parc de la Tête d’or où nous nous sommes littéralement fait chier dessus (Êve, Manon, Julien, sa copine et moi-même étions assis sur une terrasse dans le parc et, l’un après l’autre, en moins de deux minutes, nous avons été pris pour cible par des oiseaux… ont aurait peut-être dû acheter un billet de Loto ce jour là.) Les filles sont ensuite reparties vers Londres où elles devaient régler certaines choses avant de reprendre l’avion pour retourner au Québec.

Le lendemain du départ d’Êve et Manon ce fut au tour de Laura de me rendre visite. Après avoir passé deux mois au Rwanda à faire de l’aide humanitaire Laura s’est déplacée vers l’Europe où elle a visité Amsterdam, Bruxelles, Londres et Paris avant de se diriger vers Lyon. La semaine où elle a été chez moi a été plutôt relaxe : comme elle ne tenait pas à faire tous les musées de la ville je lui ai proposé la visite de quelques endroits intéressants et lui ai conseillé la visite de certains musées. Nous avons pris le temps de nous faire de bons repas à tous les soirs et nous sommes sortis en ville quelques fois avec Vincent.

Pendant ce temps les beaux jours sont revenus en force à Lyon et j’ai passé la semaine suivante à peindre et à rattraper mon retard à côté de la fenêtre ouverte. Il semble que retour du soleil et de la chaleur aient fait beaucoup de bien à la morosité générale qui planait dans mon quartier depuis quelques temps. Les gens ont quitté leurs uniformes noirs lyonnais pour des vêtements plus colorés et moins ennuyants.

La fin de semaine suivante Élise, mon ancienne copine, est venue d’Aix-en-Provence me visiter. Comme il y avait un moment déjà que nous ne nous étions pas vus nous avons passé un bon moment à discuter et à prendre des nouvelles l’un de l’autre. Nous sommes également allés en banlieue de Lyon où se trouve un grand lac autour duquel il y a quelques sentiers relativement sauvages. Élise devant aller en classe le lundi elle est partie le dimanche soir pour Aix.
Par la suite j’ai entamé une période d’intense production artistique et j’ai pu enfin rattraper en grande partie mon retard. J’ai aussi pris le temps de m’informer quant à certaines choses inhérentes à mon départ et j’ai commencé quelques démarches pour ne pas avoir à tout faire à la dernière minute.

lundi 24 mars 2008

J'ai déjeuné à Vienne, j'ai dîné à Londres et j'ai soupé à Lyon.

Voilà, le voyage est terminé je suis rentré chez moi à Lyon. J'ai mis pratiquement toute la journée d'hier à me rendre jusque chez moi et malgré quelques insécurités dues au transit que je devais faire à Londres tout s'est bien déroulé et je me suis rendu chez moi sans anicroche avec mes bagages et mon linge sale sur le dos. Ça a été un très beau voyage qui m'a fait beaucoup de bien et où j'ai découvert des choses merveilleuses. J'ai pris quelques centaines de photos durant mon périple alors je vous ai fait une petite selection et j'ai divisé les photos par endroit.

Le voyage en chiffres:

- 800 photos prises
- 15 jours de voyage
- Ai posé le pied dans 5 pays (Allemagne, Suède, Slovaquie, Autriche, Angleterre)
- 4 langues (Allemand, Suédois, Slovaque, Anglais)
- 4 monnaies (Euro, couronne suédoise, couronne slovaque, livre sterling)
- 5 avions différents, 3 compagnies différentes, 5 aéroports.
- 14 musées visités dont 5 sur les Beaux-arts et 4 en lien avec l'architecture ou le design.
- 142,68 $ de frais d'admission dans les musées
- 1 concert
- 225,50 $ de chambres d'auberges
- Des dizaines et des dizaines de km à pied
- Des tas de $...

samedi 22 mars 2008

The last days

Hier je me suis leve pas trop tot et comme le petit dej etait temine a l'auberge j'ai ete me chercher des patisseries a l'epicerie du coin. J'ai acheter un paquet de deux immenses jumbo chaussons avec une espece de garniture a la pate d'amande que j'ai engouffre un apres l'autre en marchant. Je me suis ensuite rendu au Belvedere, un immense palais ou se trouve une assez grande collection de peintures dont environ quatre ou cinq oeuvres de Klimt (soit la plus grosse collection au monde). Le musee est pas mal du tout mais les photos etaient interdites ce qui m'a un peu enerve. J'ai ete bien content de pouvoir enfin voir de pres ces oeuvres qui me fascinent depuis longtemps. Par ailleurs on trouve dans le musee des sculptures de George Minne ainsi qu'une grande salle consacree aux grotesques.

