jeudi 25 octobre 2007

De retour de Suisse!

Et ben voilà, je suis revenu de Suisse! Je vous donne, comme promis, tous les détails de mon voyage.

Lundi, 22 octobre : Comme je l’ai déjà dit, je me suis levé à 5h du mat pour attraper un train qui devait partir à 7h12, qui a été annulé à cause d’une rupture du caténaire sur la rame reliant Lyon à Genève, qui été remplacé par un autre train qui devait partir à 7h38 qui a eu 30 min de retard et qui a été contourné (mais alors là royalement) à cause de la susdite rupture de caténaire, qui a passé par les pires bleds perdus, qui a eu des pépins mécaniques et qui a été forcé de faire des arrêts de service, qui finalement n’allait pas jusqu’à Genève mais s’arrêtait à Bellegarde d’où il fallait transiter dans un autre train qu’il fallait attendre et dans lequel il n’y avait plus de place et qui nous a finalement mené à Genève… à 12h30. Je devais arriver normalement à 8h54 et ai donc eu 3h30 de retard sur l’horaire.

Après avoir passé les douanes et m’être perdu quelques minutes j’ai fini par trouver le chemin de l’auberge de jeunesse et m’y suis rendu. Le City Hostel est une auberge qui, bien que pas très typique, est très propre, bien organisée et bien située. Après avoir déposé mes trucs dans la chambre, je suis allé me balader de suite dans les rues de Genève. Dès cette première excursion, j’ai été complètement charmé par la ville : Il y a un je-ne-sais-quoi de chaleureux et de gai ici qui confirme l’idée que je me faisais de la Suisse bavaroise, montagnarde et bonne vivante. Les gens y sont généralement souriants, de bonne humeur et fort sympathiques. J’ai aussi beaucoup apprécié à mon arrivée, bien que cela puisse paraître étrange, la température quasi hivernale qu’il y faisait. Je pense que l’automne comme je le connais me manquait et que j’ai retrouvé là l’air frais et maritime qui me plaît tant en cette saison.

Après une petite balade sur les quais de la ville j’ai cherché un endroit où me restaurer. J’ai hésité longtemps entre différents casse-croûtes et suis finalement entré à la brasserie-restaurant Les Brasseurs. Je prends maintenant un petit instant pour vous décrire ce repas car il a sans doute été le point le plus fort de mon voyage : J’étais complètement gelé à cause de la température, affamé car je n’avais pas pris le temps de manger quoi que ce soit le matin (en me disant que le voyage en train serait de courte durée), parfaitement enchanté de la ville dans laquelle je me trouvais et tout à fait séduit par les boiseries anciennes et le charme de la brasserie où je venais de m’asseoir. J’ai commandé une flammekueche, une sorte de pizza avec de la crème, des légumes et des olives et une bière aux cerises. Depuis déjà plusieurs semaines je ne mange chez moi que des pâtes trop cuites et des plats qui manquent souvent de goût ; je jouissais maintenant d’un repas qui m’a semblé être le meilleur du monde, dans l’endroit le plus agréable du monde.

Ensuite, après avoir marché pendant quelques heures, je me suis dirigé vers l’hostel pour attraper un pull, car il faisait définitivement frette, et pour me faire vite fait des pâtes au fromage dans la cuisine de l’auberge. J’ai alors rencontré Florian, un Allemand venu suivre un séminaire sur le réchauffement climatique avec qui je partageais ma chambre. Je lui ai offert de partager mon repas et il a accepté puisque le repas était végétarien, tout comme lui. Nous avons bavardé un peu (en anglais évidemment) et avons été en ville pour tâter du houblon local.

Mardi, 23 octobre : J’avais décidé de consacrer cette journée au plus célèbre des Genevois. Ainsi, après avoir fait un tour rapide sur l’île Rousseau, je me suis rendu assez tôt le matin à l’espace du même nom, le musée officiel situé dans la maison natale du philosophe, mais me suis cogné le nez à une porte clause, étant trop matinal. J’ai été attendre l’ouverture du musée dans un petit café pas très loin et ai mangé un croissant aux noisettes et chocolat suisse. J’ai été franchement bien déçu du musée… Il s’agit de deux pièces tout à fait normales et sans intérêt dans lesquelles ont a installé trois ou quatre panneaux avec des images et des imprimés. La visite se fait avec un audio-guide et dure 25 minutes au bout desquelles on reste avec l’impression d’avoir lu la quatrième de couverture des Confessions de Rousseau… Bref, la ville qui a fermé ses portes devant le petit Jean-Jacques ne les a pas encore parfaitement ré-ouvertes.

