dimanche 30 septembre 2007

Week-end

Je commence à prendre le rythme de la vie française : le week-end, on ne fait rien. Ou à peu près… Hier (samedi) j’ai été faire un petit saut au marché public en haut de ma rue pour acheter quelques légumes et remplir un peu mon frigo. Par après, j'ai dû aller au bureau de poste pour faxer des documents relativement au transfert de mes avoirs dans un compte français. "Tout simple" m'étais-je dit, et me tompais-je du même coup; J'ai attendu une heure et ça m'a coûté pratiquement 10 euros pour faxer ma petite page...
J’ai ensuite été me perdre à l’autre bout de la ville pour me rendre au salon de l’antiquité et de la brocante. Moi qui voulais me trouver des trucs pas chers pour mon appart, j’ai été bien eu. J’ai dû payer quatre euros pour aller voir une maigre dizaine d’exposants proposer d’authentiques répliques de vieux draps et de véritables fausses peaux de jaguar teintes à 500 euros pièce… Déception. Je suis retourné à l’appart et j’ai fait un peu de peinture.

Ce matin (dimanche), je me suis levé aux aurores pour aller au vide-grenier (vente de garage) qui se tenait tout en haut de ma rue. Je n’ai pas trouvé grand-chose hormis un petit panier pour mettre mes fruits, un petit tapis pour mettre mes souliers et un petit pot pour mettre mon sel. J’ai aussi acheté un seau à champagne qui me servira de pot d’eau et un moule à gâteau que j’utiliserai comme palette pour mélanger mes couleurs. Par ailleurs je voulais faire une recette ce soir mais il me manque un ingrédient et on est dimanche : les Français se reposent. Je vais donc faire un gros n’importe-quoi avec tout ce qu’il me reste dans mon frigo…

Ce soir, comme il n’y a rien à f… aire, je crois bien que je vais peindre et lire un peu.

vendredi 28 septembre 2007

Home sweet home

Et voilà, je suis enfin chez moi. J’ai passé la journée d’hier à nettoyer entièrement l’appartement et je me suis découvert des talents de ménagère que je ne connaissais pas. J’ai nettoyé les planchers, les murs, le tour des portes, les fenêtres, la salle de bain, la cuisine… bref, j’ai tout décrassé. Et de la crasse, il y en avait! J’ai dû utiliser quatre serpillères (les Français refusent de l’admettre mais ce sont en fait de grandes guenilles)parce qu’elles devenaient trop noires et dégueulasses. Ça suintait jaune-brun quand je nettoyais la douche et j’ai carrément fait passer le tour des fenêtres du noir au blanc. J’ai même relavé toute la batterie de cuisine : mieux vaut ne pas prendre de chance parce qu’avec l’objet que j’ai trouvé en dessous de l’armoire (voir photos) j’ai mes réserves sur l’ancien locataire.

Maintenant que tout est propre et que j’ai replacé les meubles un peu à mon goût ça paraît beaucoup plus grand et lumineux et j’arrive maintenant à voir un peu plus le cachet de l’appartement. J’ai d’ailleurs découvert que l’immeuble où je vis est situé dans une Z.P.P.A.U.P. (Zone de Protection du Patrimoine Architectural, Urbain et Paysager), et le propriétaire m’a dit que, bien que rénové il y a moins de deux ans, l’appartement date du début du siècle dernier. Par ailleurs, comme je suis situé au troisième étage (encore une fois, les Français refusent de l’admettre mais il s’agit du quatrième étage) c’est assez tranquille et je n’ai eu aucun mal à dormir, surtout après une journée complète de nettoyage.

Aujourd’hui, c’était la journée magasinage. Je me suis fait une liste des choses qui manquaient dans l’appartement et j’ai fait le tour de la ville pour acheter : un rack à vaisselle, des couteaux, des cuillères, des coupes, des serviettes, des linges et du savon à vaisselle, une serpillère (une vraie), un balais, un bac à recyclage, un tapis de bain, un sceau, etc. J’ai même trouvé chez le brocanteur une paire de chaises en bois pas très chères, une petite boîte old-made pour mettre mes pinceaux et une descente de lit (ça caillait un peu ce matin…). Et chose importante : j’ai trouvé du tofu pas cher pas cher dans une épicerie fine orientale à deux pas de chez moi. Elle est pas belle la vie?

