lundi 31 décembre 2007

Noël à Barcelone

* Je publie deux articles en même temps, commencez par celui qui s'appelle A dogday afternoon pour bien suivre...
Mercredi, 19 décembre. Après avoir fait nos bagages et mangé un petit quelque chose nous avons été au bureau de la SNCF afin de nous faire rembourser le billet qui avait été perdu à cause du retard d’avion. J’ai retrouvé la préposée qui m’avait servie deux jours auparavant et elle a effectué le remboursement en me soulignant bien que la situation était exceptionnelle… Puis, nous nous sommes dirigés, sacs sur le dos, vers la gare Part-Dieu afin de prendre la navette qui nous conduisit à l’aéroport de St-Exupéry. De là, nous avons pris l’avion à 18h25 et sommes arrivés à Barcelone à 19h35. Un bus nous a ensuite conduit au cœur de la ville, jusqu’à Plaza Catalunya.

J’ai tout de suite retrouvé l’atmosphère festive et estivale qui m’avait tant charmé la première fois que j’ai visité Barcelone. J’avais peur de trouver une ville plus grise et plus triste en plein hiver que celle que j’avais laissé il y a bientôt quatre ans au mois de juillet; même un soir de semaine en plein mois de décembre et sous la pluie, la ville ressemblait à un festival d’été en puissance.

Au sortir de la navette nous nous sommes immédiatement dirigés vers l’auberge de jeunesse, située sur une rue attenante à la Rambla. Nous avons mis quelques minutes à trouver et sommes arrivés à l’auberge BCN Loft à 21h20. Nous avions réservé deux nuits sur Internet et j’avais déjà payé un acompte d’une dizaine d’euros. Il restait normalement 64 euros à payer et j’ai donc été surpris lorsque le commis m’a demandé 89 euros… Apparemment, dans cette auberge toute arrivée après 21h est chargée d’un 25 euros supplémentaire. Comme il se faisait tard et que nous étions fatigués par le voyage nous avons allongé la monnaie tout en se disant bien qu’à la moindre arnaque supplémentaire on irait voir ailleurs.

Autre surprise, ce que nous pensions être l’auberge de jeunesse n’était en fait que la régie et il nous a fallu marcher quinze minutes avant d’arriver à l’immeuble où était située notre chambre. Cette dernière avait toutes les qualités requises pour faire un bon garde-robe; Au moins, nous avions une chambre à nous ce qui est plutôt rare dans les auberges de jeunesse. Et puis le reste de l’appartement semblait très calme et nous avions une cuisine relativement bien équipée. Nous avons posé nos affaires et sommes sortis en ville pour aller se restaurer dans un café sur la Rambla (l’artère touristique principale de la ville). Nous nous sommes ensuite promenés un peu dans les rues du vieux quartier et sommes retournés à l’auberge pour la nuit.

Jeudi 20 décembre. Après notre réveil aux aurores (11h…) nous avons été prendre un petit café et un croissant dans un café sur La Rambla et nous sommes ensuite dirigés vers le Passeig de Gracia où sont sis deux des plus beaux ouvrages du célèbre architecte catalan Gaudi. Comme je savais, pour l’avoir déjà visité, que la Casa Batlló était formidable et que, pour en avoir entendu parler, la Pedrera était pas mal moins hot nous avons opté pour la visite de la première. J’avais gardé d’excellents souvenirs de cette maison où tout est en courbes et où les formes rappellent, à mesure de l’ascension, les fonds marins, la terre et le ciel. J’avais oublié beaucoup de choses cependant, c’est avec une grande joie que je me suis promené à nouveau dans les salles de ce joyaux.

En sortant de cette visite, nous avons pris le temps d’aller regarder de l’extérieur la Pedrera puis nous nous sommes perdus dans les rues du quartier et avons décidé d’aller manger dans un buffet All-you-can-eat, un nom qui a sonné pour moi comme un défi (je dois encore être en train de digérer ce repas…).

Par après nous avons marché sur la Rambla et avons été jusqu’à la mer. Nous nous sommes ensuite baladés dans les rues étroites du quartier gotique en attendant notre rendez-vous avec Belén, une de mes amies espagnole rencontrée en Irlande et qui demeure depuis peu à Barcelone. Ensemble, nous avons marché dans de nouveaux secteurs du quartier gotique puis nous nous sommes arrêtés dans un petit resto pour manger quelques tapas (la spécialité du coin , je laisse le Larousse vous en dire plus: «Les tapas sont de petits plats qui se consomment à l’apéritif ou en remplacement d’un repas, notamment le dîner. Le mot recouvre une grande variété d’aliments : olives, omelette aux pommes de terre, morceaux de jambon et de fromage, calamars… qui se commandent à plusieurs et sont partagés entre tous. »). Par après nous avons été voir la Cathédrale gotique et puis nous avons laissé Belén aller préparer ses valises pour son départ pour Séville le lendemain.

Vendredi 21 décembre. Après notre lever nous nous sommes immédiatement dirigés vers la Sagrada Familia, l’immense cathédrale toujours en construction de Gaudi. De nouveau, j’ai été émerveillé par le bâtiment et par l’ambition de l’architecte, qui a été renversé mortellement par un tramway pendant les travaux de la Sagrada tout près du chantier de construction.

En quittant l’église, nous avons marché dans les alentours et nous nous sommes dirigés vers la mer. Nous sommes arrivés face à deux immenses tours situés sur la côte et avons été jusqu’au quai. Nous avons ensuite marché sur la plage et observé la mer qui était relativement agitée en ce jour froid et pluvieux. J’ai d’ailleurs pris une bonne douche d’eau salée, bien froide et bien surprenante sur le bord de l’eau ce jour-là : Mon père, un véritable junkie de la photo, voulait absolument que j’aille me mettre sur le bout d’un petit brise-lame afin d’immortaliser le moment. Comme il venait tout juste de le faire sans pépin, j’acceptai sans trop broncher et pris ma pose sur la dernière roche de l’allée. Et j’ai senti comme une humidité dans mes chaussures, sur le dos de mes jambes et dans mon cou : une immense vague venait de me passer dessus.
Nous avons ensuite marché le long de la plage pendant que je tentais de sécher et nous nous sommes dirigés vers l’aquarium qui est, semble-t-il, le plus gros d’Europe ou un truc comme ça. Nous y sommes entrés et avons été plutôt déçus, puisque qu’en 25 min on avait fait le tour et étions sortis… Nous avons ensuite marché dans la ville et sommes rentrés à l’auberge pour nous préparer un petit repas.

Samedi 22 décembre. Journée consacrée essentiellement à la visite du musée de l’art catalan. Il s’agit d’un immense palais reconverti en musée et dans lequel on trouve de nombreuses œuvres intéressantes. Nous en avons eu pour tout l’après-midi et n’avons même pas pu voir toutes les salles. Durant la soirée nous avons essayé de me trouver de nouvelles chaussures (voir photos, je n’ai plus que des lambeaux de chaussures) mais sans succès , puis nous sommes rentrés à l’auberge pour nous préparer un repas.

Dimanche 23 décembre. Nous avions réservé pour dimanche la visite du Park Guëll, à l’ouest de la ville. Il s’agit d’une autre réalisation de Gaudi; c’est un immense parc aménagé dans la ville où l’on peut se promener sur des allées et des passerelles en pierres. On y trouve également quelques bâtiments dont le musée d’interprétation du parc et le musée Gaudi, que nous avons tous deux visités. Après avoir passé la journée dans le parc nous sommes allés de nouveau marcher dans les vieux quartiers. En soirée nous avons assisté à un excellent concert de flamenco dans un petit bar situé sur la Plaza Reial.

Lundi 24 décembre. La veille de Noël. En matinée nous avons été marcher de nouveau sur la plage et, comme il faisait beau, j’ai même pu retirer mes souliers (qui de toute manière ne sont plus que des squelettes de souliers) et marcher pieds nus dans le sable. Nous avons même vu une fille complètement dingue nager ce matin-là. Nous avons ensuite été marcher dans les vieux quartiers et sommes allés, le soir venu, dans un restaurant sur la Rambla pour le réveillon de Noël. Après le repas nous sommes allés voir les étoiles et écouter le bruit de la mer pour une dernière fois puisque, le lendemain, nous partions.

Mardi 25 décembre. Jour de Noël, jour du départ. Nous avons fait nos valises et sommes allés porter les clés de la chambre à la réception de l’auberge. Nous avons ensuite été attendre dans un petit café la venue de la navette qui nous a conduit a l’aéroport d’où nous sommes partis à 16h40 pour retrouver Lyon, bien au frais et dans un brouillard pas possible.

A dogday afternoon

Franchement, la journée du 17 décembre dernier aurait été digne d’un film. Une vrai aventure où tout part en couille au début et où c’est de pire en pire jusqu’au climax qui, espérons-le, est maintenant derrière nous.

D’abord, il faut dire que j’ai eu pour ma part un petit avant-midi tranquille. Sa caillait ferme hier et il y avait même de la givre sur les voitures. J’ai profité de cette température glaciale pour aller m’enfermer dans le seul endroit de la ville qui n’est pas chauffé : la laverie automatique. J’avais un édredon à laver et j’ai dû passer une bonne heure et demie à grelotter et à faire de la buée en compagnie de gens tous aussi bizarres les uns que les autres (la laverie est toujours un endroit de rencontres particulier…). De retour chez moi, j’ai fait un peu de ménage en attendant l’arrivée de mon père prévue pour 15 h environ. Seulement voilà, j’ai reçu un appel de ma mère ;

Comme plusieurs d’entre vous le savent déjà, c’était la tempête du siècle dimanche dernier à Québec ce qui, conséquemment, a mis un bordel pas possible dans les transports aériens. Certain que son vol avait été reporté, mon père a appelé plusieurs fois la ligne d’Air Transat afin de confirmer l’horaire du vol qui demeurait le même malgré les rafales de vent et de neige à l’extérieur. Même en insistant, la messagerie vocale de la compagnie restait impassible et répétait que le décollage s’effectuerait bien à 17h55 comme prévu. Soit, puisque vol il y avait il fallait bien se rendre à l’aéroport.

Comme, je vous le répète, c’était dehors la tempête et que ma mère ne se sentait pas trop de conduire dans cette température mes parents ont demandé à notre voisin (et cousin) d’aller les porter. Au péril de leur vie, ils ont parcouru le trajet glacé et enneigé vers la gare aéroportuaire. Tout à coup, dans la voiture, la radio s’est arrêté puis les essuie-glaces puis les lumières et enfin le moteur : panne. Heureusement, ils arrivaient tout juste dans le stationnement de l’aéroport et mon père a donc pu se rendre à l’intérieur.

Dans la gare, il a eu la confirmation que le départ de son vol était bel et bien resté le même et que le décollage était toujours prévu pour 17h55. Or, chose étrange : c’était le seul vol de tout l’aéroport qui n’avait pas été reporté. Les passagers se sont enregistrés puis, quelques minutes avant le départ prévu, on a annoncé que le vol serait finalement remis au lendemain à 14h.

Mon père a dû prendre une chambre dans un hôtel à côté comme la plupart des autres passagers, à ses frais puisque la compagnie refuse de débourser le moindre denier pour les inconvénients inhérents à l’annulation du vol à la dernière minute. Ma mère, ma sœur et mon cousin ont été forcés de payer un taxi pour rentrer puisque la voiture avec laquelle ils étaient venus refusait toujours de démarrer. Apparemment, le chauffeur de ce taxi était un brin givré et, tout en conduisant à toute vitesse en pleine tempête, tentait de se convaincre en regardant mon cousin (donc en ne regardant pas la route) qu’ils s’étaient déjà vu quelque part.

De mon côté, lorsque j’ai su que le vol de mon père était reporté au lendemain je me suis rendu immédiatement au bureau de la SNCF (société des chemins de fer) pour tenter d’échanger le billet de train Paris-Lyon que nous avions déjà acheté et que mon père ne pourrait pas prendre à cause du retard de son vol. Je suis arrivé au bureau et j’ai expliqué la situation à une préposée qui m’a dit qu’il suffisait d’annuler le billet sur Internet et d’en acheter un autre après. Or, l’annulation devait impérativement être effectuée avant le départ prévu du train : il était 12h52 et le train partait à 12h54. J’expliquai calmement à la préposée que je n’avais pas le temps de retourner chez moi pour faire l’annulation et lui demandai si elle ne pouvait pas le faire à ma place, là-maintenant-tout-de-suite. Elle m’a confessé qu’elle ne savait pas comment aller sur Internet à partir de son poste de travail. Le temps qu’elle y arrive, il était 12h55…Heureusement, la préposée m’a dit qu’elle pourrait me rembourser le billet à la mitaine mais seulement deux jours plus tard et dans un autre bureau de la SNCF (pourquoi? mystère…).