Par après, j’ai décidé d’aller à l’autre bout de la ville complètement pour me balader dans le jardin botanique. Sur le chemin, j’ai acheté dans un petit kiosque des marrons grillés et j’ai bien aimé l’expérience. On peut voir dans le jardin quelques animaux, des plantes rares, des serres, etc. Déception cependant : j’ai entrevu dans les arbres du jardin un suisse suisse mais je n’ai pas été assez rapide pour le prendre en photo… J’ai marché jusque dans un secteur du jardin où se trouvaient quelques musées dont celui des Suisses à l’étranger, situé dans une demeure magnifique et que j’ai visité. Ensuite, comme je me trouvais dans le secteur, j’ai décidé d’aller voir l’ONU. Coup de bol, une visite en français démarrait dans les quinze minutes. J’ai passé au détecteur de métal, j’ai montré mon passeport et on m’a fait une carte d’identité spéciale pour la visite. Je me suis alors vite souvenu pourquoi je déteste les visites guidées : il y avait dans le groupe quatre ou cinq piplettes qui semblaient rivaliser pour trouver LA question la plus hors de propos et insignifiante à poser à l’hôtesse. Cette dernière semblait d’ailleurs exaspérée et est passée à deux cheveux de remettre une de ces personnes à la sécurité lorsqu’elle s’est éloignée du groupe.

Je suis ensuite retourné à l’hostel pour déposer quelques trucs et suis reparti vers la ville pour le dîner. J’ai trouvé un petit resto sympa où on se spécialisait dans les pâtes et ai commandé un spaghetti aux chanterelles avec un petit verre de rouge. De retour à l’auberge, j’ai rencontré un chinois qui venait d’arriver dans la chambre et qui réalise des courts-métrages et des documentaires. Je lui ai parlé un peu mais il est parti très tôt le lendemain et je ne l’ai plus revu. Par après, j’ai été prendre un verre dans une brasserie artisanale en ville.

Mercredi, 24 octobre : Je me suis levé avec un petit fond de mal de gorge qui s’est plus ou moins estompé dans la journée. J’ai d’abord été prendre un petit café dans un resto en ville avant de me rendre au Muséum d’histoire naturelle. Je dois dire que mon affection pour les muséums n’est pas étrangère au petit bonhomme que j’étais qui trippait sur les dinosaures et sur Jurassic Park. Quoi qu’il en soit, j’aime bien me balader dans ce type de musée. Comme je l’ai déjà dit, il y avait là le squelette de Lucy, le spécimen le plus complet d’hominidé jamais découvert, moins complet cependant que ce que j’avais imaginé (voir photos). D’ailleurs, si la plupart des morceaux de Lucy manquent ce n’est rien comparé aux pièces du musée des Beaux-Arts que j’ai visité par après : l’étage des Beaux-Arts était carrément fermé pour rénovations, les autres pièces étaient des expos temporaires et payantes. Je n’ai pu voir que la petite salle de la préhistoire.

J’ai ensuite été déjeuner dans une crêperie bretonne et j’y ai pris une crêpe aux champignons avec une bière noire de Bretagne. Par après, je me suis baladé dans la ville et suis entré dans la maison Tavel, un musée consacré à l’histoire de la vie quotidienne genevoise. Puis, j’ai été me chercher un petit dessert dans une chocolaterie (voir photos) et ai marché jusqu’à la brasserie Les Brasseurs, dont j’ai déjà parlé, pour y prendre un bock de bière ambrée. J’ai commencé un dessin dans mon cahier pendant que je buvais ma bière et, voyant que ça semblait plaire aux serveuses et au patron du bar, j’ai décidé de leur laisser en partant.