Je vous écris présentement de chez Henri et Bénédicte (j’avais encore des trucs à aller chercher) mais j’ignore toujours à quel rythme il me sera possible d’écrire sur le blog. J’espérais trouver un réseau non sécurisé près de l’appart mais il ne semble pas y en avoir. Donc, ça peut prendre un certain temps avant que je m’abonne à internet. Munissez-vous de patience! Si ça peut vous consoler, il fait froid et pas beau du tout ici.

mercredi 26 septembre 2007

Signature du bail

Quel matin riant et lumineux que celui où, enfin, il n’est plus besoin de chercher un appart. J’ai pris la matinée sur le ton de l’oisiveté et je suis resté sous les draps aussi longtemps que possible. Le reste de la journée n’a pas été beaucoup plus actif. J’ai fait quelques recherches pratiques sur internet, je me suis organisé une liste de tâches afin de me retrouver un peu dans mes trucs et j’ai préparé mes papiers pour la signature du bail, prévue à 16h30. C’est un peu avant mon rendez-vous que ça s’est corsé.

Comme je n’ai toujours pas de chèques à ma disposition j’avais promis au propriétaire de le payer en liquide. Je suis donc allé vers 16h au guichet automatique du coin retirer les sommes requises, soit trois fois le loyer (2 mois de caution + le mois d’octobre = +- 1400 euros). Hors, et évidemment (puisqu’on est en France et qu’un décret tacite interdit toute chose d’être simple et efficace), on ne peut retirer plus de 300 euros par jour des guichets ici. J’ai essayé trois ou quatre guichets de différentes banques, toujours la même réponse. On the road again petit hamster. J’ai couru jusque chez Bénédicte et Henri (il ne me restait qu’une vingtaine de minutes avant mon rendez-vous) pour appeler la caisse Desjardins et voir s’ils ne pouvaient pas débloquer mon compte ou me virer des fonds en vitesse. Bah non, évidemment. J’allai donc signer le bail les poches vides.

Heureusement, je suis allé à mon rendez-vous avec Henri qui, en tant que cautionnaire, devait être présent lors de la signature du bail et il m’a avancé les fonds pour que je ne perde pas le logement. Nous avons signé des tas de papiers, j’ai activé de suite mon abonnement à l’électricité et on m’a remis les clés. Fait intéressant, mon propriétaire se nomme Goutalier et non pas Boutelier comme je le croyais (je développe lentement mais sûrement une certaine aigreur envers mon cellulaire…).

Je suis allé ensuite immédiatement chez l’assureur du coin pour acheter une assurance habitation. Évidemment (décret Op. cit.), l’assureur ne prend pour paiement que les chèques et il ferme dans vingt minutes. J’étais bon pour un autre petit tour de roulette. Je suis allé chez Henri et Bénédicte leur demander de me faire un chèque et je suis retourné aussi vite que possible chez l’assureur.

En soirée ça a été plus relaxe. J’ai décidé de rester encore une nuit ici et de passer dans mon appartement demain, après y avoir fait un bon nettoyage. Dans les prochains jours je vais probablement faire le tour des magasins de meubles et d’articles ménagers (j’ai regardé avec intérêt le catalogue IKEA pour la première fois dans ma vie) afin de compléter l’ameublement et de mieux m’installer. Il est fort probable que je ne puisse pas publier des articles sur le blog aussi régulièrement puisque je n’aurai pas tout de suite internet chez moi. Je ferai tout de même de mon mieux pour vous tenir au courant et je mettrai des photos de l’appart dès que possible.

mardi 25 septembre 2007

Des détails

Je vous avais promis plus de détails et ben les voilà, et comme il faut bien commencer quelque part alors autant que ce soit par le commencement. Hier matin j’ai pris ça pénard; J’ai avancé un peu la peinture que j’avais commencé, je me suis traficoté un truc sur le poêle, etc. Après, à 17h, j’ai dû aller visiter un logement à Villeurbanne, tout près de l’appart.

À première vu le quartier m’a paru plutôt banal. Or, comme j’étais un peu en avance, j’ai décidé d’aller me balader dans les alentours. J’ai tourné à la première intersection et je suis arrivé sur une immense place publique où il y avait des bancs de parc, beaucoup de monde ainsi que deux grands bassins, d’où jaillissaient des jets d’eau. D’un côté de la place se trouvait l’hôtel de ville de Villeurbanne, colossal, et de l’autre le Théâtre National Populaire. Je me suis aventuré un peu plus loin et je suis arrivé sur une grande allée avec plusieurs commerces intéressants et de jolis restaurants. De retour à l’appartement, le propriétaire m’a fait entrer pour la visite.

L’appartement est situé au quatrième et dernier étage de l’immeuble (il me semble…) et c’est obligatoirement par un grand escalier en bois qu’on y arrive (donc pas d’ascenseur). Il s’agit d’unT1 de 30 m2 qui comprend une petite cuisine, une grande chambre et une salle de bain. Le tout est meublé sommairement et équipé en neuf. C’est par ailleurs assez lumineux et il y a un joli parquet en bois franc dans la chambre. Après un premier tour rapide, moi et le propriétaire avons abordé les sujets, chauds comme l’expérience me l’a apprise, des formalités et des garanties… pour les quitter presque aussitôt. En effet, à ma grande surprise, le propriétaire m’a dit qu’il adorait mon travail, tout comme son épouse (ils avaient vu mon site), et nous avons donc passé la plus grande partie du temps de la visite à parler de mes peintures et de mes projets. Monsieur Boutelier, le propriétaire, m’a dit qu’il m’aurait prit tout de suite, que sa femme insistait beaucoup pour qu’il me choisisse, mais qu’il hésitait à cause de la durée de mon séjour. Il préférait ne pas avoir à recommencer le processus de location trop vite. Il m’a dit qu’il avait encore quelques personnes à voir et qu’il me rappellerait le lendemain pour sa réponse.