J’ai transmis les informations à mon père qui se trouvait toujours dans une chambre d’hôtel à attendre son vol. Comme il n’arriverait plus que le lendemain matin j’ai décidé de m’attaquer à la résolution de mon tracas numéro 2 : mon problème d’ordi. Un ami m’avait conseillé d’aller le faire réparer chez un petit commerçant dans le quartier arabe de la ville. Je m’y suis donc rendu et j’ai exposé mon problème à une personne dont le regard était aussi brillant et éveillé que celui d’une carpe (voir photos). Après avoir testé quelques trucs le gars m’a dit que ça me coûterait 60 euros pour le faire réparer. « Plus le coût du nouveau disque dur? » l’interrogeais-je. « C’est pas le disque dur c’est le système d’exploitation… » rétorqua-t-il. Je le regardai avec des grands yeux de Bambi, ému aux larmes et ne cachant pas ma joie : « Ah oui? ». Pour ceux à qui ça ne dit rien j’explique : ça voulait dire que je pourrais réparer le problème moi-même, gratuitement, et qu’en plus je n’aurais rien perdu de mes données. Je repris donc mon ordi et m’en fus chez moi pour réparer Windows qui fonctionne maintenant à merveille (enfin, qui fonctionne comme un Windows Vista normal mettons...). Nul besoin de vous dire que dès que l’ordi a été remis sur pied j’ai immédiatement fait un backup de toutes mes données.

Le lendemain matin je me suis réveillé tôt afin d’attendre l’appel de mon père qui devait arriver dans la matinée. Le téléphone a sonné mais au lieu d’entendre la voix que j’attendais ce fut celle d’un étranger qui me disait que mon père m’attendait à la gare de la Part-Dieu. Je m’en fus donc illico en métro vers la gare de trains et y trouvai mon père qui s’apprêtait à me retéléphoner. En fait, il avait demandé à une personne au café où il attendait de lui prêter son téléphone portable pour qu’il puisse m’appeler et cette personne, en toute méfiance, a préféré faire elle-même l’appel. Mon père s’était mis à douter que j’avais bel et bien été contacté et venait de s’acheter une carte d’appel pour me rejoindre (ici, les téléphones publics ne fonctionnent plus avec des pièces, c’est donc minimum 5 euros pour faire un appel…).

Quoi qu’il en soit, la grande mésaventure s’est terminée au moment où nous avons posé les sacs de mon père dans l’appartement. Durant le reste de la journée nous avons fait un petit tour rapide de la ville et de ses attraits et nous avons écouté un film en soirée pour bien nous reposer avant notre départ, le lendemain, pour Barcelone.

jeudi 20 décembre 2007

Barcelona!

Juste un petit mot pour vous dire que nous sommes maintenant (moi et mon père) à Barcelone et qu'il fait environ 14 degrés. La ville est toujours aussi chouette et aussi animée qu'il y a quatre ans quand je suis venu pour la première fois. Je vous donne tous les détails au retour. En attendant, JOYEUX NOËL!!!!!!

dimanche 16 décembre 2007

Apocalypse now

Mes amis, l'heure est grave. Hier, à 13h43, à l'âge de trois mois, mon portable a rendu l'âme suite a ce qui semble être une défaillance du disque dur. Il laisse dans le deuil et la douleur son propriétaire, qui se voit aujourd'hui sombrer dans la déprime et la déchéance la plus abjecte. Sa dépouille sera menée chez le réparateur du coin lundi matin.

Il emporte dans sa bière virtuelle mon nouveau site web, pratiquement terminé et sur lequel je travaille depuis presque deux mois, des photos de voyage, mon carnet d'adresses, une poignée d'images uniques de mes tableaux ainsi qu'une bonne partie de ma bonne humeur.

Pour ceux qui voudraient me parler de garantie je vous arrête: le portable est effectivement encore sur la garantie mais seulement à Québec. J'ai refusé de prendre la garantie internationale (250$ de plus) en me disant que ça ne valait pas la peine pour quelques mois seulement. Résultat: il faudrait, pour profiter de la susdite garantie, que j'envoie l'ordi au Québec, que quelqu'un l'apporte au Future Shop afin qu'eux-mêmes le shipent aux Etats-Unis chez Toshiba qui prendront bien tout leur temps pour le réparer et qui le re-expédieront ensuite au Future-Shop après quoi on devra aller le chercher pour moi et me le renvoyer en France. J’aurai le temps d’oublier la couleur de mon portable avant qu’il ne me soit retourné.

Je vais donc allonger la monnaie et me payer un nouveau disque dur tout en me rappelant cette sage parole de Rousseau : «Peuples, sachez donc une fois que la Nature a voulu vous préserver de la Science, comme une père arrache une arme dangereuse des mains de son enfant. »

lundi 10 décembre 2007

Je suis encore là

Comme le temps passe vite… il y a déjà deux semaines et demi que je n’ai rien écrit sur le blog. Je ne reprendrai pas une à une les dernières journées que j’ai passé ici, ce serait long et ce serait inutilement pénible. Je vais plutôt opter pour du « free-style » : je vais vous donner les nouvelles comme elles me viennent et dans le désordre le plus complet.

J’ai été plusieurs fois chez Julien et son cousin Benjamin au cours des derniers jours pour prendre le thé, grignoter un morceau ou jouer une partie de fléchettes. Je suis d’ailleurs devenu un tireur chevronné en me remémorant les judicieux conseils du grand-père Mori dans les Trois Ninjas Contre-attaquent : « La cible doit devenir grosse comme une pastèque, souviens-toi… souviens-toi… ».

Également, j’ai été récemment avec ces même personnes voir un documentaire sur Bob Dylan tourné par Martin Scorsese lors de la tournée londonienne de Dylan en 1965 : Don’t look back. C’est un excellent documentaire qui m’a permis de mieux connaître Dylan dont, puisque je ne suis qu’un jouvenceau, je ne savais finalement que très peu de choses.

Dans un tout autre ordre d’idée, je célébrais il y a quelques jours l’achat de mon quatrième téléphone fixe (en plus du téléphone cellulaire). J’avais dans l’esprit cette fausse idée qu’il n’y a rien de très extraordinaire à posséder un téléphone qui fonctionne correctement et je me trompais. Le premier téléphone que j’ai eu a failli avoir ma peau, ou en tout cas il a eu mes nerfs : le téléphone passait lui-même du combiné au haut-parleur et me-te coupait la communication en plein milieu. J’ai manqué le foutre par la fenêtre une bonne centaine de fois mais je me suis retenu : la torture sera plus jouissive pour me venger de cette ignoble boîte boutonneuse. En guise de remplacement à cet appareil j’ai acheté un vieux téléphone à cadran en me disant que se serait sympa et que ces vieilles bêtes-là durent toute une vie de toute manière. Pas de bol, sa vie à lui était terminée et je suis resté avec sa carcasse grise et sans voix dans les mains. Qu’importe, dès le lendemain je suis allé l’échanger au magasin d’usagés où je l’avais acheté contre un téléphone pas beaucoup moins vieux mais avec plus de boutons. J’ai eu du mal à le croire mais celui-ci était tout aussi moribond que l’autre. Je me suis donc retapé pour une troisième fois en deux jours le chemin jusqu’au magasin pour me refaire rembourser le téléphone et pour en racheter un nouveau qui, jusqu’à maintenant (je touche du bois) semble fonctionner.

Samedi dernier c’était l’évènement de l’année à Lyon : La fête des lumières. On ne me parle que de cette fête depuis que je suis arrivé ici en me disant combien c’est beau, formidable et plaisant. Forcement, je me suis fait des attentes et fatalement j’ai été déçu. De toute manière il y a franchement de quoi l’être : je m’étais préparé à voir des explosions, des installations spectaculaires et des performances à couper le souffle alors qu’en fait, mis à part quelques petites idées originales ici et là, j’ai essentiellement vu des commerçants de fête foraine et des gens. Beaucoup de gens. Des quantités incroyables de gens partout. En fait, je ne crois pas avoir jamais vu une ville aussi remplie; le centre de la ville était comme une discothèque un samedi soir. Pas moyen de faire le moindre pas dans un sens ou dans l’autre au milieu de cette foule. Les rues étaient inondées par un flot continu, visqueux et alcoolisé de milliers et de millions de personnes avides de voir le moindre truc en lien avec la fête (je crois qu’on se sentait tous un peu poisson dans cette mer). Et les trucs en lien avec la fête étaient effectivement très moindres : j’ai vu des centaines de personnes, l’appareil photo à la main, attroupés autour d’un building sur lequel un spot lumineux projetait des couleurs. Bel exemple de la grégarité humaine. Bref, après avoir passé deux ou trois heures avec des copains dans le bain l’envie nous vint, très forte, de foutre le camp au plus sacrant et de s’arracher à ce pain qui devenait un peu trop cuit (le vin chaud coulait à flot).

Côté travail, tout va bien; je continue de recevoir sur une base assez régulière de nouvelles commandes, j’avance quelques projets et j’ai pu terminer plusieurs nouvelles toiles. Je tâcherai de vous montrer tout ça très bientôt.

Par ailleurs, je prépare ces jours-ci la visite de mon père en achetant quelques trucs que je n’avais pas en double et en planifiant un nouveau petit voyage. De fait, nous serons à Barcelone du 19 au 25 décembre et fêterons donc Noël sous les palmiers. J’ai bien hâte de retrouver l’architecture de Gaudi et de revivre l’ambiance festive au possible de cette ville. J’essayerai de prendre de nombreuses photos.

dimanche 18 novembre 2007

Grosse semaine

La dernière semaine a été plutôt riche en rencontres et en festoiement, au dépend de mon rythme de travail. De toute manière, après avoir passé plusieurs semaines comme un ascète dans mon appartement ça m’a fait du bien de sortir un peu et de pouvoir parler à des gens; Mes commandes n’en ont que peu souffert et c’est avec une énergie retrouvée que je m’attaque aujourd’hui à de nouvelles œuvres.

Mercredi, j’ai reçu un appel de Julien, une des personnes que j’avais rencontrées lors de la pendaison de crémaillère en ville, qui m’a invité à venir prendre le thé chez lui en fin d’après-midi. Après avoir fait un joli petit détour dans le métro parce qu’il y avait un accident sur une des lignes je me suis enfin rendu à son appartement. Nous avons discuté un peu, avons joué aux fléchettes et puis nous sommes partis retrouver le cousin de Julien qui était en ville avec sa copine pour le dîner. Pour nous rendre à l’endroit prévu nous avons pris les Vélo’v et j’ai enfin pu comprendre comment ça fonctionnait : ce sont des vélos spéciaux qui sont attachés à des bornes dispersées un peu partout dans la ville et qu’on peut prendre pendant une demi-heure tout à fait gratuitement (sous condition d’avoir une carte bleue à puce). C’est un concept excellent qu’on aurait très certainement avantage à installer au Québec.

Nous avons donc retrouvé le cousin de Julien et sa copine au Häagen-Dazs et puis nous sommes allés à L’Épicerie, un petit restaurant arabe très sympa situé dans le cartier de la Croix-Rousse. Malheureusement, il n’y avait rien sur le menu officiel de végétarien mais le proprio m’a fait une assiette de diverses salades et de légumes qui a été excellente. Nous avons mangé et puis, comme il n’y avait personne d’autre que nous dans le restaurant, le propriétaire est venu nous parler. Il nous a décrit en détail sa situation en tant qu’arabe Français et restaurateur et nous a expliqué son opinion sur la politique française et sur les croyances religieuses. Ça a été une discussion très intéressante et j’ai réalisé que c’était la première fois dans mes voyages que je discutais avec un arabe. Après quelques heures de conversation il se faisait tard et nous sommes rentrés sous la neige (de la pluie froide, mais si ça peut faire plaisir aux Français disons que c’est de la neige…).

Jeudi, j’ai fait de la peinture toute la journée et j’ai mis la touche finale à ma grande commande sur laquelle je travaille depuis déjà un mois (voir photos). En soirée, David, le québécois qui était resté à Lyon, est venu frapper à ma porte pour m’inviter à sortir avec ma voisine Gabriella, chez qui il était hébergé depuis notre dernière rencontre, et quelques autres personnes. Nous sommes allés au Perroquet bourré, où il n’y avait plus de place, puis au Barberousse. C’était une soirée sympathique qui s’est terminée assez tard (trop tard pour le métro, nous avons dû prendre un taxi pour le retour).