Je suis ensuite allé en ville pour me trouver un restaurant où manger une fondue suisse, comme j’avais prévu de le faire le jour de mon anniversaire. Malheureusement, qui choisit prend pire, je suis entré dans un restaurant qui me semblait bien au départ mais qui s’est avéré, à mesure que les clients le remplissaient, fort peu à mon goût et beaucoup trop chic pour moi. La nourriture était excellente mais je n’en ai pas profité du tout : j’avais hâte de partir et je me sentais très inconfortable entouré d’une foule de vieux bourgeois en habits et en robes. Il y avait sur les murs des photos de Bill et Hilary Clinton mangeant dans le restaurant ainsi que diverses autres personnalités connues. Bref, j’ai engouffré aussi vite que j’ai pu ma soupe, ma fondu et mon verre de vin et me suis éclipsé du restaurant pour aller me réfugier dans un pub irlandais où j’étais plus à mon aise, avec une bonne pint de Guinness. Je suis ensuite allé me coucher et ai eu un peu de mal à dormir à cause de mon mal de gorge qui reprenait de plus bel.

Jeudi, 25 octobre : Ce matin, après avoir fait le check-out et laissé mes bagages dans un casier à l’auberge, je suis allé visiter le quartier des grottes situé juste derrière la gare où se trouve une série de bâtiments appelés Les Schtroumpfs à cause de leurs formes arrondies et de leur allure de champignon. J’ai ensuite été prendre un café en ville et me suis promené une bonne partie de l’avant-midi dans les rues excentrées. J’ai même tellement marché que je suis sorti de Genève et ai mis une bonne demi-heure à retrouver mon chemin. Arrivé au lac de Genève, j’ai vu que la fontaine était enfin activée et je suis allé la voir de plus près.

Par après, je suis allé déjeuner chez Les Brasseurs et j’ai pris cette fois une rösti aux légumes, une sorte de galette aux patates avec des légumes sautés. J’ai été prendre mon dessert dans une glacerie un peu plus loin. J’ai commencé alors à trouver que je tournais un peu en rond et j’étais bien embêté de me trouver une occupation jusqu’à l’heure de mon départ en train, prévu à 18h. J’avais visité tous les musées que je voulais voir, j’étais plutôt crevé d’avoir marché presque huit heures par jour depuis mon arrivée et j’étais affaibli par mon fond de grippe, toujours présent. J’ai décidé d’aller voir à la gare si c’était possible de devancer mon train et la personne à l’accueil m’a assuré que je pouvais prendre n’importe quel train se dirigeant vers Lyon avec mon billet, peu importe l’heure. J’ai donc été faire un saut à l’épicerie pour m’acheter un kilo de chocolat et un kilo de fromage à fondu (des petits souvenirs incontournables, héhé) puis j’ai été cherché mes bagages à l’auberge et suis retourné à la gare d’où un train partait pour Lyon dix minutes plus tard, soit à 14h52. Cette fois, et heureusement, pas d’embrouille avec le train. Je suis arrivé à Lyon vers 16h40 et me suis dirigé illico vers mon appart où j’ai retrouvé mon petit chez moi douillet et mes petites affaires.

Ce soir je prend ça plutôt relaxe : je me suis ouvert une petite bouteille de vin et je prends le temps d’écrire ce message avant d’aller dormir un bon coup.

lundi 22 octobre 2007

Arrive a Geneve

(Les accents viendront plus tard...) Je ne vous ecris qu'un tout petit message pour vous dire que je suis bel et bien arrive a Geneve. Je me suis leve ce matin a 5h pour etre bien certain de faire tous les preparatifs et pour arriver a l'heure pour prendre mon train, dont le depart etait initialement prevu a 7h12 et l'arrivee initialement a 8h54, et je dis bien initialement. Vous vous rappelez de ma premiere experience avec la SNCF (1 heure de retard), et bien elle vient de battre son record: sur un trajet qui devait initialement durer 1h40 j'ai eu 3h30 de retard! Je suis arrive a 12h30 au lieu de 8h54 car un catenere machin avait rompu sur la rame machin et blablabla nous sommes desoles pour les inconvenients etc. Je suis donc arrive furax a Geneve. Mais, toute ma mauvaise humeur (et Dieu sais que je l'etais) et ma soif de vengeance n'ont pas resistes a cette ville: wow, wow et re-wow! Je ne vous en dis pas plus pour l'instant mais je vous laisse sur cette image de moi soutillant et chantant comme un schtroumpf a travers les rues de la ville.

dimanche 21 octobre 2007

Parti pour Genève

Désolé de ne pas avoir donné de nouvelles avant mais la routine commence à bien s’installer et je n’ai pas fait grand-chose de très hors du commun ces derniers jours. En gros, j’ai fait beaucoup de peinture, j’ai été me balader quelques fois en ville et je me suis reposé. Voilà.