Je suis rentré à l’appart, mais seulement pour y constater que j’allais être en retard pour la visite d’un second logement, cette fois beaucoup plus loin, à la Croix-Rousse. Je suis repartit illico, les yeux sur la montre et en faisant tout mon possible pour être à l’heure. À la sortie du métro, quelques minutes avant mon rendez-vous, j’ai été pris de panique en voyant les numéros civiques de la rue où était situé l’immeuble : j’avais devant moi le 41 et je devais, selon ce que j’avais noté, me rendre au 1510. J’ai regardé sur le plan du métro et aucune station ne desservait l’autre bout de la rue, qui paraissait étonnamment petite sur le plan pour une rue comptant plus de 1500 numéros civiques… Alarmé, je me mets à courir comme un hamster dans sa roulette en me disant que c’était la seule chose à faire pour ne pas manquer la visite. Puis, une étincelle jaillit dans le cerveau du hamster frénétique; J'ai compris quinze-dix au téléphone, ce ne serait pas plutôt 15Bis?

Lorsque, donc, je suis arrivé au logement, quinze minutes en retard, complètement essoufflé et couvert de sueur, on m’a dit de patienter dehors avec une autre personne car une visite était déjà en cours. Heureusement, je n’avais pas raté ma chance de voir l’appartement. C’était un T2 de 30 m2, très joli avec beaucoup de cachet situé dans un immeuble plus ou moins historique (donc plus ou moins décrépit, mais ça donne du charme). Le proprio a avoué que certaines parties de l’appartement étaient moins bien chauffées l’hiver, mais étant donné sa situation (la Croix-Rousse étant un quartier où on retrouve beaucoup d’artistes et généralement assez dispendieux) et le prix, relativement raisonnable, c’était acceptable.

J’ai ensuite été appelé par monsieur Boutelier : il y avait réfléchi, les autres personnes qui avaient visitées l’appart après moi ne comptaient pas y rester très longtemps non plus de toute manière, il acceptait donc de me louer le logement. J’ai dit oui.

Je suis retourné à l’appartement et j’ai fait mes bagages pour partir, comme je l’avais prévu, chez Bénédicte et Henri qui m’avaient proposés la chambre de leur fils en attendant que je trouve quelque chose (j’ai bougé pour une question de confort en fait). Comme il était relativement tard, presque 22h, j’ai appelé pour être sûr de ne pas déranger : ils sont non seulement venus me chercher en voiture mais ils m’avaient de surcroît réservé une part de leur souper au cas où (et effectivement) je n’aurais pas mangé. Après cette grande journée, je me suis couché bien épuisé.

Ce matin, j’avais mon rendez-vous à la banque pour l’ouverture d’un compte. Je me suis présenté à l’heure prévue et, comme j’avais tous les papiers nécessaires, ça c’est fait assez rapidement. Cependant, j’ai dû passer à côté de plusieurs infos importantes : la fille qui me servait était très jolie et j’avais un peu de mal à me concentrer…
Plus tard dans la journée j’avais une autre visite de logement de prévue, cette fois pour une collocation. Plutôt que d’annuler le rendez-vous, car c’était certain que je ne prendrais pas cet appart, je me suis dit que ça me ferait visiter la ville, que je n’avais rien de mieux à faire et j’y ai donc été. Je me suis présenté à 16h à l’endroit prévu, comme je l’avais mentalement noté dans ma tête de hamster. Après plusieurs minutes d’attente, j’ai regardé dans mon calepin-hamster (à vous procurer chez les détaillants qui vendent également des montres-suisses) pour constater que le rendez-vous était en fait fixé à 14h30. Tant pis, de tout manière c’était une visite inutile.

Entre temps j’ai reçu un SMS me disant que l’appart à la Croix-Rousse venait d’être loué. De toute manière, mon choix était fait: je résiderai au 55 rue Racine à Villeurbanne. Je me suis ensuite baladé en ville, je suis revenu chez Henri et Bénédicte et nous avons été voir un très bon film d’animation dans un petit cinéma en ville : Persépolis.

lundi 24 septembre 2007

Une grosse journée

Il est presque minuit, je suis vanné, alors je vais être extrêmement bref: J'ai un appartement, le propriétaire m'a dit oui. J'ai visité un second appartement, j'attends d'avoir la réponse du proprio demain avant de faire mon choix. Dans les deux cas c'est assez cher, mais c'est ce qu'il faut payer ici pour être logé. Je me suis déplacé chez Henri et Bénédicte d'ici à mon arrivée chez moi. Je vous donne plus de détail demain après mon rendez-vous à la banque.