Vendredi, je me suis réveillé vers 12h30 et je me suis trainé jusqu’à ma table de travail pour faire un peu de peinture. J’ai travaillé toute la journée et vers la fin de la soirée Gabriella, ma voisine, est venue frapper à ma porte pour m’inviter à une petite fête donnée chez une autre des personnes qui demeure dans l’immeuble. Comme j’ai le bon voisinage à cœur j’ai accepté. J’ai parlé une bonne partie de la soirée avec Camille, le copain de Gabriella, qui a déménagé à Paris pour son boulot il y a deux semaines. Je suis rentré assez tôt chez moi mais ai pris rendez-vous avec Camille le lendemain chez un de ses amis.

Samedi, j’ai réglé quelques trucs le matin et j’ai fait un peu de peinture jusqu’à 15h environ. Je suis ensuite allé rejoindre Camille, comme c’était prévu, et nous sommes allés chez ses amis Cédric et Clotilde prendre un café et discuter un peu. Je ne suis parti de là que vers 18h et suis retourné chez moi pour dîner et continuer un peu mon travail.

Dimanche, je me suis encore une fois levé très tard et j’ai commencé à faire mes trucs tranquillement. Plus tard dans la journée, Camille et Gabriella sont montés du dessous avec leurs couleurs et leurs pinceaux pour venir continuer des peintures qu’ils avaient commencés. Nous n’avons pas eu le temps de faire grand chose car je devais rejoindre Annalisa, l’Italienne chez qui j’avais été le samedi d’avant pour sa pendaison de crémaillère, à 16h30 au Transbordeur pour le match d’impro Lyon-Québec. Camille et Gabriella avaient décidé de venir aussi alors nous nous sommes tous dirigés vers la salle de spectacle. Ceux qui me connaissent bien savent que j’ai un excellent sens de l’orientation mais je ne suis pas immunisé cependant contre l’imprécision de Google map. Selon ce dernier, la salle se trouvait à un certain bout d’une très longue rue alors qu’elle se trouvait en vérité à l’autre bout de cette très très longue rue. Nous avons donc dû marcher pendant 30 min et sommes arrivés à la salle à 17h00 (l’impro était aussi à 17h00). Il y avait dehors une très longue file et bien que je fusse heureux de constater l’engouement pour ce match d’impro j’étais cependant un peu inquiet car Camille et Gabriella n’avaient pas de billet. Comme ils laissaient entrer ceux qui avaient déjà leur billet je suis allé réserver tout de suite des places. J’étais de plus en plus inquiet car la salle, aussi grande soit-elle, était déjà presque remplie et mes amis étaient à la toute fin la queue d’attente. J’ai attendu puis les lumières se sont abaissées et je me suis dit que c’était foutu. Mais, miracle, je les ai vus monter l’estrade et ils sont venus s’asseoir dans les places que je leur avais réservées. En fait, un mec dans la file d’attente avait un billet en trop et ils ont réussi à tous passer en disant qu’ils étaient ensemble et qu’ils n’avaient pas tous leur billet.

Le spectacle a été excellent. C’était plutôt étrange de voir Réal Bossé et Luc Senay en vrai, ici à Lyon. Il y a eu de bons affrontements et la partie a été très serrée. Les Lyonnais ont gagnés par un point mais on a senti beaucoup plus de coopération que de compétition entre les équipes dans ce match. Je pensais bien voir ou entendre quelques Québécois dans l’assistance mais je n’en ai rencontré aucun (Je commence à croire sérieusement que je suis maintenant le seul Québécois dans cette ville), Le match s’est terminé sur une note une peu moins réjouissante : Luc Senay a fait un speech très émotif pour demander une minute de bruit (par opposition à une minute de silence, généralement réservée aux défunts) pour Yvon Leduc, le co-fondateur de la Ligue d’impro du Québec, qui se trouvait depuis la veille entre la vie et la mort suite à un A.C.V. survenu alors que l’équipe du Québec se dirigeait vers un de leurs matchs.

Après le spectacle nous sommes retournés à l’immeuble, nous avons rassemblé quelques plats et nous avons dîné ensemble. Un peu plus tard, Élodie, une autre de mes voisines, est venue nous rejoindre et nous avons discuté le reste de la soirée.

lundi 12 novembre 2007

Party time!

Après avoir passé plusieurs semaines à faire le moine et à ne parler à presque personne je me suis enfin décidé à sortir de chez moi et à affronter la lumière crue du jour. J’ai été me balader un peu et j’ai découvert de nouveaux secteurs de la ville que je ne connaissais pas. Puis, j’ai reçu l’invitation par courriel d’une Italienne venue depuis peu s’établir à Lyon pour son travail et avec laquelle j’avais sympathisé alors que je cherchais une possibilité de colocation (et que elle aussi). Elle a trouvé une colocation en plein cœur de la ville avec deux autres Français et c’était samedi la pendaison de la crémaillère. Chacun des colocs avait invité quelques personnes et la plupart des invités ne se connaissaient pas entre eux. Ça a été une soirée fort sympathique et j’ai pu faire la connaissance de plusieurs personnes avec qui je garderai possiblement contact.

Dimanche, pas trop dedans, j’ai commencé tranquillement à faire mes peintures et je me suis finalement arrêté le soir venu seulement. Je me suis reposé en me laissant aller au reliquat de mes basses pulsions juvéniles en me bidonnant bien devant American Pie qui passait à la télé.

Lundi matin, prenant mon courage et une immense liasse de papier à deux mains, j’ai décidé de me rendre à la CAF (Caisse d’Allocation Familiale) pour voir si j’étais éligible à l’allocation au logement. Éveillant le stratège en moi, j’ai décidé d’attaquer tôt pour éviter les files d’attente et profiter de l’effet de surprise sur les préposées. J’ai tiré le premier : « Suis-je éligible à l’allocation au logement madame? ». « Z’avez un visa de séjour? » de riposter ma rivale. « Oui, madame! », et tac! « Et bien je vous répondrai par la bouche de mon imprimante, monsieur! ». Sortant l’artillerie lourde, mon adversaire me mitrailla de dizaines de rafales de formulaires à remplir. Ma motivation est morte au champ d’honneur. Dérouté, affaibli et ayant subi de lourdes pertes, j’ai sonné la retraite. J’emportai avec moi les formulaires comme autant de blessures à soigner. Bien sûr, il me faudra du temps pour que les plaies béantes que sont les cases à remplir se referment toutes mais j’y arriverai et le jour où je serai enfin remis sur pied c’est avec ses propres armes que je viendrai à bout de mon ennemi.

Après mon court passage à la CAF, j’ai voulu aller à la FNAC pour acheter des billets pour un match d’impro Lyon-Québec qui est donné dimanche prochain (auquel participent Luc Senay et Réal Bossé) mais, comme c’était fermé, j’ai décidé d’aller attendre l’ouverture dans un petit café à côté. J’étais en train d’examiner avec dégoût les formulaires qu’on venait de me donner quand j’ai entendu un son familier : deux Québécois étaient assis au comptoir du café. Je suis allé leur parler et j’ai demandé ce qu’ils faisaient là, je leur ai expliqué ma situation et on a convenu de se donner rendez-vous le soir même pour aller prendre une bière quelque part. Après, sur le chemin du retour, je me suis arrêté au Troc de l’île pour me trouver quelques trucs pour l’appartement et j’ai vu un joli futon deux places que j’ai acheté. On m’a prêté un chariot et j’ai fait trois allers-retours jusqu’à mon appartement pour transporter le futon démonté et le matelas. Le monter jusqu’au quatrième étage tout seul ça a été moins facile mais j’ai fini quand même par réussir. Donc, avis aux intéressés : y a de la place pour coucher si vous venez me visiter!
Après, je suis allé faire une grosse brassée de lavage et j’en ai profité pour laver la pochette protectrice du matelas du futon. Je suis revenu chez moi, je me suis préparé à bouffer et j’ai travaillé sur mes trucs un peu. Étienne et David, les deux québécois, m’ont ensuite appelé et m’ont proposé de venir chez moi avec une bouteille de vin au lieu de sortir. J’ai accepté avec plaisir et ils sont arrivés un peu plus tard dans la soirée. Ça a été super agréable et ça m’a fait franchement du bien de pouvoir parler québécois pour de vra, sti! David, qui était sorti fumer, a ramené une des locataires de l’immeuble qu’il avait croisé et j’ai donc pu rencontrer ma voisine (!). Avant qu’ils partent, j’ai proposé à Étienne et David de rester chez moi durant leur passage à Lyon. Étienne devait partir le lendemain pour Paris mais David a semblé intéressé, on en discutera…

Par ailleurs, j’ai appris dernièrement que mon père viendra me rejoindre pour passer les fêtes avec moi. Je commence à planifier un peu son séjour ici et peut-être un éventuel voyage quelque part en Europe.

jeudi 8 novembre 2007

Résumé des derniers jours

Je n’ai pas été très disert sur le blog ces derniers jours; c’est que la vie ici suit son cours normal et que je ne veux pas vous embêter et vous rabâchant toujours les mêmes choses. En gros, je me suis plutôt concentré sur le travail depuis mon retour de Suisse et je ne suis sorti de chez moi presque uniquement que pour ma balade nocturne quotidienne en ville. Je donne un bon coup dans les commandes car il y a certains échéanciers que je dois respecter et car j’ai plusieurs projets qui me trottent dans la tête.

Par ailleurs, je suis récemment allé visiter une amie de Québec, Claire Sénéclause (que certains connaissent), qui loge chez sa mère durant son passage en France après son voyage aux Indes. Elle m’a apporté des pantoufles en phentex que ma mère m’avait envoyé et qui font le bonheur depuis ce jour des deux glaçons que j’ai au bout des pattes. Aussi, j’ai eu la visite aujourd’hui de la femme de mon propriétaire, venue avec sa sœur, qui m’a passé commande d’une œuvre.

Pour ceux que ça peut intéresser, je mets en ligne la recette de flammekueche (voir article précédant) que j’utilise depuis plusieurs jours et qui ne me déçoit pas du tout :

- Une pâte brisée (format grande pizza, dsl pour l’imprécision)
- 100-150 ml de crème fraîche
- Deux oignons
- Un poivron
- Quelques champignons de Paris
- Des olives
- De l’huile d’olive
- Du sel et du poivre

Étendre la pâte sur une plaque, y mettre la crème fraîche (comme si vous mettiez de la sauce tomate sur une pizza). Couvrir d’oignons, de poivrons et de champignons coupés en morceaux. Mettre les olives et badigeonner le tout d’un peu d’huile d’olive. Mettre un peu de sel et un peu de poivre. Faire chauffer la flammekueche à haute température (environ 350 degrés) dans le four une dizaine de minutes (jusqu’à ce que la pâte soit croutée. Savourer idéalement avec une musique d’accordéon et un bock de bière.

jeudi 25 octobre 2007

De retour de Suisse!

Et ben voilà, je suis revenu de Suisse! Je vous donne, comme promis, tous les détails de mon voyage.

Lundi, 22 octobre : Comme je l’ai déjà dit, je me suis levé à 5h du mat pour attraper un train qui devait partir à 7h12, qui a été annulé à cause d’une rupture du caténaire sur la rame reliant Lyon à Genève, qui été remplacé par un autre train qui devait partir à 7h38 qui a eu 30 min de retard et qui a été contourné (mais alors là royalement) à cause de la susdite rupture de caténaire, qui a passé par les pires bleds perdus, qui a eu des pépins mécaniques et qui a été forcé de faire des arrêts de service, qui finalement n’allait pas jusqu’à Genève mais s’arrêtait à Bellegarde d’où il fallait transiter dans un autre train qu’il fallait attendre et dans lequel il n’y avait plus de place et qui nous a finalement mené à Genève… à 12h30. Je devais arriver normalement à 8h54 et ai donc eu 3h30 de retard sur l’horaire.