Apres ma visite au Belvedere j'ai ete me perdre dans le rues de la vieille ville et j'ai trouve un petit parc charmant et presque desert ou je me suis pose sous un lila question de casser la croute. Je suis revenu relativement tot a l'auberge et j'ai pris ca relaxe pour le reste de la soiree.

Ce matin je me suis rendu au Albertina museum, dans un palais (ca vous etonne? Y a que des palais ici, on dirait qu'ils savent plus quoi en faire...), le musee le plus frequente d'Autriche. Un gars dans ma chambre d'auberge me l'avait chaudement recommande mais on a pas les memes gouts apparement parce que j'ai ete bien decu. Mis a part une expo sur des collages de Ernst et des copies d'oeuvres de Dürer je n'ai pas accroche sur quoi que ce soit et suis sorti du musee une demie-heure apres y etre arrive en regrettant un peu mon 10 euro...

Pour me consoler je me suis rendu au musee d'histoire naturelle et la, comme a chaque fois que je vais dans un musee du genre, j'en ai eu pour mon argent. Je pense vous avoir deja parle lorsque j'etait a Geneve de ma fascination pour les musees d'histoire naturelle. C'est la meme chose, ou presque, a chaque fois mais je ne peux pas m'empecher d'y aller, c'est mon instinct de gamin qui m'y pousse. Cette fois la piece maitresse du musee etait la celebre Venus de Willendorf,vieille de plus de 25 000 ans.

Apres le musee j'ai ete me perdre dans la partie nord-est de la ville et je suis revenu a l'auberge en m'arretant en chemin dans un pub ou l'on fabriquait de la biere artisanale. Ce soir j'ai pas trop de plan de match mais je ne pense pas faire la bringue tres tard puisque demain je dois me lever aux aurores et ce n'est pas pour aller chercher de l'eau de Paques mais bien pour aller attraper mon avion qui me reconduira en France en faisant un petit croche par Londres.

Je tenterai de mettre le reste des photos le plus tot possible apres mon retour. Joyeuses Paques a tous!

jeudi 20 mars 2008

Viennoiseries

Donc, j'ai ete hier assister a un concert de Mozart et de Strauss dans un palais. En fait, je me promenais dans la vieille ville et deux hommes en costume d'epoque sont venus me proposer un billet pour le concert. J'ai d'abord refuser car ca n'entrait pas dans mon budget de voyage mais un des mecs ne lachait pas prise du tout et il a fini par m'avoir. Je me suis dis que ca serait de circonstance tout compte fait et que ca ne pouvait pas etre mauvais. J'ai eu un peu peur par la suite de m'etre fait avoir dans un attrape-touriste car dans les trente metres qui ont suivis j'ai vu une bonne dizaine de vendeurs deguises qui tentaient d'ecouler leurs billets pour differents spectacles de Mozart et de Strauss. Finalement, c'etait effectivement un truc pour touriste mais ca vallait tout de meme le coup; la salle etait impressionante et le spectacle pas mauvais.

Ce matin j'ai retrouve les deux Francais que j'avais perdu de vu hier et nous avons marche ensemble jusqu'au centre-ville. De la ils sont partis de leur cote et moi du miens puisque je voulais aller visiter des musees et eux pas vraiment. Je me suis rendu au Kunst Historisches Museum, un des musee des Beaux-Arts de la ville, ou m'attendaient de belles surprises. D'abord, le batiment en lui-meme est tres impressionant et orne de centaines de sculptures selon la tradition classique. La collection qu'on y touve n'est pas la plus grande que j'ai vu mais probablement la plus concentre en terme de chefs-d'oeuvres: on y trouve trois des autoportraits de Rembrandt, certains des plus celebres tableaux de Velasquez et de Rubens, quelques Durer, des portraits d'Holbein, quelques trucs de Bosch... Surtout, on y trouve le Peintre dans son atelier de Vermeer et meme mieux (est-ce possible?): la plus grande collection des oeuvres de Brueghel. La, j'ai failli verser une larme; pas moins de QUATORZE des quelques quarante oeuvres qu'a laisse au monde Brueghel l'ancien dont la tres celebre Tour de Babel, la Conversion de Saint-Paul, Les Jeux d'enfants, Le chemin de croix, La noce paysanne, Le paysage d'hiver et Le paysage d'automne. Aussi, je mentionne qu'il y avait une exposition temporaire reunissant la majorite des oeuvres d'Arcimboldo (Savez, le mec qui fait des portraits avec des elements thematiques comme des instruments de cuisine ou des fruits de mer).