Bonne nuit

dimanche 23 septembre 2007

Les marchés du dimanche

J’ai pris un petit jour de repos du blog hier. De toute manière ça a été une journée sans trop d’agitation : J’ai été au marché, je me suis fait un peu à manger et j’ai été me balader avec Benjamin (un de mes colocs) dans le centre de la ville. Le samedi y a du monde à Lyon, on se croirait dans une banlieue de Pékin. Fait intéressant, ici une des trois principales chaines de téléphones cellulaire (SFR) utilise pour sa pub les très omniprésentes et très harassantes Têtes à Claques québécoises. On y assassine carrément notre belle langue. Je cite le dépliant publicitaire (cœurs sensibles, passez directement au paragraphe suivant) : « Ça va ouatcher », « Ça s’peut-tu c’t’affaire là? Y z’ont perdu la bolle ! », « Ce forfait là, c’est ketchup! » . Décidément, ils n’y comprennent rien ces Français.

Ce matin, dimanche, j’ai été faire le tour des marchés publics sur les quais de Saône. C’est une ambiance tout à fait particulière. Dans le marché des vivres, tous les vendeurs crient un par-dessus l’autre en continue comme des encanteurs. Juste à côté, il y a les bouquinistes : ça a été une véritable torture pour moi de passer à côté de tous ces livres et de ne pas pouvoir satisfaire mon envie de les acheter par caisses, faute de moyens pour les rapporter au Québec. Aussi, à Lyon, les dimanches, se tient un marché de la création : Quelques artistes du coin y vont montrer et vendre leurs œuvres. Je suis passé rapidement mais je vais essayer de savoir prochainement quelles sont les modalités d’inscription, ça pourrait peut-être être bien d’y participer. Après avoir fait le tour des marchés j’ai été me balader dans le vieux Lyon et je suis monté voir les ruines romaines, près de la Fourvière. Je suis d’ailleurs retourné à cette dernière pour une troisième fois puisque je n’y avais jamais amené mon appareil photo. J’aurai été un bien mauvais reporter si je ne vous avais pas montré cette fameuse basilique. Remarquez par ailleurs la tour métallique qui la jouxte : c’est une copie miniature de la tour Eiffel, bâtie dans les mêmes années et servant aujourd’hui d’antenne radio.

De retour au bercail, j’ai bouffé et j’ai ensuite débuté une nouvelle peinture. Il était temps que je me mette à l’ouvrage un peu, et puis j’avais bien hâte de retrouver mes crayons et mes pinceaux. Par ailleurs, Rémi et Sébastien sont revenus ce soir de leur semaine en famille et j’ai donc quitté la chambre que j’occupais jusqu’alors pour le plus spacieux mais bien moins intime salon. Demain, lundi, j’attaque plus sérieusement mes recherches de logement.

vendredi 21 septembre 2007

Un appart en chantier et repas libérateur

Hier soir un de mes colocs m’a dit qu’il pouvait me faire une attestation de logement en écrivant sur un papier qu’il m’hébergeait à titre gratuit. J’ai été vérifier sur internet et effectivement, ça semble être un justificatif de résidence valable pour ouvrir un compte en banque. Il suffit d’avoir en plus une carte d’identité de l’hôte et une preuve de résidence à son nom. Je me suis donc dit que j’irai m’ouvrir un compte dès ce matin, mais j’oubliais que je suis en France… il y a un délai de trois jours ouvrables pour avoir un rendez-vous dans une banque ici, ce qui me reporte à mardi… Bon, je ne m’énerve plus avec ces choses là, c’est une résolution que je prends. J’ai été tout de même faire les photocopies de mes papiers pour être bien prêt lors de mon rendez-vous.

Plus tard dans l’après-midi, j’ai été visiter un troisième logement situé à Villeurbanne, près de chez moi mais assez loin de la ville. Le quartier où il se trouve m’a semblé vraiment très tranquille; c’est essentiellement des maisons et j’ai vu peu de passants pendant que j’y étais. L’appartement, en pleine rénovation (il n’y avait encore que les cloisons), est plutôt grand : c’est un T2 (une pièce à vivre, une cuisine, une chambre et une salle de bain) de 30 m2. Ça m’a semblé assez lumineux et, si ce que dit le propriétaire est vrai, ce sera bien équipé. Cependant, le loyer est assez cher, 490 euros, et l’appartement ne sera prêt qu’au milieu d’octobre. Disons que ça donne à réfléchir… Le propriétaire m’a dit qu’il rappellerait demain et j’ignore encore qu’elle sera, premièrement, sa réponse, mais aussi qu’elle sera la mienne.