Après avoir passé les douanes et m’être perdu quelques minutes j’ai fini par trouver le chemin de l’auberge de jeunesse et m’y suis rendu. Le City Hostel est une auberge qui, bien que pas très typique, est très propre, bien organisée et bien située. Après avoir déposé mes trucs dans la chambre, je suis allé me balader de suite dans les rues de Genève. Dès cette première excursion, j’ai été complètement charmé par la ville : Il y a un je-ne-sais-quoi de chaleureux et de gai ici qui confirme l’idée que je me faisais de la Suisse bavaroise, montagnarde et bonne vivante. Les gens y sont généralement souriants, de bonne humeur et fort sympathiques. J’ai aussi beaucoup apprécié à mon arrivée, bien que cela puisse paraître étrange, la température quasi hivernale qu’il y faisait. Je pense que l’automne comme je le connais me manquait et que j’ai retrouvé là l’air frais et maritime qui me plaît tant en cette saison.

Après une petite balade sur les quais de la ville j’ai cherché un endroit où me restaurer. J’ai hésité longtemps entre différents casse-croûtes et suis finalement entré à la brasserie-restaurant Les Brasseurs. Je prends maintenant un petit instant pour vous décrire ce repas car il a sans doute été le point le plus fort de mon voyage : J’étais complètement gelé à cause de la température, affamé car je n’avais pas pris le temps de manger quoi que ce soit le matin (en me disant que le voyage en train serait de courte durée), parfaitement enchanté de la ville dans laquelle je me trouvais et tout à fait séduit par les boiseries anciennes et le charme de la brasserie où je venais de m’asseoir. J’ai commandé une flammekueche, une sorte de pizza avec de la crème, des légumes et des olives et une bière aux cerises. Depuis déjà plusieurs semaines je ne mange chez moi que des pâtes trop cuites et des plats qui manquent souvent de goût ; je jouissais maintenant d’un repas qui m’a semblé être le meilleur du monde, dans l’endroit le plus agréable du monde.

Ensuite, après avoir marché pendant quelques heures, je me suis dirigé vers l’hostel pour attraper un pull, car il faisait définitivement frette, et pour me faire vite fait des pâtes au fromage dans la cuisine de l’auberge. J’ai alors rencontré Florian, un Allemand venu suivre un séminaire sur le réchauffement climatique avec qui je partageais ma chambre. Je lui ai offert de partager mon repas et il a accepté puisque le repas était végétarien, tout comme lui. Nous avons bavardé un peu (en anglais évidemment) et avons été en ville pour tâter du houblon local.

Mardi, 23 octobre : J’avais décidé de consacrer cette journée au plus célèbre des Genevois. Ainsi, après avoir fait un tour rapide sur l’île Rousseau, je me suis rendu assez tôt le matin à l’espace du même nom, le musée officiel situé dans la maison natale du philosophe, mais me suis cogné le nez à une porte clause, étant trop matinal. J’ai été attendre l’ouverture du musée dans un petit café pas très loin et ai mangé un croissant aux noisettes et chocolat suisse. J’ai été franchement bien déçu du musée… Il s’agit de deux pièces tout à fait normales et sans intérêt dans lesquelles ont a installé trois ou quatre panneaux avec des images et des imprimés. La visite se fait avec un audio-guide et dure 25 minutes au bout desquelles on reste avec l’impression d’avoir lu la quatrième de couverture des Confessions de Rousseau… Bref, la ville qui a fermé ses portes devant le petit Jean-Jacques ne les a pas encore parfaitement ré-ouvertes.

Par après, j’ai décidé d’aller à l’autre bout de la ville complètement pour me balader dans le jardin botanique. Sur le chemin, j’ai acheté dans un petit kiosque des marrons grillés et j’ai bien aimé l’expérience. On peut voir dans le jardin quelques animaux, des plantes rares, des serres, etc. Déception cependant : j’ai entrevu dans les arbres du jardin un suisse suisse mais je n’ai pas été assez rapide pour le prendre en photo… J’ai marché jusque dans un secteur du jardin où se trouvaient quelques musées dont celui des Suisses à l’étranger, situé dans une demeure magnifique et que j’ai visité. Ensuite, comme je me trouvais dans le secteur, j’ai décidé d’aller voir l’ONU. Coup de bol, une visite en français démarrait dans les quinze minutes. J’ai passé au détecteur de métal, j’ai montré mon passeport et on m’a fait une carte d’identité spéciale pour la visite. Je me suis alors vite souvenu pourquoi je déteste les visites guidées : il y avait dans le groupe quatre ou cinq piplettes qui semblaient rivaliser pour trouver LA question la plus hors de propos et insignifiante à poser à l’hôtesse. Cette dernière semblait d’ailleurs exaspérée et est passée à deux cheveux de remettre une de ces personnes à la sécurité lorsqu’elle s’est éloignée du groupe.

Je suis ensuite retourné à l’hostel pour déposer quelques trucs et suis reparti vers la ville pour le dîner. J’ai trouvé un petit resto sympa où on se spécialisait dans les pâtes et ai commandé un spaghetti aux chanterelles avec un petit verre de rouge. De retour à l’auberge, j’ai rencontré un chinois qui venait d’arriver dans la chambre et qui réalise des courts-métrages et des documentaires. Je lui ai parlé un peu mais il est parti très tôt le lendemain et je ne l’ai plus revu. Par après, j’ai été prendre un verre dans une brasserie artisanale en ville.

Mercredi, 24 octobre : Je me suis levé avec un petit fond de mal de gorge qui s’est plus ou moins estompé dans la journée. J’ai d’abord été prendre un petit café dans un resto en ville avant de me rendre au Muséum d’histoire naturelle. Je dois dire que mon affection pour les muséums n’est pas étrangère au petit bonhomme que j’étais qui trippait sur les dinosaures et sur Jurassic Park. Quoi qu’il en soit, j’aime bien me balader dans ce type de musée. Comme je l’ai déjà dit, il y avait là le squelette de Lucy, le spécimen le plus complet d’hominidé jamais découvert, moins complet cependant que ce que j’avais imaginé (voir photos). D’ailleurs, si la plupart des morceaux de Lucy manquent ce n’est rien comparé aux pièces du musée des Beaux-Arts que j’ai visité par après : l’étage des Beaux-Arts était carrément fermé pour rénovations, les autres pièces étaient des expos temporaires et payantes. Je n’ai pu voir que la petite salle de la préhistoire.

J’ai ensuite été déjeuner dans une crêperie bretonne et j’y ai pris une crêpe aux champignons avec une bière noire de Bretagne. Par après, je me suis baladé dans la ville et suis entré dans la maison Tavel, un musée consacré à l’histoire de la vie quotidienne genevoise. Puis, j’ai été me chercher un petit dessert dans une chocolaterie (voir photos) et ai marché jusqu’à la brasserie Les Brasseurs, dont j’ai déjà parlé, pour y prendre un bock de bière ambrée. J’ai commencé un dessin dans mon cahier pendant que je buvais ma bière et, voyant que ça semblait plaire aux serveuses et au patron du bar, j’ai décidé de leur laisser en partant.

Je suis ensuite allé en ville pour me trouver un restaurant où manger une fondue suisse, comme j’avais prévu de le faire le jour de mon anniversaire. Malheureusement, qui choisit prend pire, je suis entré dans un restaurant qui me semblait bien au départ mais qui s’est avéré, à mesure que les clients le remplissaient, fort peu à mon goût et beaucoup trop chic pour moi. La nourriture était excellente mais je n’en ai pas profité du tout : j’avais hâte de partir et je me sentais très inconfortable entouré d’une foule de vieux bourgeois en habits et en robes. Il y avait sur les murs des photos de Bill et Hilary Clinton mangeant dans le restaurant ainsi que diverses autres personnalités connues. Bref, j’ai engouffré aussi vite que j’ai pu ma soupe, ma fondu et mon verre de vin et me suis éclipsé du restaurant pour aller me réfugier dans un pub irlandais où j’étais plus à mon aise, avec une bonne pint de Guinness. Je suis ensuite allé me coucher et ai eu un peu de mal à dormir à cause de mon mal de gorge qui reprenait de plus bel.

Jeudi, 25 octobre : Ce matin, après avoir fait le check-out et laissé mes bagages dans un casier à l’auberge, je suis allé visiter le quartier des grottes situé juste derrière la gare où se trouve une série de bâtiments appelés Les Schtroumpfs à cause de leurs formes arrondies et de leur allure de champignon. J’ai ensuite été prendre un café en ville et me suis promené une bonne partie de l’avant-midi dans les rues excentrées. J’ai même tellement marché que je suis sorti de Genève et ai mis une bonne demi-heure à retrouver mon chemin. Arrivé au lac de Genève, j’ai vu que la fontaine était enfin activée et je suis allé la voir de plus près.

Par après, je suis allé déjeuner chez Les Brasseurs et j’ai pris cette fois une rösti aux légumes, une sorte de galette aux patates avec des légumes sautés. J’ai été prendre mon dessert dans une glacerie un peu plus loin. J’ai commencé alors à trouver que je tournais un peu en rond et j’étais bien embêté de me trouver une occupation jusqu’à l’heure de mon départ en train, prévu à 18h. J’avais visité tous les musées que je voulais voir, j’étais plutôt crevé d’avoir marché presque huit heures par jour depuis mon arrivée et j’étais affaibli par mon fond de grippe, toujours présent. J’ai décidé d’aller voir à la gare si c’était possible de devancer mon train et la personne à l’accueil m’a assuré que je pouvais prendre n’importe quel train se dirigeant vers Lyon avec mon billet, peu importe l’heure. J’ai donc été faire un saut à l’épicerie pour m’acheter un kilo de chocolat et un kilo de fromage à fondu (des petits souvenirs incontournables, héhé) puis j’ai été cherché mes bagages à l’auberge et suis retourné à la gare d’où un train partait pour Lyon dix minutes plus tard, soit à 14h52. Cette fois, et heureusement, pas d’embrouille avec le train. Je suis arrivé à Lyon vers 16h40 et me suis dirigé illico vers mon appart où j’ai retrouvé mon petit chez moi douillet et mes petites affaires.

Ce soir je prend ça plutôt relaxe : je me suis ouvert une petite bouteille de vin et je prends le temps d’écrire ce message avant d’aller dormir un bon coup.

lundi 22 octobre 2007

Arrive a Geneve

(Les accents viendront plus tard...) Je ne vous ecris qu'un tout petit message pour vous dire que je suis bel et bien arrive a Geneve. Je me suis leve ce matin a 5h pour etre bien certain de faire tous les preparatifs et pour arriver a l'heure pour prendre mon train, dont le depart etait initialement prevu a 7h12 et l'arrivee initialement a 8h54, et je dis bien initialement. Vous vous rappelez de ma premiere experience avec la SNCF (1 heure de retard), et bien elle vient de battre son record: sur un trajet qui devait initialement durer 1h40 j'ai eu 3h30 de retard! Je suis arrive a 12h30 au lieu de 8h54 car un catenere machin avait rompu sur la rame machin et blablabla nous sommes desoles pour les inconvenients etc. Je suis donc arrive furax a Geneve. Mais, toute ma mauvaise humeur (et Dieu sais que je l'etais) et ma soif de vengeance n'ont pas resistes a cette ville: wow, wow et re-wow! Je ne vous en dis pas plus pour l'instant mais je vous laisse sur cette image de moi soutillant et chantant comme un schtroumpf a travers les rues de la ville.

dimanche 21 octobre 2007

Parti pour Genève

Désolé de ne pas avoir donné de nouvelles avant mais la routine commence à bien s’installer et je n’ai pas fait grand-chose de très hors du commun ces derniers jours. En gros, j’ai fait beaucoup de peinture, j’ai été me balader quelques fois en ville et je me suis reposé. Voilà.

En revanche, je suis à la veille de mon départ pour Genève et je compte bien profiter pleinement de la ville. Déjà, en fouillant un peu sur internet j’ai vu qu’il y avait quantité de musées apparemment fort intéressants. Entre autres, le musée Jean-Jacques Rousseau, situé dans la maison natale du célèbre philosophe, le Muséum d’Histoire Naturelle, où se trouve parait-il Lucy le plus vieil être humain trouvé à ce jour, le Musée des Beaux-arts, l’ONU, etc. Je compte par ailleurs m’offrir un copieux repas d’anniversaire qui sera, soyez-en sûr, très fromagé (les fondues et les raclettes sont, selon certaines sources, végétariennes la plupart du temps en Suisse).