En revanche, je suis à la veille de mon départ pour Genève et je compte bien profiter pleinement de la ville. Déjà, en fouillant un peu sur internet j’ai vu qu’il y avait quantité de musées apparemment fort intéressants. Entre autres, le musée Jean-Jacques Rousseau, situé dans la maison natale du célèbre philosophe, le Muséum d’Histoire Naturelle, où se trouve parait-il Lucy le plus vieil être humain trouvé à ce jour, le Musée des Beaux-arts, l’ONU, etc. Je compte par ailleurs m’offrir un copieux repas d’anniversaire qui sera, soyez-en sûr, très fromagé (les fondues et les raclettes sont, selon certaines sources, végétariennes la plupart du temps en Suisse).

Je ne trimbalerai pas mon portable avec moi et ne ferai que des efforts mollassons pour trouver un café internet (autant dire les choses franchement). Conséquemment, je ne vous raconterai mon petit voyage en pays Helvète qu’à mon retour, le 25 octobre. Je vous souhaite une bonne semaine et, si ça peut faire plaisir à certains, sachez qu’il fait un froid de canard ici depuis quelques jours.

lundi 15 octobre 2007

Nouveau numéro de téléphone

Depuis avant-hier j’ai réussi, en plus de ma connexion internet, à programmer et à rendre fonctionnels la télé et le téléphone. Vous pouvez désormais me joindre au 09 50 15 67 28 (du Québec 011 33 9 50 15 67 28). Cependant, si vous avez à le faire et que ce n’est pas trop pressant envoyez-moi un mail pour que je vous appelle; ça ne me coûte pas un seul centime de plus d’appeler au Québec.

Pour ce qui est de la télé elle fonctionne mais, malgré le demi-millier de canaux disponibles, j’ai un peu de mal jusqu’à maintenant à trouver des trucs intéressants. J’imagine que c’est une question d’adaptation. Je peux par contre me rabattre sur ce que je connais déjà : j’écoute parfois les épisodes d’Un gars une fille version française (avec Jean Dujardin) et je subis l’horrible voix française d’attardé d’Homer dans les Simpson.

Par ailleurs, j’ai terminé avant-hier une commande et je me suis mis présentement au boulot pour entreprendre une nouvelle toile de 1,30 m par 1 m, aussi une commande, qui devrait m’occuper pendant un moment.

Aussi, j’ai été m’acheter un nouveau rideau de douche hier chez ADS (équivalent à un petit Réno-Dépôt). Enfin, je ne serai plus obligé me re-laver si je touche au rideau en sortant de la douche. Fait amusant, lorsque je suis allé chez ADS j’ai également demandé un gallon à mesurer et on ne m’a dit qu’ils n’en avaient pas. J’ai trouvé ça bizarre et j’ai demandé s’ils avaient des règles métalliques; on m’a conduit dans une allée où il avait une section remplie de gallons à mesurer de toutes les tailles et de toutes les sortes. J’avais oublié que « gallon » ne signifiais plus rien depuis le 18ième siècle ici…

D’autre part, comme c’est mon anniversaire la semaine prochaine, j’ai décidé de planifier une première petite excursion. J’ai comparé rapidement les prix et j’ai décidé de faire un saut en Suisse pour quelques jours. J’ai donc réservé mes billets de train et partirai du 22 au 25 octobre à Genève (je m’en sors pour 20 euros aller-retour). Je vous en redonne des nouvelles.

samedi 13 octobre 2007

Un mois déjà

Alors, mes petits amis : Hier matin, je me suis rendu chez Henri et Bénédicte pour voir mes messages et pour constater que la compagnie internet Free venait de m’envoyer un courriel m’annonçant l’arrivée imminente (dans la journée) de ma Freebox (kit de connexion internet) par UPS. Or, je n’étais pas chez moi, comme je viens de le dire, et ai donc dû mettre un terme rapidement à mes activités internautiques (?) pour me rendre au plus sacrant à l’appartement afin de ne pas rater le livreur. Cependant, comme j’avais invité Henri et Bénédicte à venir souper chez moi le soir, j’avais plusieurs courses à faire pour la préparation du repas et j’ai donc dû demander au propriétaire du Kebab juste à côté de l’immeuble de prendre la livraison si elle arrivait en mon absence. De toute manière, j’ai eu le temps de faire toutes mes petites emplettes avant que le livreur n’arrive. J’ai eu ma commande un peu plus tard, au courant de l’après-midi. Excité comme un gamin, je me suis mis à déballer soigneusement le routeur et à éventrer les emballages en faisant se rependre des liasses de fils et de câbles un peu partout dans la pièce. Je branche et… oui, vous vous en doutez : ÇA NE FONCTIONNE PAS! Je retiens une larme, je range (crisse) tout ça dans un coin de la chambre, puis je me mets à mes casseroles car l’heure avance et j’ai des invités ce soir.