Par ailleurs, j’ai été souper ce soir chez Bénédicte et Henri, des lyonnais amis d’une amie de Québec, rencontrés à Québec il y a une ou deux semaine lors de leur voyage au Canada (ça va, vous suivez?). Cette rencontre m’a enlevé pas mal de poids sur les épaules. D’abord, ce sont deux personnes très sympathiques et très accueillantes, qualités fort appréciées lorsqu’on arrive en territoire étranger. Ils m’ont préparé un excellent repas (végétarien qui plus est, ce qui n’est pas coutume ici…) et m’ont fait découvrir leur appartement qui est très bien aménagé. De plus, et c’est là que ça devient vraiment intéressant, ils acceptent de se porter garant pour moi et m’ont officiellement invité à utilisé la chambre de leur fils, parti faire ses études au Québec (à l’inverse de moi…), si j’en avais besoin. Ils ont décidé de m’aider dans mes recherches de logement et vont contacter leur réseau d’amis pour voir s’il n’y aurait pas des possibilités quelque part. Je vous laisse mesurer combien précieuse est cette ressource pour moi et combien les choses perdent tout à coup de leur gravité. Bien que la question du logement demeure un problème entier je ne suis plus tout à fait seul à porter le fardeau et il m’est désormais permis d’espérer voir certaines portes s’ouvrir…

Sur ce, je vais me coucher.

jeudi 20 septembre 2007

Visites: du musée et d'un second appart

Alors, alors, alors… Aujourd’hui, au lieu de rester standby à l’appart toute la journée en attendant qu’on m’appelle pour une visite de logement que je devais faire dans l’après-midi j’ai décidé d’aller visiter le musée de beaux-arts de Lyon. J’ai pris une carte de la ville et je suis parti en métro pour m’économiser quelques pas. Cependant, bien qu’était effectivement inscrit sur ma carte « musée des beaux arts », l’inscription couvrait environ trois pâtés de maison et j’ai donc marché pendant plusieurs minutes dans le quartier avant de piler sur mon orgueil et de demander à un passant : évidemment, je tournais autour du musée depuis le début. Heureuse nouvelle, l’entrée au musée est gratuite pour les étudiants de moins de 26 ans. Comme j’ai pris soin de refaire ma carte d’étudiant international ISIC avant la fin du CEGEP je suis toujours éligible à ce genre de rabais (plus ou moins légalement…). Je pourrai donc profiter du musée autant de fois que je le voudrai, ce qui est une très bonne chose. Il y a d’ailleurs de très belles pièces dans la collection lyonnaise et le bâtiment en soi est fort intéressant, je vous laisse voir les photos pour vous en convaincre.

Après avoir passé une heure ou deux dans le musée j’en suis sorti et j’ai voulu aller me faire faire une passe pour les transports en commun de la ville au bureau TCL (transport en commun lyonnais) à côté. Devinez quoi : il faut avoir une pièce d’identité, des photos, un justificatif de logement, etc. Je me suis donc pris un carnet de tickets, faute d'avoir la documentation nécessaire. Je suis ensuite allé déposer mes trucs à l’appart puis je me suis rendu à une régie d’immeuble pas trop loin pour savoir quels papiers exactement je devais avoir pour le dossier de location. J’ai montré à la dame mes papiers de la caisse Desjardins et elle m’a dit que ça ne serait pas accepté, que je devais absolument avoir des papiers d’une banque française. Comprenez bien : il faut avoir un compte français pour avoir un logement et il faut avoir un logement pour avoir un compte français ! C’est vraiment n’importe quoi.

Ensuite, je suis allé visiter un second logement pas très loin de l’appart où je suis hébergé. Celui-ci était franchement beaucoup mieux. D’abord, le quartier est tout à fait correct; il est propre et m’a semblé tranquille. L’immeuble aussi est beaucoup mieux que le dernier visité : il y a un grand escalier en bois, les plafonds sont très haut, les portes des appartements sont en bois massif, etc. Pour accéder au studio que j’ai visité il a fallu passer par un petit escalier très étroit et très abrupt tout en haut de l’immeuble. Certains diraient que c’est un désavantage, moi j’ai trouvé ça charmant; ça faisait un peu trou de hobbit. Le studio en tant que tel est tout petit, 20 m2, mais bien aménagé et avec pas mal de cachet. Il y a de grosses poutres en bois au plafond, une mezzanine sur lequel se trouve le lit, une petite cuisine équipée, etc. Le propriétaire ne demande pas excessivement cher : 390 euro + charges (environ 20 euros). Maintenant, c’est malheureux mais je crois que mes chances de l’avoir sont faibles. Deux personnes ont visité le studio avant moi et ont paru intéressées… à moins d’un miracle, je crois que je peux me replonger le nez dans le journal des petites annonces.