Je ne trimbalerai pas mon portable avec moi et ne ferai que des efforts mollassons pour trouver un café internet (autant dire les choses franchement). Conséquemment, je ne vous raconterai mon petit voyage en pays Helvète qu’à mon retour, le 25 octobre. Je vous souhaite une bonne semaine et, si ça peut faire plaisir à certains, sachez qu’il fait un froid de canard ici depuis quelques jours.

lundi 15 octobre 2007

Nouveau numéro de téléphone

Depuis avant-hier j’ai réussi, en plus de ma connexion internet, à programmer et à rendre fonctionnels la télé et le téléphone. Vous pouvez désormais me joindre au 09 50 15 67 28 (du Québec 011 33 9 50 15 67 28). Cependant, si vous avez à le faire et que ce n’est pas trop pressant envoyez-moi un mail pour que je vous appelle; ça ne me coûte pas un seul centime de plus d’appeler au Québec.

Pour ce qui est de la télé elle fonctionne mais, malgré le demi-millier de canaux disponibles, j’ai un peu de mal jusqu’à maintenant à trouver des trucs intéressants. J’imagine que c’est une question d’adaptation. Je peux par contre me rabattre sur ce que je connais déjà : j’écoute parfois les épisodes d’Un gars une fille version française (avec Jean Dujardin) et je subis l’horrible voix française d’attardé d’Homer dans les Simpson.

Par ailleurs, j’ai terminé avant-hier une commande et je me suis mis présentement au boulot pour entreprendre une nouvelle toile de 1,30 m par 1 m, aussi une commande, qui devrait m’occuper pendant un moment.

Aussi, j’ai été m’acheter un nouveau rideau de douche hier chez ADS (équivalent à un petit Réno-Dépôt). Enfin, je ne serai plus obligé me re-laver si je touche au rideau en sortant de la douche. Fait amusant, lorsque je suis allé chez ADS j’ai également demandé un gallon à mesurer et on ne m’a dit qu’ils n’en avaient pas. J’ai trouvé ça bizarre et j’ai demandé s’ils avaient des règles métalliques; on m’a conduit dans une allée où il avait une section remplie de gallons à mesurer de toutes les tailles et de toutes les sortes. J’avais oublié que « gallon » ne signifiais plus rien depuis le 18ième siècle ici…

D’autre part, comme c’est mon anniversaire la semaine prochaine, j’ai décidé de planifier une première petite excursion. J’ai comparé rapidement les prix et j’ai décidé de faire un saut en Suisse pour quelques jours. J’ai donc réservé mes billets de train et partirai du 22 au 25 octobre à Genève (je m’en sors pour 20 euros aller-retour). Je vous en redonne des nouvelles.

samedi 13 octobre 2007

Un mois déjà

Alors, mes petits amis : Hier matin, je me suis rendu chez Henri et Bénédicte pour voir mes messages et pour constater que la compagnie internet Free venait de m’envoyer un courriel m’annonçant l’arrivée imminente (dans la journée) de ma Freebox (kit de connexion internet) par UPS. Or, je n’étais pas chez moi, comme je viens de le dire, et ai donc dû mettre un terme rapidement à mes activités internautiques (?) pour me rendre au plus sacrant à l’appartement afin de ne pas rater le livreur. Cependant, comme j’avais invité Henri et Bénédicte à venir souper chez moi le soir, j’avais plusieurs courses à faire pour la préparation du repas et j’ai donc dû demander au propriétaire du Kebab juste à côté de l’immeuble de prendre la livraison si elle arrivait en mon absence. De toute manière, j’ai eu le temps de faire toutes mes petites emplettes avant que le livreur n’arrive. J’ai eu ma commande un peu plus tard, au courant de l’après-midi. Excité comme un gamin, je me suis mis à déballer soigneusement le routeur et à éventrer les emballages en faisant se rependre des liasses de fils et de câbles un peu partout dans la pièce. Je branche et… oui, vous vous en doutez : ÇA NE FONCTIONNE PAS! Je retiens une larme, je range (crisse) tout ça dans un coin de la chambre, puis je me mets à mes casseroles car l’heure avance et j’ai des invités ce soir.

Au menu pour le repas : gratiné de pommes de terre, croquettes de riz et gâteau au chocolat. J’ai commencé par préparer le gâteau, puis les croquettes, et au moment où je m’apprêtais à commencer le gratiné le téléphone sonne : Henri et Bénédicte ne pourront pas venir ce soir car Bénédicte est au lit, mal en point. Heureusement, ce que j’avais préparé jusque là se conserve assez bien et j’ai donc tout simplement mis mes plats au frigo et me suis préparé un petit repas plus simple. En soirée, j’ai décidé d’aller me balader dans le centre ville et je suis arrêté dans un bar qui fabrique sa propre bière. La rousse que j’ai prise était excellente, je compte y retourner pour gouter aux autres.

Ce matin, je me suis levé aux toutes petites heures pour me rendre dans un vide-grenier avenue de Saxe. Mes expériences antérieures m’ont appris qu’il faut arriver tôt ici pour avoir du choix et comme je m’étais mis dans l’idée de me trouver une petite télé et que la denrée est plutôt rare et très en demande j’ai préféré me pointer dès l’ouverture du marché. C’était particulier de voir des dizaines de personnes avec leurs lampes de poche (il ne faisait pas jour encore) examiner les tables débordantes d’objets de toutes sortes.

Après quelques minutes de marche, j’ai trouvé une télé pas trop mal et j’ai négocié un prix convenable. J’ai demandé aux gens qu’ils me la réserve le temps d’aller chercher l’argent au guichet et à mon retour, vingt minutes plus tard, ils m’ont dit avoir eut des dizaines d’offres. Ils me l’avaient tout de même gardée de côté. J’ai payé et me suis baladé un peu dans le vide-grenier. J’ai trouvé des enceintes d’ordinateur, un téléphone, des fourchettes (j’en manquais), des bouquins, des verres, etc. Lorsque j’ai voulu récupérer ma télé pour aller chez moi j’ai eu une mauvaise surprise : elle pèse une tonne métrique. J’avais comme projet de l’apporter dans le métro mais comme j’étais convaincu qu’il me serait impossible de me rendre seulement jusqu’à la bouche avec ce cailloux dans les bras j’ai dû trouver une autre solution. J’ai appelé tous ceux que je connais ici (les deux personnes que je connais ici) et suis tombé coup sur coup sur des répondeurs. J’allais me résoudre à entreprendre de me faire Atlas et de porter ce menhir jusque chez moi (à plus d’une heure de marche) mais le vendeur m’a gentiment proposé de venir me la porter près de chez moi à la fin de la journée. Je suis donc parti avec un poids de moins (c’est le cas de le dire) sur les épaules.

Une fois à l’appartement j’ai eu un appel; Bénédicte et Henri proposaient que nous remettions le souper raté d’hier à ce midi. J’ai accepté et me suis mis à la popote afin de faire le gratiné que je n’avais pas commencé la veille. Ils ont apporté une très bonne bouteille de vin et nous avons eu plusieurs raisons de célébrer : c’était aujourd’hui même l’anniversaire d’Henri (!), la crémaillère n’avait pas été encore pendue dans mon nouveau logement, il y a un mois jour pour jour que j’ai débuté mon voyage et j’avais à leur remettre un petit présent pour les remercier de leur soutient et de leur accueil. Ce fut fort agréable et ils ont été bien contents de la petite toile que je leur ai fait (voir photos).

Après le repas, j’ai décidé de réessayer mon routeur et, par je ne sais trop quelle action divine, il s’est mis à fonctionner! J’ai ensuite dû aller au rendez-vous que m’avait donné le vendeur pour récupérer ma télé. Après maints efforts, j’ai enfin réussi à trainer cette masse tout le long de ma rue puis à la hisser jusqu’au quatrième étage.
Ainsi, un mois après mon départ pour la France, je suis maintenant logé, installé, équipé et branché (internet, télé, téléphone). Je vais essayer de sortir quand même une petite fois de temps en temps mais je ne vous promets rien… ;-)

mercredi 10 octobre 2007

Où est le lapin Energizer quand on en a besoin?

Je suis dans un pub et ma batterie est presque épuisée alors je vais être bref. Hier, après avoir fait un peu de peinture, je me suis rendu chez Henri et Bénédicte pour voir mes messages. J’ai ensuite été faire quelques courses au Carrefour du coin et je me suis préparé un plat franchement pas mal grâce à mon nouveau four. J’ai pris ça flan mou pour le reste de la soirée et je me suis couché assez tôt.

Aujourd’hui j’ai dû rester chez moi toute la journée : mon proprio m’avait dit qu’il passerait pour que je lui paie le loyer. J’ai donc fait un brin de ménage et je me suis mis à l’ordinateur pour le reste de la journée. J’ai fais quelques mises à jour sur mon site web qui en avait bien besoin. Je vous suggère d’aller voir entre autres la commande que j’ai réalisé cet été : Un repas festif. L’adresse, pour ceux qui ne la connaissent pas : http://felixgirard.turbopix.net/ .

mardi 9 octobre 2007

Les moteurs s'échauffent

Depuis avant-hier j’ai passé plus d’une vingtaine d’heures assit à ma table à faire de la peinture; Comme je suis maintenant bien installé et que je n’ai plus à passer le plus clair de mon temps à faire des démarches pour ceci et cela je peux enfin me mettre à l’œuvre et retrouver un rythme de production acceptable.

Hier, j’ai dû aller à la banque afin de demander pourquoi je n’ai toujours pas reçu ma carte bleue et mon chéquier (je l’aurais bien fait par téléphone mais après avoir passé vingt minutes à entendre « Banque Populaire bonjour, merci de conserver la ligne, un préposé vous répondra sous peu », un gars s’écœure). Je me suis donc rendu à la banque, situé à une bonne demi-heure de marche, et ai posé la question. On m’a dit qu’ils attendaient d’avoir une copie de mon bail pour envoyer tout ça à mon adresse. Me forceraient-ils à faire l’aller-retour jusque chez moi? « Qui s’est brûlé la langue n’oublie pas de souffler sur sa soupe » ; Oui, je ne sors plus maintenant sans avoir avec moi moult paperasse et j’ai donc sorti le bail de mon sac tel Arthur fit jaillir Excalibur du roc, faisant ainsi tressaillir hostiles et rivaux (en l’occurrence le préposé de la banque). J’ai par ailleurs profité de l’occasion pour retirer l’argent pour payer le loyer du mois d’octobre.

Ceci fait, je me suis rendu chez moi et, fatigué de coller au plancher, j’ai entrepris de faire un brin de ménage dans l’appartement. Ensuite, j’ai fait un petit saut en ville pour aller acheter une grande toile qui servira pour une de mes commandes. J’ai passé le reste de la journée sur mes tableaux.

Tard en soirée, vers 23h, j’ai décidé de lâcher un peu mes pinceaux et d’aller prendre le frais. J’ai marché pendant plus de deux heures et me suis rendu à pied dans le centre ville. Lyon est une très belle ville le jour, je l’ai déjà dit, mais c’est la nuit qu’elle est au zénith de son charme et de sa beauté; Marcher dans les rues désertées de la ville relève du magique. La façon dont la ville est illuminée de toutes parts lui confère un caractère quasi féerique. J’essaierai de prendre quelques photos un de ces quatre pour vous montrer.

dimanche 7 octobre 2007

La folie consommatrice sévit toujours

Je me suis levé au aurores hier matin pour me rendre au vide-grenier Chevreul, un méga marché aux puces tenu annuellement et regroupant pas loin de 400 exposants. Je m’y suis baladé pendant trois heures et demi et je ne suis pas repassé deux fois au même endroit. Je dois ici confesser que je deviens complètement fou quand je vois des vieilleries pas chères, surtout des vieilleries européennes pas chères (qui, comme chacun le sait, sont généralement de plus grande qualité et beaucoup plus rares que les vieilleries pas chères américaines). Ainsi, je me suis pratiquement arrêté devant chaque petit bout de métal, chaque bibelot. Une bataille incessante se tenait en mon for intérieur entre ma raison et mon envie de tout acheter. Il y avait tant de tables et tant d’objets que je me suis vite trouvé complètement étourdit.

Finalement, j’ai cédé pour un cogne-porte, un chandelier, une planche à découper et un presse-ail. Aussi, je me suis trouvé un petit four payé huit euros qui s’avère, jusqu’à maintenant, fonctionnel. C’est une heureuse nouvelle qui me permet de doubler l’étendue de mon alimentation (en plus de manger des pâtes, je peux maintenant manger des pizzas).