Par la suite je me suis rendu au Secession ou on trouve la fresque de Beethoven de Gustav Klimt. Pour ca c'est bien mais le reste du musee ne vallait vraiment pas les 6 euros que j'aurais paye si je ne m'etais pas fait passer pour un etudiant.

Ce soir je compte prendre ca plutot relaxe, il pleut-neige et j'ai les pieds trempes alors je vais probablement aller me reposer a l'auberge pour m'attaquer demain au Belvedere ou m'attend la plus grande collection des oeuvres de Klimt.

mercredi 19 mars 2008

Tu voulais venir dans les pays de l'est? Ben t'es dans les pays de l'est!

Avant de vous raconter la suite du voyage je vais finir ce que j'etais en train de dire la derniere fois. J'etais en train de vous dire a quel point le musee Vasa est impressionnant. Le sujet en lui-meme y est pour beaucoup; le simple fait d'etre a cote de cet immense bateau vieux de quelques 380 annees qu'on a arrache au passe et a la mer m'a rendu tout chose (mais peut-etre que je ne suis qu'un grand sensible...). Ce navire devait etre le plus beau, le plus grand et le mieux equipe de la flotte royale. Les deux extremites du batiment sont ornees de centaines de sculptures et il a fallu pas moins de mille chenes pour le construire. Avec l'eau et le temps le bois s'est noirci et le produit avec lequel on a du arrose le bateau a sa sortie de la baie (pendant 17 ans, 24/24) a donne au tout un fini cire. La simple vue du bateau m'aurait amplement suffit mais, les Suedois etant ce qu'ils sont, il a fallu qu'il ajoutent encore six etages au musee sur l'histoire et differents aspects du navire qui a eux seuls auraient pu remplir trois autres musees. Par exemple, ils ont reconstruit entierement la cabine de l'amiral et la cabine du gouvernail afin que les visiteurs puissent s'y balader et ont reconstitue a partir de squelettes trouves sur le navire et de differents elements archeologiques le visage d'une dizaine de marins grace a certains procedes techniques. Chapeau.

Apres ma visite je me suis balade un peu en ville et j'ai ete faire un tour dans la vieille cite que je n'avais pas encore visite. Ensuite, comme c'etait la St-Patrick j'ai decide d'aller boire une Guiness a la sante des Irlandais dans un petit pub. Puis, j'ai ete a l'epicerie et me suis achete ce que mes moyens me permettaient (de la soupe en sachet et des craquelins) et suis ensuite retourne a l'auberge pour preparer ma pitance. En mangeant j'ai rencontre un Allemand et nous avons discute un peu. Nous sommes ensuite sortis le soir avec un de ses compatriote et un Japonais afin d'essayer, mais sans succes, de trouver un pub Irlandais encore ouvert apres 1h du matin.

Le lendemain c'etait le jour du depart alors je me suis leve tot et j'ai fais une derniere petite balade (dans la neige cette fois) sur l'ile avant de me diriger vers l'aeroport. Comme vous l'aurez peut-etre devine j'ai beaucoup aime la Suede: c'est un pays tres agreable qui regorge de richesses de toutes sortes (A propos c'est parfaitement vrai ce qu'on dit sur les Suedoises, j'en ai presque eu un torticoli...)

Dans l'aeroport j'ai rencontre deux Francais qui allaient aussi a Bratislava et que j'ai suivi jusqu'a l'hostel ou ils avaient reserve afin de m'eviter des recherches inutiles. Apres nous etre installe nous sommes sortis en ville et sommes alles manger dans un resto qui avait tout d'un atrappe-touriste mais qui n'a pas ete mauvais et ni trop cher en fin de compte. Nous sommes rentres et sommes partis ce matin. Je ne peux pas veritablement porter de jugement sur la Slovaquie apres y etre reste seulement une soiree mais comme ca de prime abord je dirais un gros bof. Premierement, il n'y a absolument rien a voir dans la ville qui est d'ailleurs la plus petite capitale d'Europe, mais disons que ca ca passe encore. Ce qui m'a frappe c'est plutot de sentir l'antipathie des gens. Mais voila je ne m'avance pas plus loin et je laisse le soin a d'autres qui visiterons la ville plus longtemps de porter un meilleur jugement.

Aujourd'hui je suis a Vienne et je commence a visiter la ville. En fait, je sors tout juste d'un concert de Mozart et de Strauss donne dans un des palais la ville. Mais le temps file et je dois aller dodoter afin de pouvoir me remettre sur mes pattes demain.