Numéro de tel

Pour me rejoindre du Québec : 011-33-6-50-83-69-56
De la France : 06-50-83-69-56

mercredi 19 septembre 2007

Première visite d'un logement

Ce matin j’ai fait plusieurs appels à partir du journal ParuVendu pour des logements. Même si le journal n’est paru qu’hier, beaucoup d’appartements étaient déjà loués. Tout de même, j’ai réussi à avoir quelque rendez-vous pour des visites. Les logements que j’ai trouvés ne sont pas exactement ce que je cherchais mais je veux bien tout de même aller jeter un œil et faire quelques compromis au besoin.

Après avoir mangé un peu j’ai décidé de partir en escapade encore une fois dans le grand Lyon. Sébastien est parti chez ses parents pour quelques jours et il m’a laissé ses clés alors je n’aurai plus à me soucier du moment de mon retour à l’appart. Donc, je me suis d’abord rendu aux berges du Rhône et j’ai ensuite longé le fleuve pendant plusieurs minutes pour arriver dans le parc de la Tête d’Or. Ce parc est l’un des plus grands parcs gratuits de France et d’Europe et il abrite également le plus grand zoo gratuit de France. Je me suis donc baladé tranquillement sous les platanes et les chênes et j’ai pu voir un tas de petites bêtes grouillantes (derrière comme devant les barrières; les parents ont l’habitude d’amener leurs gamins au zoo..). Comme je crevais la dalle, j’ai été m’acheter une baguette et un fromage dans une épicerie pas trop loin. Cependant, il n’y avait pas d’ustensiles en plastique à la caisse et j’avais, vous en consentirez, besoin d’un couteau pour mettre le fromage sur le pain. Évidemment, on ne vendait pas les couteaux en plastique à l’unité mais bien en paquet de vingt et au coût exorbitant de 1,30 euro. N’écoutant que ma débrouillardise et mon débraillement total pour l’étiquette à table, j’ai plutôt opté pour l’équerre en plastique à 0,29 euro. Une fois mis en morceaux il est possible d’obtenir un excellent couteau en plastique avec une équerre (voir photos).

Après avoir englouti le plus de fromage et de pain possible j’ai marché pendant plusieurs heures jusqu’à un appartement que je devais visiter à l’autre bout de la ville. Première impression du quartier : les seuls commerces qui s’y trouvent sont des boutiques de pré-arrangements funéraires, les gens ont un petit air menaçant et ce n’est pas fameux côté charme et cachet. Cependant, devant l’appartement se trouvait une grande murale où était reproduite La tour de Babel de Brueghel. Je me suis dit que c’était peut être un signe… mais non. La porte de l’immeuble dans lequel se trouvait l’appartement ne pouvait pas se fermer et elle était remplie de graffitis, je pouvais voir le jour au travers des marches en bois, plusieurs fenêtres étaient brisées. J’ai longtemps hésité avant de frapper à la porte de l’appartement car je croyais que c’était un rangement à balais. C’est la locataire qui ma répondue, en tenue de soirée : jaquette blanc cassé parsemée de taches de graisses sur laquelle retombaient de grassettes boucles de cheveux du style moyen-âge à la campagne. L’appartement était mansardé (coupez la moitié de la surface habitable : 30 m2 ÷2 = 15 m2), les toilettes étaient dégoûtantes et le tout pour la modique somme de 485 euros par mois (environ 730 $). Certains choix sont difficiles à faire dans la vie, d’autres non.

En soirée je suis retourné à l’appart, j’ai soupé et voilà.

Pour ce qui du numéro pour me joindre du Québec c’est le : (YAK ou autre) – 011-33-6-50-83-69-56 (merci J-B).

mardi 18 septembre 2007

Virée en ville

D'abord, hier soir: Il pleuvait sur Lyon alors nous avons passé une grosse partie de la soirée à écouter la télé et à faire nos petits trucs. J'ai tout de même décidé d'aller me balader un peu sous la pluie pour me dégourdir les jambes. Cependant, dans mon empressement, j’ai oublié de prendre une carte et comme je ne suis pas encore familier avec mon quartier j’ai dû aller toujours tout droit puis revenir par le même chemin, question de ne pas trop mettre mon sens de l’orientation à l’épreuve. Je me suis retrouvé dans un coin un peu moche mais ça m’a tout de même permis de découvrir un magasin d’aliments bio, fermé cependant, vu l’heure.

Aujourd'hui : Initialement, mon plan était d’aller visiter un musée ou deux. Pas de bol : tous les musées sont fermés le mardi. Tant pis, j’irai un autre jour. Au lieu de ça, après m'être décrassé un peu les oreilles, j’ai décidé de partir faire une petite expédition dans la ville. Malheureusement pour vos yeux assoiffés d’images, j’ai préféré ne pas transporter ma caméra pour ne pas trop m’alourdir et pour avoir l’air un peu moins touriste. Je vous promets que j’irai prendre un tas de photos de la ville très bientôt.