En soirée et ce matin j’ai travaillé sur mes commandes. Je suis présentement chez Bénédicte et Henri et j'en profite pour faire une petite brassée.

vendredi 5 octobre 2007

Vive IKEA

Hier, après avoir fait une peu de peinture dans la matinée, je me suis rendu chez Bénédicte et Henri car Bénédicte m’avais proposée de m’emmener au IKEA de Lyon, excentré, pour que je puisse acheter quelques menus éléments afin de rendre mon appartement plus agréable et fonctionnel. Je n’ai été que rarement dans ma vie au fameux magasin suédois et, en tout cas, jamais avec l’intention ou le besoin de m’y procurer quoi que ce soit. Cette fois, j’ai été parfaitement possédé par le Dieu consommation. Je butinais d’ilot en ilot, de section en section en m’émerveillant toujours davantage à la manière d’un TinkyWinky évaporé des prix ô combien bas et de la quantité d’objets que je voyais. Vous comprendrez donc que je ne suis pas sorti de ma balade indemne : en quittant le IKEA j’avais sur mon chariot une étagère, un sac à linge sale, un kit de trois chaudrons, un paquet de six verres, deux tasses à café, un tapis de bain, une lampe de bureau, un chevalet, un paquet de plats en plastique, un couteau, des torchons, un porte-ustensiles et 75 euros de moins dans mes poches… J’étais sensé aller acheter un futon dans un dépôt-vente après mais j’ai laissé tombé, il n’y avait plus de place dans la voiture.

En soirée, je me suis fait un repas pas si mal et j’ai peint. J’ai d’ailleurs débouché ma bouteille : c’est un vin que je qualifierais de… disons rond, coloré, fruité et tout en équilibre (c’est pas parce que c’est écrit sur l’étiquette que je ne le pense pas…). Bref, c’est un vin pas pire pantoute pour 3 euros.

Aujourd’hui, j’ai pris l’annuaire, je me suis fait une liste de tous les marchands d’articles d’art et je suis allé comparer les prix. Franchement, il y a de quoi être déçu. Je croyais que nous payions à outrance à Québec à cause du quasi-monopole d’Omer DeSerres et que je trouverais facilement ici des articles beaucoup moins onéreux mais ce n’est pas du tout le cas. L’endroit qui m’a semblé avoir le plus de choix et les prix les moins élevés vendait tout de même la plupart des articles que j’utilise habituellement au double du prix au Québec. D’ailleurs, chose amusante, ce magasin est nouvellement associé avec Omer DeSerres et j’ai donc pu retrouver certains produits de leur marque maison ici.

Par ailleurs, bonne nouvelle : je devrais avoir ma connexion internet d’ici 3 semaines. J’ai enfin retrouvé le numéro de la ligne téléphonique de l’ancien occupant ce qui m’a permis de faire une demande de connexion à Free, une des compagnies internet principales en France. Le forfait qu’ils proposent est assez avantageux : internet wifi haut-débit, télé numérique et téléphone illimité et gratuit vers le Canada pour 30 euros par mois, sans aucun frais d’installation. Par contre, ils n’ont aucun point de service et tout doit se faire par internet (oui, il faut avoir internet pour avoir internet ici…) ce qui explique le délai relativement long pour le branchement…
Présentement je suis dans un petit bar où il y a une connexion wifi gratuite. Je n’arrivais pas à me connecter alors j’ai dû demandé au type à côté de moi : il m’a connecté et m’a donné en prime vingt minutes de bons conseils sur le meilleur moyen de télécharger des mangas animés sur le net (sigh). À la prochaine!

mercredi 3 octobre 2007

Une petite journée

Aujourd’hui fut une petite journée bien tranquille. Je me suis levé un peu marabout et me suis adonné à quelques exercices de prose dans la langue d’Elvis Gratton sur la thématique « il est 7h30 du matin et on fait des travaux juste sous ma fenêtre ». Je me suis ensuite mis à la peinture pour le reste de la journée et j’ai terminé une première toile que je devrais normalement mettre sur le site sous peu. J’ai par ailleurs été faire quelques courses durant l’après-midi et j’ai acheté une première bouteille de vin. Je vous en donne des nouvelles dès que j’y aurai goûté. Ce soir je suis chez Bénédicte et Henri, je suis passé prendre une tasse de thé et un morceau de gâteau.

mardi 2 octobre 2007

La vie à deux

Je me suis levé plein de bonnes intentions hier mais je me suis vite trouvé déconfit. Je voulais aller au centre allocations familiales pour voir si j’étais éligible à une allocation au logement mais je ne trouvais pas l’adresse. Puis, j’ai voulu faire les démarches pour me connecter à internet : ça m’a bien coûté 6 euros (1,50 l’appel au centre de service de Free, une compagnie internet, puis 0,40 la minute pendant une dizaine de minutes d’attente) pour me faire dire que ça m’en coûterais vingt autres si je voulais me connecter puisque le système ne trouvais pas l’ancien numéro de téléphone de mon appartement. Raplapla, j’ai décidé de me rabattre sur mes pinceaux et de reprendre toutes ces démarches, si agréables soient-elles, une journée où mon horoscope me prédirait des relations plus heureuses avec la fonction publique.

Quand même, malgré l’alignement inquiétant des planètes, je suis sorti de chez moi en après-midi pour me rendre dans un dépôt-vente situé dans le huitième arrondissement. Une belle surprise m’attendait. Tel Moïse pourfendant les eaux sombres de la mer morte pour tracer un chemin vers la terre promise ou la main de Dieu illuminant les ténèbres, elle était là, porteuse d’espoir et de félicité : ma cafetière. En l’apercevant j’ai tout de suite su que c’était elle et nous nous enlassâmes longuement en riant et en tournoyant au ralentit dans des champs de pâquerettes (du moins est-ce l’impression que j’ai eu…).

Comme la journée me paraissait tout à coup plus souriante, j’ai ensuite décidé de marcher jusque chez moi et j’ai croisé sur mon chemin le musée Lumière (Lyon étant la ville des frères Lumières, inventeurs du cinéma), fermé malheureusement puisque c’était lundi. J’ai résolu d’y retourner dès le lendemain. En soirée, j’ai fait de la peinture et j’ai célébré ma nouvelle union avec ma douce italienne (la cafetière).

Ce matin, après avoir flemmardé quelque peu, je me suis rendu comme je l’avais convenu au musée Lumière. Il s’agit en fait du château d’un des frères qui a été transformé en musée. La visite est très intéressante et la bâtisse est magnifique. Je me suis ensuite baladé dans les rues de Lyon et je suis retourné chez moi. Ce soir je compte aller visiter mes anciens colocataires.

En passant ne vous gênez pas pour m’envoyer vos commentaires ou pour me donner des nouvelles : je les lis avec plaisir même si je n’ai pas toujours le temps d’y répondre.

dimanche 30 septembre 2007

Week-end

Je commence à prendre le rythme de la vie française : le week-end, on ne fait rien. Ou à peu près… Hier (samedi) j’ai été faire un petit saut au marché public en haut de ma rue pour acheter quelques légumes et remplir un peu mon frigo. Par après, j'ai dû aller au bureau de poste pour faxer des documents relativement au transfert de mes avoirs dans un compte français. "Tout simple" m'étais-je dit, et me tompais-je du même coup; J'ai attendu une heure et ça m'a coûté pratiquement 10 euros pour faxer ma petite page...
J’ai ensuite été me perdre à l’autre bout de la ville pour me rendre au salon de l’antiquité et de la brocante. Moi qui voulais me trouver des trucs pas chers pour mon appart, j’ai été bien eu. J’ai dû payer quatre euros pour aller voir une maigre dizaine d’exposants proposer d’authentiques répliques de vieux draps et de véritables fausses peaux de jaguar teintes à 500 euros pièce… Déception. Je suis retourné à l’appart et j’ai fait un peu de peinture.

Ce matin (dimanche), je me suis levé aux aurores pour aller au vide-grenier (vente de garage) qui se tenait tout en haut de ma rue. Je n’ai pas trouvé grand-chose hormis un petit panier pour mettre mes fruits, un petit tapis pour mettre mes souliers et un petit pot pour mettre mon sel. J’ai aussi acheté un seau à champagne qui me servira de pot d’eau et un moule à gâteau que j’utiliserai comme palette pour mélanger mes couleurs. Par ailleurs je voulais faire une recette ce soir mais il me manque un ingrédient et on est dimanche : les Français se reposent. Je vais donc faire un gros n’importe-quoi avec tout ce qu’il me reste dans mon frigo…

Ce soir, comme il n’y a rien à f… aire, je crois bien que je vais peindre et lire un peu.

vendredi 28 septembre 2007

Home sweet home

Et voilà, je suis enfin chez moi. J’ai passé la journée d’hier à nettoyer entièrement l’appartement et je me suis découvert des talents de ménagère que je ne connaissais pas. J’ai nettoyé les planchers, les murs, le tour des portes, les fenêtres, la salle de bain, la cuisine… bref, j’ai tout décrassé. Et de la crasse, il y en avait! J’ai dû utiliser quatre serpillères (les Français refusent de l’admettre mais ce sont en fait de grandes guenilles)parce qu’elles devenaient trop noires et dégueulasses. Ça suintait jaune-brun quand je nettoyais la douche et j’ai carrément fait passer le tour des fenêtres du noir au blanc. J’ai même relavé toute la batterie de cuisine : mieux vaut ne pas prendre de chance parce qu’avec l’objet que j’ai trouvé en dessous de l’armoire (voir photos) j’ai mes réserves sur l’ancien locataire.

Maintenant que tout est propre et que j’ai replacé les meubles un peu à mon goût ça paraît beaucoup plus grand et lumineux et j’arrive maintenant à voir un peu plus le cachet de l’appartement. J’ai d’ailleurs découvert que l’immeuble où je vis est situé dans une Z.P.P.A.U.P. (Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager), et le propriétaire m’a dit que, bien que rénové il y a moins de deux ans, l’appartement date du début du siècle dernier. Par ailleurs, comme je suis situé au troisième étage (encore une fois, les Français refusent de l’admettre mais il s’agit du quatrième étage) c’est assez tranquille et je n’ai eu aucun mal à dormir, surtout après une journée complète de nettoyage.

Aujourd’hui, c’était la journée magasinage. Je me suis fait une liste des choses qui manquaient dans l’appartement et j’ai fait le tour de la ville pour acheter : un rack à vaisselle, des couteaux, des cuillères, des coupes, des serviettes, des linges et du savon à vaisselle, une serpillère (une vraie), un balais, un bac à recyclage, un tapis de bain, un sceau, etc. J’ai même trouvé chez le brocanteur une paire de chaises en bois pas très chères, une petite boîte old-made pour mettre mes pinceaux et une descente de lit (ça caillait un peu ce matin…). Et chose importante : j’ai trouvé du tofu pas cher pas cher dans une épicerie fine orientale à deux pas de chez moi. Elle est pas belle la vie?

Je vous écris présentement de chez Henri et Bénédicte (j’avais encore des trucs à aller chercher) mais j’ignore toujours à quel rythme il me sera possible d’écrire sur le blog. J’espérais trouver un réseau non sécurisé près de l’appart mais il ne semble pas y en avoir. Donc, ça peut prendre un certain temps avant que je m’abonne à internet. Munissez-vous de patience! Si ça peut vous consoler, il fait froid et pas beau du tout ici.

mercredi 26 septembre 2007

Signature du bail

Quel matin riant et lumineux que celui où, enfin, il n’est plus besoin de chercher un appart. J’ai pris la matinée sur le ton de l’oisiveté et je suis resté sous les draps aussi longtemps que possible. Le reste de la journée n’a pas été beaucoup plus actif. J’ai fait quelques recherches pratiques sur internet, je me suis organisé une liste de tâches afin de me retrouver un peu dans mes trucs et j’ai préparé mes papiers pour la signature du bail, prévue à 16h30. C’est un peu avant mon rendez-vous que ça s’est corsé.

Comme je n’ai toujours pas de chèques à ma disposition j’avais promis au propriétaire de le payer en liquide. Je suis donc allé vers 16h au guichet automatique du coin retirer les sommes requises, soit trois fois le loyer (2 mois de caution + le mois d’octobre = +- 1400 euros). Hors, et évidemment (puisqu’on est en France et qu’un décret tacite interdit toute chose d’être simple et efficace), on ne peut retirer plus de 300 euros par jour des guichets ici. J’ai essayé trois ou quatre guichets de différentes banques, toujours la même réponse. On the road again petit hamster. J’ai couru jusque chez Bénédicte et Henri (il ne me restait qu’une vingtaine de minutes avant mon rendez-vous) pour appeler la caisse Desjardins et voir s’ils ne pouvaient pas débloquer mon compte ou me virer des fonds en vitesse. Bah non, évidemment. J’allai donc signer le bail les poches vides.

