Je vous avais promis plus de détails et ben les voilà, et comme il faut bien commencer quelque part alors autant que ce soit par le commencement. Hier matin j’ai pris ça pénard; J’ai avancé un peu la peinture que j’avais commencé, je me suis traficoté un truc sur le poêle, etc. Après, à 17h, j’ai dû aller visiter un logement à Villeurbanne, tout près de l’appart.
À première vu le quartier m’a paru plutôt banal. Or, comme j’étais un peu en avance, j’ai décidé d’aller me balader dans les alentours. J’ai tourné à la première intersection et je suis arrivé sur une immense place publique où il y avait des bancs de parc, beaucoup de monde ainsi que deux grands bassins, d’où jaillissaient des jets d’eau. D’un côté de la place se trouvait l’hôtel de ville de Villeurbanne, colossal, et de l’autre le Théâtre National Populaire. Je me suis aventuré un peu plus loin et je suis arrivé sur une grande allée avec plusieurs commerces intéressants et de jolis restaurants. De retour à l’appartement, le propriétaire m’a fait entrer pour la visite.
L’appartement est situé au quatrième et dernier étage de l’immeuble (il me semble…) et c’est obligatoirement par un grand escalier en bois qu’on y arrive (donc pas d’ascenseur). Il s’agit d’unT1 de 30 m2 qui comprend une petite cuisine, une grande chambre et une salle de bain. Le tout est meublé sommairement et équipé en neuf. C’est par ailleurs assez lumineux et il y a un joli parquet en bois franc dans la chambre. Après un premier tour rapide, moi et le propriétaire avons abordé les sujets, chauds comme l’expérience me l’a apprise, des formalités et des garanties… pour les quitter presque aussitôt. En effet, à ma grande surprise, le propriétaire m’a dit qu’il adorait mon travail, tout comme son épouse (ils avaient vu mon site), et nous avons donc passé la plus grande partie du temps de la visite à parler de mes peintures et de mes projets. Monsieur Boutelier, le propriétaire, m’a dit qu’il m’aurait prit tout de suite, que sa femme insistait beaucoup pour qu’il me choisisse, mais qu’il hésitait à cause de la durée de mon séjour. Il préférait ne pas avoir à recommencer le processus de location trop vite. Il m’a dit qu’il avait encore quelques personnes à voir et qu’il me rappellerait le lendemain pour sa réponse.
Je suis rentré à l’appart, mais seulement pour y constater que j’allais être en retard pour la visite d’un second logement, cette fois beaucoup plus loin, à la Croix-Rousse. Je suis repartit illico, les yeux sur la montre et en faisant tout mon possible pour être à l’heure. À la sortie du métro, quelques minutes avant mon rendez-vous, j’ai été pris de panique en voyant les numéros civiques de la rue où était situé l’immeuble : j’avais devant moi le 41 et je devais, selon ce que j’avais noté, me rendre au 1510. J’ai regardé sur le plan du métro et aucune station ne desservait l’autre bout de la rue, qui paraissait étonnamment petite sur le plan pour une rue comptant plus de 1500 numéros civiques… Alarmé, je me mets à courir comme un hamster dans sa roulette en me disant que c’était la seule chose à faire pour ne pas manquer la visite. Puis, une étincelle jaillit dans le cerveau du hamster frénétique; J'ai compris quinze-dix au téléphone, ce ne serait pas plutôt 15Bis?
Lorsque, donc, je suis arrivé au logement, quinze minutes en retard, complètement essoufflé et couvert de sueur, on m’a dit de patienter dehors avec une autre personne car une visite était déjà en cours. Heureusement, je n’avais pas raté ma chance de voir l’appartement. C’était un T2 de 30 m2, très joli avec beaucoup de cachet situé dans un immeuble plus ou moins historique (donc plus ou moins décrépit, mais ça donne du charme). Le proprio a avoué que certaines parties de l’appartement étaient moins bien chauffées l’hiver, mais étant donné sa situation (la Croix-Rousse étant un quartier où on retrouve beaucoup d’artistes et généralement assez dispendieux) et le prix, relativement raisonnable, c’était acceptable.
J’ai ensuite été appelé par monsieur Boutelier : il y avait réfléchi, les autres personnes qui avaient visitées l’appart après moi ne comptaient pas y rester très longtemps non plus de toute manière, il acceptait donc de me louer le logement. J’ai dit oui.
Je suis retourné à l’appartement et j’ai fait mes bagages pour partir, comme je l’avais prévu, chez Bénédicte et Henri qui m’avaient proposés la chambre de leur fils en attendant que je trouve quelque chose (j’ai bougé pour une question de confort en fait). Comme il était relativement tard, presque 22h, j’ai appelé pour être sûr de ne pas déranger : ils sont non seulement venus me chercher en voiture mais ils m’avaient de surcroît réservé une part de leur souper au cas où (et effectivement) je n’aurais pas mangé. Après cette grande journée, je me suis couché bien épuisé.
Ce matin, j’avais mon rendez-vous à la banque pour l’ouverture d’un compte. Je me suis présenté à l’heure prévue et, comme j’avais tous les papiers nécessaires, ça c’est fait assez rapidement. Cependant, j’ai dû passer à côté de plusieurs infos importantes : la fille qui me servait était très jolie et j’avais un peu de mal à me concentrer…
Plus tard dans la journée j’avais une autre visite de logement de prévue, cette fois pour une collocation. Plutôt que d’annuler le rendez-vous, car c’était certain que je ne prendrais pas cet appart, je me suis dit que ça me ferait visiter la ville, que je n’avais rien de mieux à faire et j’y ai donc été. Je me suis présenté à 16h à l’endroit prévu, comme je l’avais mentalement noté dans ma tête de hamster. Après plusieurs minutes d’attente, j’ai regardé dans mon calepin-hamster (à vous procurer chez les détaillants qui vendent également des montres-suisses) pour constater que le rendez-vous était en fait fixé à 14h30. Tant pis, de tout manière c’était une visite inutile.
Entre temps j’ai reçu un SMS me disant que l’appart à la Croix-Rousse venait d’être loué. De toute manière, mon choix était fait: je résiderai au 55 rue Racine à Villeurbanne. Je me suis ensuite baladé en ville, je suis revenu chez Henri et Bénédicte et nous avons été voir un très bon film d’animation dans un petit cinéma en ville : Persépolis.
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