J’ai d’abord été au centre commercial de la Part-Dieu pour m’acheter un cellulaire (parce que ça va faire le niaisage de payer 8 euro pour 2 min dans une cabine téléphonique…). J’ai pris le cellulaire le moins cher (39 euros) avec une carte d’appel de 60 euros (seule façon pour moi d’avoir un cellulaire, puisque je n’ai pas accès pour l’instant aux forfaits). Maintenant, la fille qui m’a servie était un peu empotée; elle a commencé à activer mon cellulaire puis, pour une raison nébuleuse, me l’a donné en me disant qu’il fallait que j’appelle à tel numéro et que je fasse je sais plus quoi et bonne soirée (c’est-à-dire : démerdre-toi, j’en ai marre). J’ai donc passé un moment à comprendre ce qu’il fallait que je fasse pour activer le truc (allez savoir s’il est vraiment activé maintenant…). Bref, vous pouvez maintenant m’appeler au (0 -33) -06-50-83-69-56 (faudrait vérifier pour l’appel outre-mer, je crois que c’est 0-33 mais je ne suis pas sûr).

Ensuite, je me suis dirigé vers le centre ville et j’ai été me perdre un peu dans les rues tout à fait charmantes du vieux-Lyon. J’ai vu un tas de petites boutiques géniales qui avaient toutes beaucoup de cachet. Je suis monté ensuite par un long escalier étroit jusqu’à la fourvière. Le temps était plus clair aujourd’hui et j’ai pu voir au loin le Mont Blanc (dans les alpes françaises). J’ai ensuite été me balader dans la Croix-Rousse (le quartier des artistes) et j’ai été faire une petite épicerie dans un Monoprix. J’y ai trouvé (enfin) du tofu mais il était assaisonné et en très petite quantité. Je suis allé par après prendre le métro puis le tram pour retourner à l’appart. Les transports en communs sont assez bien organisés ici, donc pas trop de soucis pour ça. Malheureusement, à l’appart, il n’y avait personne et, comme je n’ai pas encore la clé, j’ai dû me trouver quelque chose à faire en attendant que mes hôtes reviennent. Je suis donc retourné à l’épicerie bio que j’avais vu hier et j’y ai trouvé du tofu nature cette fois. J’en ai acheté mais il était hors de prix : 4,7 euros le 500g (plus de 6 $). Donc, soit je trouve un endroit où ils le vendent mois cher, soit je me passe de tofu pendant mon séjour ici…

Par ailleurs, j’ai reçu ce soir la nouvelle parution du journal des petites annonces local alors je compte bien passer quelques appels dès demain et j’ose espérer que cette fois les logements ne seront pas tous déjà pris.

lundi 17 septembre 2007

Un petit jour tranquille

Ça a été un jour bien tranquille aujourd'hui. Je suis allé faire des courses ce matin au Carrefour (grosse épicerie française) avec Sébastien. Pour un petit lundi matin y avait un monde fou... J'ai acheté quelques trucs pour faire les recettes de salades du CRAC. Ensuite on est allé regarder un peu pour me trouver un cellulaire; premier contact avec la maison des fous (voir Les douzes travaux d'Astérix). Pour avoir un cellulaire tout simple avec un abonnement tout simple il me faut: une pièce d'identité, un relevé bancaire français, un spécimen de chèque d'une banque française et un justificatif de domicile de moins de trois mois. J'ai la pièce d'identité... Enfin, je sais pas trop encore ce que je vais faire pour ça.

Le reste de la journée j'ai continué de chercher un appart. J'ai commencé à appeler un peu à partir des petites annonces dans le journal. Les quinze premiers endroits où j'ai appelé étaient déjà loués. De plus, la plupart des apparts sont proposés par des agences ce qui implique qu'il faut se monter un dossier: trois derniers bulletins de salaire, avis d'imposition français, copie de la dernière quittance de loyer, pièce d'identité, livret de famille (?), relevé d'identité bancaire et même chose pour le garant (obligatoirement français). Ça s'annonce périlleux. Enfin, c'est que mon deuxième jour de recherche.

dimanche 16 septembre 2007

Les premiers jours...