Heureusement, je suis allé à mon rendez-vous avec Henri qui, en tant que cautionnaire, devait être présent lors de la signature du bail et il m’a avancé les fonds pour que je ne perde pas le logement. Nous avons signé des tas de papiers, j’ai activé de suite mon abonnement à l’électricité et on m’a remis les clés. Fait intéressant, mon propriétaire se nomme Goutalier et non pas Boutelier comme je le croyais (je développe lentement mais sûrement une certaine aigreur envers mon cellulaire…).

Je suis allé ensuite immédiatement chez l’assureur du coin pour acheter une assurance habitation. Évidemment (décret Op. cit.), l’assureur ne prend pour paiement que les chèques et il ferme dans vingt minutes. J’étais bon pour un autre petit tour de roulette. Je suis allé chez Henri et Bénédicte leur demander de me faire un chèque et je suis retourné aussi vite que possible chez l’assureur.

En soirée ça a été plus relaxe. J’ai décidé de rester encore une nuit ici et de passer dans mon appartement demain, après y avoir fait un bon nettoyage. Dans les prochains jours je vais probablement faire le tour des magasins de meubles et d’articles ménagers (j’ai regardé avec intérêt le catalogue IKEA pour la première fois dans ma vie) afin de compléter l’ameublement et de mieux m’installer. Il est fort probable que je ne puisse pas publier des articles sur le blog aussi régulièrement puisque je n’aurai pas tout de suite internet chez moi. Je ferai tout de même de mon mieux pour vous tenir au courant et je mettrai des photos de l’appart dès que possible.

mardi 25 septembre 2007

Des détails

Je vous avais promis plus de détails et ben les voilà, et comme il faut bien commencer quelque part alors autant que ce soit par le commencement. Hier matin j’ai pris ça pénard; J’ai avancé un peu la peinture que j’avais commencé, je me suis traficoté un truc sur le poêle, etc. Après, à 17h, j’ai dû aller visiter un logement à Villeurbanne, tout près de l’appart.

À première vu le quartier m’a paru plutôt banal. Or, comme j’étais un peu en avance, j’ai décidé d’aller me balader dans les alentours. J’ai tourné à la première intersection et je suis arrivé sur une immense place publique où il y avait des bancs de parc, beaucoup de monde ainsi que deux grands bassins, d’où jaillissaient des jets d’eau. D’un côté de la place se trouvait l’hôtel de ville de Villeurbanne, colossal, et de l’autre le Théâtre National Populaire. Je me suis aventuré un peu plus loin et je suis arrivé sur une grande allée avec plusieurs commerces intéressants et de jolis restaurants. De retour à l’appartement, le propriétaire m’a fait entrer pour la visite.

L’appartement est situé au quatrième et dernier étage de l’immeuble (il me semble…) et c’est obligatoirement par un grand escalier en bois qu’on y arrive (donc pas d’ascenseur). Il s’agit d’unT1 de 30 m2 qui comprend une petite cuisine, une grande chambre et une salle de bain. Le tout est meublé sommairement et équipé en neuf. C’est par ailleurs assez lumineux et il y a un joli parquet en bois franc dans la chambre. Après un premier tour rapide, moi et le propriétaire avons abordé les sujets, chauds comme l’expérience me l’a apprise, des formalités et des garanties… pour les quitter presque aussitôt. En effet, à ma grande surprise, le propriétaire m’a dit qu’il adorait mon travail, tout comme son épouse (ils avaient vu mon site), et nous avons donc passé la plus grande partie du temps de la visite à parler de mes peintures et de mes projets. Monsieur Boutelier, le propriétaire, m’a dit qu’il m’aurait prit tout de suite, que sa femme insistait beaucoup pour qu’il me choisisse, mais qu’il hésitait à cause de la durée de mon séjour. Il préférait ne pas avoir à recommencer le processus de location trop vite. Il m’a dit qu’il avait encore quelques personnes à voir et qu’il me rappellerait le lendemain pour sa réponse.

Je suis rentré à l’appart, mais seulement pour y constater que j’allais être en retard pour la visite d’un second logement, cette fois beaucoup plus loin, à la Croix-Rousse. Je suis repartit illico, les yeux sur la montre et en faisant tout mon possible pour être à l’heure. À la sortie du métro, quelques minutes avant mon rendez-vous, j’ai été pris de panique en voyant les numéros civiques de la rue où était situé l’immeuble : j’avais devant moi le 41 et je devais, selon ce que j’avais noté, me rendre au 1510. J’ai regardé sur le plan du métro et aucune station ne desservait l’autre bout de la rue, qui paraissait étonnamment petite sur le plan pour une rue comptant plus de 1500 numéros civiques… Alarmé, je me mets à courir comme un hamster dans sa roulette en me disant que c’était la seule chose à faire pour ne pas manquer la visite. Puis, une étincelle jaillit dans le cerveau du hamster frénétique; J'ai compris quinze-dix au téléphone, ce ne serait pas plutôt 15Bis?

Lorsque, donc, je suis arrivé au logement, quinze minutes en retard, complètement essoufflé et couvert de sueur, on m’a dit de patienter dehors avec une autre personne car une visite était déjà en cours. Heureusement, je n’avais pas raté ma chance de voir l’appartement. C’était un T2 de 30 m2, très joli avec beaucoup de cachet situé dans un immeuble plus ou moins historique (donc plus ou moins décrépit, mais ça donne du charme). Le proprio a avoué que certaines parties de l’appartement étaient moins bien chauffées l’hiver, mais étant donné sa situation (la Croix-Rousse étant un quartier où on retrouve beaucoup d’artistes et généralement assez dispendieux) et le prix, relativement raisonnable, c’était acceptable.

J’ai ensuite été appelé par monsieur Boutelier : il y avait réfléchi, les autres personnes qui avaient visitées l’appart après moi ne comptaient pas y rester très longtemps non plus de toute manière, il acceptait donc de me louer le logement. J’ai dit oui.

Je suis retourné à l’appartement et j’ai fait mes bagages pour partir, comme je l’avais prévu, chez Bénédicte et Henri qui m’avaient proposés la chambre de leur fils en attendant que je trouve quelque chose (j’ai bougé pour une question de confort en fait). Comme il était relativement tard, presque 22h, j’ai appelé pour être sûr de ne pas déranger : ils sont non seulement venus me chercher en voiture mais ils m’avaient de surcroît réservé une part de leur souper au cas où (et effectivement) je n’aurais pas mangé. Après cette grande journée, je me suis couché bien épuisé.

Ce matin, j’avais mon rendez-vous à la banque pour l’ouverture d’un compte. Je me suis présenté à l’heure prévue et, comme j’avais tous les papiers nécessaires, ça c’est fait assez rapidement. Cependant, j’ai dû passer à côté de plusieurs infos importantes : la fille qui me servait était très jolie et j’avais un peu de mal à me concentrer…
Plus tard dans la journée j’avais une autre visite de logement de prévue, cette fois pour une collocation. Plutôt que d’annuler le rendez-vous, car c’était certain que je ne prendrais pas cet appart, je me suis dit que ça me ferait visiter la ville, que je n’avais rien de mieux à faire et j’y ai donc été. Je me suis présenté à 16h à l’endroit prévu, comme je l’avais mentalement noté dans ma tête de hamster. Après plusieurs minutes d’attente, j’ai regardé dans mon calepin-hamster (à vous procurer chez les détaillants qui vendent également des montres-suisses) pour constater que le rendez-vous était en fait fixé à 14h30. Tant pis, de tout manière c’était une visite inutile.

Entre temps j’ai reçu un SMS me disant que l’appart à la Croix-Rousse venait d’être loué. De toute manière, mon choix était fait: je résiderai au 55 rue Racine à Villeurbanne. Je me suis ensuite baladé en ville, je suis revenu chez Henri et Bénédicte et nous avons été voir un très bon film d’animation dans un petit cinéma en ville : Persépolis.

lundi 24 septembre 2007

Une grosse journée

Il est presque minuit, je suis vanné, alors je vais être extrêmement bref: J'ai un appartement, le propriétaire m'a dit oui. J'ai visité un second appartement, j'attends d'avoir la réponse du proprio demain avant de faire mon choix. Dans les deux cas c'est assez cher, mais c'est ce qu'il faut payer ici pour être logé. Je me suis déplacé chez Henri et Bénédicte d'ici à mon arrivée chez moi. Je vous donne plus de détail demain après mon rendez-vous à la banque.

Bonne nuit

dimanche 23 septembre 2007

Les marchés du dimanche

J’ai pris un petit jour de repos du blog hier. De toute manière ça a été une journée sans trop d’agitation : J’ai été au marché, je me suis fait un peu à manger et j’ai été me balader avec Benjamin (un de mes colocs) dans le centre de la ville. Le samedi y a du monde à Lyon, on se croirait dans une banlieue de Pékin. Fait intéressant, ici une des trois principales chaines de téléphones cellulaire (SFR) utilise pour sa pub les très omniprésentes et très harassantes Têtes à Claques québécoises. On y assassine carrément notre belle langue. Je cite le dépliant publicitaire (cœurs sensibles, passez directement au paragraphe suivant) : « Ça va ouatcher », « Ça s’peut-tu c’t’affaire là? Y z’ont perdu la bolle ! », « Ce forfait là, c’est ketchup! » . Décidément, ils n’y comprennent rien ces Français.

Ce matin, dimanche, j’ai été faire le tour des marchés publics sur les quais de Saône. C’est une ambiance tout à fait particulière. Dans le marché des vivres, tous les vendeurs crient un par-dessus l’autre en continue comme des encanteurs. Juste à côté, il y a les bouquinistes : ça a été une véritable torture pour moi de passer à côté de tous ces livres et de ne pas pouvoir satisfaire mon envie de les acheter par caisses, faute de moyens pour les rapporter au Québec. Aussi, à Lyon, les dimanches, se tient un marché de la création : Quelques artistes du coin y vont montrer et vendre leurs œuvres. Je suis passé rapidement mais je vais essayer de savoir prochainement quelles sont les modalités d’inscription, ça pourrait peut-être être bien d’y participer. Après avoir fait le tour des marchés j’ai été me balader dans le vieux Lyon et je suis monté voir les ruines romaines, près de la Fourvière. Je suis d’ailleurs retourné à cette dernière pour une troisième fois puisque je n’y avais jamais amené mon appareil photo. J’aurai été un bien mauvais reporter si je ne vous avais pas montré cette fameuse basilique. Remarquez par ailleurs la tour métallique qui la jouxte : c’est une copie miniature de la tour Eiffel, bâtie dans les mêmes années et servant aujourd’hui d’antenne radio.

De retour au bercail, j’ai bouffé et j’ai ensuite débuté une nouvelle peinture. Il était temps que je me mette à l’ouvrage un peu, et puis j’avais bien hâte de retrouver mes crayons et mes pinceaux. Par ailleurs, Rémi et Sébastien sont revenus ce soir de leur semaine en famille et j’ai donc quitté la chambre que j’occupais jusqu’alors pour le plus spacieux mais bien moins intime salon. Demain, lundi, j’attaque plus sérieusement mes recherches de logement.

vendredi 21 septembre 2007

Un appart en chantier et repas libérateur

Hier soir un de mes colocs m’a dit qu’il pouvait me faire une attestation de logement en écrivant sur un papier qu’il m’hébergeait à titre gratuit. J’ai été vérifier sur internet et effectivement, ça semble être un justificatif de résidence valable pour ouvrir un compte en banque. Il suffit d’avoir en plus une carte d’identité de l’hôte et une preuve de résidence à son nom. Je me suis donc dit que j’irai m’ouvrir un compte dès ce matin, mais j’oubliais que je suis en France… il y a un délai de trois jours ouvrables pour avoir un rendez-vous dans une banque ici, ce qui me reporte à mardi… Bon, je ne m’énerve plus avec ces choses là, c’est une résolution que je prends. J’ai été tout de même faire les photocopies de mes papiers pour être bien prêt lors de mon rendez-vous.

Plus tard dans l’après-midi, j’ai été visiter un troisième logement situé à Villeurbanne, près de chez moi mais assez loin de la ville. Le quartier où il se trouve m’a semblé vraiment très tranquille; c’est essentiellement des maisons et j’ai vu peu de passants pendant que j’y étais. L’appartement, en pleine rénovation (il n’y avait encore que les cloisons), est plutôt grand : c’est un T2 (une pièce à vivre, une cuisine, une chambre et une salle de bain) de 30 m2. Ça m’a semblé assez lumineux et, si ce que dit le propriétaire est vrai, ce sera bien équipé. Cependant, le loyer est assez cher, 490 euros, et l’appartement ne sera prêt qu’au milieu d’octobre. Disons que ça donne à réfléchir… Le propriétaire m’a dit qu’il rappellerait demain et j’ignore encore qu’elle sera, premièrement, sa réponse, mais aussi qu’elle sera la mienne.