Au menu pour le repas : gratiné de pommes de terre, croquettes de riz et gâteau au chocolat. J’ai commencé par préparer le gâteau, puis les croquettes, et au moment où je m’apprêtais à commencer le gratiné le téléphone sonne : Henri et Bénédicte ne pourront pas venir ce soir car Bénédicte est au lit, mal en point. Heureusement, ce que j’avais préparé jusque là se conserve assez bien et j’ai donc tout simplement mis mes plats au frigo et me suis préparé un petit repas plus simple. En soirée, j’ai décidé d’aller me balader dans le centre ville et je suis arrêté dans un bar qui fabrique sa propre bière. La rousse que j’ai prise était excellente, je compte y retourner pour gouter aux autres.

Ce matin, je me suis levé aux toutes petites heures pour me rendre dans un vide-grenier avenue de Saxe. Mes expériences antérieures m’ont appris qu’il faut arriver tôt ici pour avoir du choix et comme je m’étais mis dans l’idée de me trouver une petite télé et que la denrée est plutôt rare et très en demande j’ai préféré me pointer dès l’ouverture du marché. C’était particulier de voir des dizaines de personnes avec leurs lampes de poche (il ne faisait pas jour encore) examiner les tables débordantes d’objets de toutes sortes.

Après quelques minutes de marche, j’ai trouvé une télé pas trop mal et j’ai négocié un prix convenable. J’ai demandé aux gens qu’ils me la réserve le temps d’aller chercher l’argent au guichet et à mon retour, vingt minutes plus tard, ils m’ont dit avoir eut des dizaines d’offres. Ils me l’avaient tout de même gardée de côté. J’ai payé et me suis baladé un peu dans le vide-grenier. J’ai trouvé des enceintes d’ordinateur, un téléphone, des fourchettes (j’en manquais), des bouquins, des verres, etc. Lorsque j’ai voulu récupérer ma télé pour aller chez moi j’ai eu une mauvaise surprise : elle pèse une tonne métrique. J’avais comme projet de l’apporter dans le métro mais comme j’étais convaincu qu’il me serait impossible de me rendre seulement jusqu’à la bouche avec ce cailloux dans les bras j’ai dû trouver une autre solution. J’ai appelé tous ceux que je connais ici (les deux personnes que je connais ici) et suis tombé coup sur coup sur des répondeurs. J’allais me résoudre à entreprendre de me faire Atlas et de porter ce menhir jusque chez moi (à plus d’une heure de marche) mais le vendeur m’a gentiment proposé de venir me la porter près de chez moi à la fin de la journée. Je suis donc parti avec un poids de moins (c’est le cas de le dire) sur les épaules.

Une fois à l’appartement j’ai eu un appel; Bénédicte et Henri proposaient que nous remettions le souper raté d’hier à ce midi. J’ai accepté et me suis mis à la popote afin de faire le gratiné que je n’avais pas commencé la veille. Ils ont apporté une très bonne bouteille de vin et nous avons eu plusieurs raisons de célébrer : c’était aujourd’hui même l’anniversaire d’Henri (!), la crémaillère n’avait pas été encore pendue dans mon nouveau logement, il y a un mois jour pour jour que j’ai débuté mon voyage et j’avais à leur remettre un petit présent pour les remercier de leur soutient et de leur accueil. Ce fut fort agréable et ils ont été bien contents de la petite toile que je leur ai fait (voir photos).

Après le repas, j’ai décidé de réessayer mon routeur et, par je ne sais trop quelle action divine, il s’est mis à fonctionner! J’ai ensuite dû aller au rendez-vous que m’avait donné le vendeur pour récupérer ma télé. Après maints efforts, j’ai enfin réussi à trainer cette masse tout le long de ma rue puis à la hisser jusqu’au quatrième étage.
Ainsi, un mois après mon départ pour la France, je suis maintenant logé, installé, équipé et branché (internet, télé, téléphone). Je vais essayer de sortir quand même une petite fois de temps en temps mais je ne vous promets rien… ;-)

mercredi 10 octobre 2007

Où est le lapin Energizer quand on en a besoin?