Bon, je suis arrivé pour de vrai. Je n'ai pas pu écrire hier alors je vais reprendre là où j'étais rendu;
Après avoir posé les pieds et mes valises à Nice j'ai rencontré dans ma chambre d'hostel un Australien fort sympathique avec qui j'ai pu bavarder un peu et passer la soirée, que je n'étirai pas très longtemps puisque j'étais éveillé depuis pratiquement 40 heures... Nous avons tout de même eu le temps de partager une pizza (immense) et une petite bière. Ironiquement, je n'ai parlé qu'en anglais durant mes deux premiers jours en France... J’étais un peu rouillé au départ mais ça a été pour la suite.
Après une bonne nuit de sommeil (Ô combien délicieuse pour le pauvre petit québécois claqué que j’étais) j’ai pris une bonne douche, trois ou quatre cafés à l’auberge de jeunesse et ai enfilé mon maillot : direction la plage. Alors là, je dois vous avouer que je pensais très fort à vous (par cruauté?...); j’ai d’ailleurs demandé à Ben, mon compagnon australien, de prendre des photos pour vous montrer combien il faisait beau et chaud, combien le paysage était paradisiaque, combien l’eau était claire etc. Bref, cet après-midi passé à cuire sur la plage fut fort agréable. Moi et Ben avons ensuite été visité un peu le port de Nice puis nous nous sommes arrêtés sur la terrasse d’un bar où il y avait une télé pour regarder le match de rugby auquel mon camarade australien, en tant que supporter averti, tenait. Je n’ai pas eu le temps de connaître l’issue du match car j’ai dû partir quérir mes bagages et me rendre à la gare ferroviaire pour attraper mon train.
Un trajet de 4h30 c’est bien, mais un de 5h30 c’est mieux… En effet, pour faire durer le plaisir nous avons été arrêtés successivement par un colis suspect dans le train précédant et par un bris mécanique sur le train. Heureusement, à mon arrivée à la gare de Lyon, Rémi (un copain français qui travaillait avec moi au CRAC) et Sébastien, son coloc, étaient là pour me ramener à leur appart, où je passerai quelques jours. J’ai déposé mes affaires puis nous sommes allés faire un petit tour rapide de la ville by night en vélo.
Je n’ai pas encore vu complètement la ville de Lyon mais je m’avance à dire que je la préfère nettement à Nice. C’est une ville qui me semble vraiment très jolie, moderne sans l’être trop, charmante, vivante, propre et accueillante. Lors de mon séjour dans le sud j’ai compris pourquoi Brice était de Nice et pas d’ailleurs : les gens là-bas m’ont semblés plutôt superficiels, très portés sur la mode et sur le luxe. Bref, je me sens beaucoup plus dans mon élément ici.
Ce matin nous avons été visiter la Fourvière, la basilique locale qui surmonte la ville, et sommes allés au marché public de fruits et de légumes. J’ai pris ça beaucoup plus relaxe pour le reste de la journée : je prends du temps de m’installer et de me débarbouiller un peu. De toute manière c’est dimanche et ici on respecte le 7ième jour… Tout est fermé. Je commence à regarder un peu dans les journaux et sur internet les annonces de logement à louer. Il y en beaucoup et ça me donne un peu le vertige tout ça; je ne sais pas trop par où commencer. Enfin, ce sera à voir dans les prochains jours.

vendredi 14 septembre 2007

Photos

Voilà, j'ai fait un tit tapon avec toutes les énergies que j'avais et j'ai mis plusieurs photos sur le blog. Je suis crevé mais je vais essayer de toffer la soirée pour ne pas avoir le décalage horaire trop longtemps. Je vais me ballader sous les palmiers sur-le-champ.

Arrivée à Nice

Aujourd'hui à 6h50 am je suis arrivé à Nice débutant ainsi officiellement mon voyage en Europe. Je dois dire que c'est une drôle d'impression (presque pas agréable...) de se retrouver en Europe un matin et de se dire: " Qu'est-ce que je fais astheure? ". Je n'avais effectivement aucune obligation ni aucune organisation en arrivant ici ce matin et à vrai dire je n'avais presque pas pensé à mon arrivée durant la préparation du voyage. J'ai décidé qu'il vallait mieux régler la question du billet de train pour Lyon avant tout et je suis donc parti en direction de la Gare routière. Après avoir constaté que, bien évidemment, une gare ROUTIÈRE n'est desservie par aucun train je suis parti vers la gare ferrovière de Nice et j'ai acheté mon billet (profitant du rabais 12-25 de 50%): je quitterai Nice demain à 17h33 et arriverai à Lyon vers 21h55. En attendant je me suis trouvé une place dans l'auberge de jeunesse officielle de Nice (Les Camelias) et j'ai visité un peu la ville. On se croirait un peu à Miami par moments... Y a des palmiers, des gens bronzés partout, du beau temps (il doit bien faire 30 degrés ici...), etc. Cependant, il y a des crottes de chien PAR-TOUT! Je savais que les français n'étaient pas forts sur ce point mais je crois bien qu'ici c'est le top du top. J'ai presque pas pu regarder la ville tellement je devais fixer mon attention sur l'endroit où je mettais mes pieds.
Bref, Nice est pas mal mais j'ai hâte de me sentir un peu plus en terrain connu. J'essayerai de mettre des photos sur internet le plus tôt possible.

À bientôt!