Par ailleurs, j’ai été souper ce soir chez Bénédicte et Henri, des lyonnais amis d’une amie de Québec, rencontrés à Québec il y a une ou deux semaine lors de leur voyage au Canada (ça va, vous suivez?). Cette rencontre m’a enlevé pas mal de poids sur les épaules. D’abord, ce sont deux personnes très sympathiques et très accueillantes, qualités fort appréciées lorsqu’on arrive en territoire étranger. Ils m’ont préparé un excellent repas (végétarien qui plus est, ce qui n’est pas coutume ici…) et m’ont fait découvrir leur appartement qui est très bien aménagé. De plus, et c’est là que ça devient vraiment intéressant, ils acceptent de se porter garant pour moi et m’ont officiellement invité à utilisé la chambre de leur fils, parti faire ses études au Québec (à l’inverse de moi…), si j’en avais besoin. Ils ont décidé de m’aider dans mes recherches de logement et vont contacter leur réseau d’amis pour voir s’il n’y aurait pas des possibilités quelque part. Je vous laisse mesurer combien précieuse est cette ressource pour moi et combien les choses perdent tout à coup de leur gravité. Bien que la question du logement demeure un problème entier je ne suis plus tout à fait seul à porter le fardeau et il m’est désormais permis d’espérer voir certaines portes s’ouvrir…

Sur ce, je vais me coucher.

jeudi 20 septembre 2007

Visites: du musée et d'un second appart

Alors, alors, alors… Aujourd’hui, au lieu de rester standby à l’appart toute la journée en attendant qu’on m’appelle pour une visite de logement que je devais faire dans l’après-midi j’ai décidé d’aller visiter le musée de beaux-arts de Lyon. J’ai pris une carte de la ville et je suis parti en métro pour m’économiser quelques pas. Cependant, bien qu’était effectivement inscrit sur ma carte « musée des beaux arts », l’inscription couvrait environ trois pâtés de maison et j’ai donc marché pendant plusieurs minutes dans le quartier avant de piler sur mon orgueil et de demander à un passant : évidemment, je tournais autour du musée depuis le début. Heureuse nouvelle, l’entrée au musée est gratuite pour les étudiants de moins de 26 ans. Comme j’ai pris soin de refaire ma carte d’étudiant international ISIC avant la fin du CEGEP je suis toujours éligible à ce genre de rabais (plus ou moins légalement…). Je pourrai donc profiter du musée autant de fois que je le voudrai, ce qui est une très bonne chose. Il y a d’ailleurs de très belles pièces dans la collection lyonnaise et le bâtiment en soi est fort intéressant, je vous laisse voir les photos pour vous en convaincre.

Après avoir passé une heure ou deux dans le musée j’en suis sorti et j’ai voulu aller me faire faire une passe pour les transports en commun de la ville au bureau TCL (transport en commun lyonnais) à côté. Devinez quoi : il faut avoir une pièce d’identité, des photos, un justificatif de logement, etc. Je me suis donc pris un carnet de tickets, faute d'avoir la documentation nécessaire. Je suis ensuite allé déposer mes trucs à l’appart puis je me suis rendu à une régie d’immeuble pas trop loin pour savoir quels papiers exactement je devais avoir pour le dossier de location. J’ai montré à la dame mes papiers de la caisse Desjardins et elle m’a dit que ça ne serait pas accepté, que je devais absolument avoir des papiers d’une banque française. Comprenez bien : il faut avoir un compte français pour avoir un logement et il faut avoir un logement pour avoir un compte français ! C’est vraiment n’importe quoi.

Ensuite, je suis allé visiter un second logement pas très loin de l’appart où je suis hébergé. Celui-ci était franchement beaucoup mieux. D’abord, le quartier est tout à fait correct; il est propre et m’a semblé tranquille. L’immeuble aussi est beaucoup mieux que le dernier visité : il y a un grand escalier en bois, les plafonds sont très haut, les portes des appartements sont en bois massif, etc. Pour accéder au studio que j’ai visité il a fallu passer par un petit escalier très étroit et très abrupt tout en haut de l’immeuble. Certains diraient que c’est un désavantage, moi j’ai trouvé ça charmant; ça faisait un peu trou de hobbit. Le studio en tant que tel est tout petit, 20 m2, mais bien aménagé et avec pas mal de cachet. Il y a de grosses poutres en bois au plafond, une mezzanine sur lequel se trouve le lit, une petite cuisine équipée, etc. Le propriétaire ne demande pas excessivement cher : 390 euro + charges (environ 20 euros). Maintenant, c’est malheureux mais je crois que mes chances de l’avoir sont faibles. Deux personnes ont visité le studio avant moi et ont paru intéressées… à moins d’un miracle, je crois que je peux me replonger le nez dans le journal des petites annonces.

Numéro de tel

Pour me rejoindre du Québec : 011-33-6-50-83-69-56
De la France : 06-50-83-69-56

mercredi 19 septembre 2007

Première visite d'un logement

Ce matin j’ai fait plusieurs appels à partir du journal ParuVendu pour des logements. Même si le journal n’est paru qu’hier, beaucoup d’appartements étaient déjà loués. Tout de même, j’ai réussi à avoir quelque rendez-vous pour des visites. Les logements que j’ai trouvés ne sont pas exactement ce que je cherchais mais je veux bien tout de même aller jeter un œil et faire quelques compromis au besoin.

Après avoir mangé un peu j’ai décidé de partir en escapade encore une fois dans le grand Lyon. Sébastien est parti chez ses parents pour quelques jours et il m’a laissé ses clés alors je n’aurai plus à me soucier du moment de mon retour à l’appart. Donc, je me suis d’abord rendu aux berges du Rhône et j’ai ensuite longé le fleuve pendant plusieurs minutes pour arriver dans le parc de la Tête d’Or. Ce parc est l’un des plus grands parcs gratuits de France et d’Europe et il abrite également le plus grand zoo gratuit de France. Je me suis donc baladé tranquillement sous les platanes et les chênes et j’ai pu voir un tas de petites bêtes grouillantes (derrière comme devant les barrières; les parents ont l’habitude d’amener leurs gamins au zoo..). Comme je crevais la dalle, j’ai été m’acheter une baguette et un fromage dans une épicerie pas trop loin. Cependant, il n’y avait pas d’ustensiles en plastique à la caisse et j’avais, vous en consentirez, besoin d’un couteau pour mettre le fromage sur le pain. Évidemment, on ne vendait pas les couteaux en plastique à l’unité mais bien en paquet de vingt et au coût exorbitant de 1,30 euro. N’écoutant que ma débrouillardise et mon débraillement total pour l’étiquette à table, j’ai plutôt opté pour l’équerre en plastique à 0,29 euro. Une fois mis en morceaux il est possible d’obtenir un excellent couteau en plastique avec une équerre (voir photos).

Après avoir englouti le plus de fromage et de pain possible j’ai marché pendant plusieurs heures jusqu’à un appartement que je devais visiter à l’autre bout de la ville. Première impression du quartier : les seuls commerces qui s’y trouvent sont des boutiques de pré-arrangements funéraires, les gens ont un petit air menaçant et ce n’est pas fameux côté charme et cachet. Cependant, devant l’appartement se trouvait une grande murale où était reproduite La tour de Babel de Brueghel. Je me suis dit que c’était peut être un signe… mais non. La porte de l’immeuble dans lequel se trouvait l’appartement ne pouvait pas se fermer et elle était remplie de graffitis, je pouvais voir le jour au travers des marches en bois, plusieurs fenêtres étaient brisées. J’ai longtemps hésité avant de frapper à la porte de l’appartement car je croyais que c’était un rangement à balais. C’est la locataire qui ma répondue, en tenue de soirée : jaquette blanc cassé parsemée de taches de graisses sur laquelle retombaient de grassettes boucles de cheveux du style moyen-âge à la campagne. L’appartement était mansardé (coupez la moitié de la surface habitable : 30 m2 ÷2 = 15 m2), les toilettes étaient dégoûtantes et le tout pour la modique somme de 485 euros par mois (environ 730 $). Certains choix sont difficiles à faire dans la vie, d’autres non.

En soirée je suis retourné à l’appart, j’ai soupé et voilà.

Pour ce qui du numéro pour me joindre du Québec c’est le : (YAK ou autre) – 011-33-6-50-83-69-56 (merci J-B).

mardi 18 septembre 2007

Virée en ville

D'abord, hier soir: Il pleuvait sur Lyon alors nous avons passé une grosse partie de la soirée à écouter la télé et à faire nos petits trucs. J'ai tout de même décidé d'aller me balader un peu sous la pluie pour me dégourdir les jambes. Cependant, dans mon empressement, j’ai oublié de prendre une carte et comme je ne suis pas encore familier avec mon quartier j’ai dû aller toujours tout droit puis revenir par le même chemin, question de ne pas trop mettre mon sens de l’orientation à l’épreuve. Je me suis retrouvé dans un coin un peu moche mais ça m’a tout de même permis de découvrir un magasin d’aliments bio, fermé cependant, vu l’heure.

Aujourd'hui : Initialement, mon plan était d’aller visiter un musée ou deux. Pas de bol : tous les musées sont fermés le mardi. Tant pis, j’irai un autre jour. Au lieu de ça, après m'être décrassé un peu les oreilles, j’ai décidé de partir faire une petite expédition dans la ville. Malheureusement pour vos yeux assoiffés d’images, j’ai préféré ne pas transporter ma caméra pour ne pas trop m’alourdir et pour avoir l’air un peu moins touriste. Je vous promets que j’irai prendre un tas de photos de la ville très bientôt.

J’ai d’abord été au centre commercial de la Part-Dieu pour m’acheter un cellulaire (parce que ça va faire le niaisage de payer 8 euro pour 2 min dans une cabine téléphonique…). J’ai pris le cellulaire le moins cher (39 euros) avec une carte d’appel de 60 euros (seule façon pour moi d’avoir un cellulaire, puisque je n’ai pas accès pour l’instant aux forfaits). Maintenant, la fille qui m’a servie était un peu empotée; elle a commencé à activer mon cellulaire puis, pour une raison nébuleuse, me l’a donné en me disant qu’il fallait que j’appelle à tel numéro et que je fasse je sais plus quoi et bonne soirée (c’est-à-dire : démerdre-toi, j’en ai marre). J’ai donc passé un moment à comprendre ce qu’il fallait que je fasse pour activer le truc (allez savoir s’il est vraiment activé maintenant…). Bref, vous pouvez maintenant m’appeler au (0 -33) -06-50-83-69-56 (faudrait vérifier pour l’appel outre-mer, je crois que c’est 0-33 mais je ne suis pas sûr).

Ensuite, je me suis dirigé vers le centre ville et j’ai été me perdre un peu dans les rues tout à fait charmantes du vieux-Lyon. J’ai vu un tas de petites boutiques géniales qui avaient toutes beaucoup de cachet. Je suis monté ensuite par un long escalier étroit jusqu’à la fourvière. Le temps était plus clair aujourd’hui et j’ai pu voir au loin le Mont Blanc (dans les alpes françaises). J’ai ensuite été me balader dans la Croix-Rousse (le quartier des artistes) et j’ai été faire une petite épicerie dans un Monoprix. J’y ai trouvé (enfin) du tofu mais il était assaisonné et en très petite quantité. Je suis allé par après prendre le métro puis le tram pour retourner à l’appart. Les transports en communs sont assez bien organisés ici, donc pas trop de soucis pour ça. Malheureusement, à l’appart, il n’y avait personne et, comme je n’ai pas encore la clé, j’ai dû me trouver quelque chose à faire en attendant que mes hôtes reviennent. Je suis donc retourné à l’épicerie bio que j’avais vu hier et j’y ai trouvé du tofu nature cette fois. J’en ai acheté mais il était hors de prix : 4,7 euros le 500g (plus de 6 $). Donc, soit je trouve un endroit où ils le vendent mois cher, soit je me passe de tofu pendant mon séjour ici…

Par ailleurs, j’ai reçu ce soir la nouvelle parution du journal des petites annonces local alors je compte bien passer quelques appels dès demain et j’ose espérer que cette fois les logements ne seront pas tous déjà pris.