Je suis dans un pub et ma batterie est presque épuisée alors je vais être bref. Hier, après avoir fait un peu de peinture, je me suis rendu chez Henri et Bénédicte pour voir mes messages. J’ai ensuite été faire quelques courses au Carrefour du coin et je me suis préparé un plat franchement pas mal grâce à mon nouveau four. J’ai pris ça flan mou pour le reste de la soirée et je me suis couché assez tôt.

Aujourd’hui j’ai dû rester chez moi toute la journée : mon proprio m’avait dit qu’il passerait pour que je lui paie le loyer. J’ai donc fait un brin de ménage et je me suis mis à l’ordinateur pour le reste de la journée. J’ai fais quelques mises à jour sur mon site web qui en avait bien besoin. Je vous suggère d’aller voir entre autres la commande que j’ai réalisé cet été : Un repas festif. L’adresse, pour ceux qui ne la connaissent pas : http://felixgirard.turbopix.net/ .

mardi 9 octobre 2007

Les moteurs s'échauffent

Depuis avant-hier j’ai passé plus d’une vingtaine d’heures assit à ma table à faire de la peinture; Comme je suis maintenant bien installé et que je n’ai plus à passer le plus clair de mon temps à faire des démarches pour ceci et cela je peux enfin me mettre à l’œuvre et retrouver un rythme de production acceptable.

Hier, j’ai dû aller à la banque afin de demander pourquoi je n’ai toujours pas reçu ma carte bleue et mon chéquier (je l’aurais bien fait par téléphone mais après avoir passé vingt minutes à entendre « Banque Populaire bonjour, merci de conserver la ligne, un préposé vous répondra sous peu », un gars s’écœure). Je me suis donc rendu à la banque, situé à une bonne demi-heure de marche, et ai posé la question. On m’a dit qu’ils attendaient d’avoir une copie de mon bail pour envoyer tout ça à mon adresse. Me forceraient-ils à faire l’aller-retour jusque chez moi? « Qui s’est brûlé la langue n’oublie pas de souffler sur sa soupe » ; Oui, je ne sors plus maintenant sans avoir avec moi moult paperasse et j’ai donc sorti le bail de mon sac tel Arthur fit jaillir Excalibur du roc, faisant ainsi tressaillir hostiles et rivaux (en l’occurrence le préposé de la banque). J’ai par ailleurs profité de l’occasion pour retirer l’argent pour payer le loyer du mois d’octobre.

Ceci fait, je me suis rendu chez moi et, fatigué de coller au plancher, j’ai entrepris de faire un brin de ménage dans l’appartement. Ensuite, j’ai fait un petit saut en ville pour aller acheter une grande toile qui servira pour une de mes commandes. J’ai passé le reste de la journée sur mes tableaux.

Tard en soirée, vers 23h, j’ai décidé de lâcher un peu mes pinceaux et d’aller prendre le frais. J’ai marché pendant plus de deux heures et me suis rendu à pied dans le centre ville. Lyon est une très belle ville le jour, je l’ai déjà dit, mais c’est la nuit qu’elle est au zénith de son charme et de sa beauté; Marcher dans les rues désertées de la ville relève du magique. La façon dont la ville est illuminée de toutes parts lui confère un caractère quasi féerique. J’essaierai de prendre quelques photos un de ces quatre pour vous montrer.

dimanche 7 octobre 2007

La folie consommatrice sévit toujours

Je me suis levé au aurores hier matin pour me rendre au vide-grenier Chevreul, un méga marché aux puces tenu annuellement et regroupant pas loin de 400 exposants. Je m’y suis baladé pendant trois heures et demi et je ne suis pas repassé deux fois au même endroit. Je dois ici confesser que je deviens complètement fou quand je vois des vieilleries pas chères, surtout des vieilleries européennes pas chères (qui, comme chacun le sait, sont généralement de plus grande qualité et beaucoup plus rares que les vieilleries pas chères américaines). Ainsi, je me suis pratiquement arrêté devant chaque petit bout de métal, chaque bibelot. Une bataille incessante se tenait en mon for intérieur entre ma raison et mon envie de tout acheter. Il y avait tant de tables et tant d’objets que je me suis vite trouvé complètement étourdit.

Finalement, j’ai cédé pour un cogne-porte, un chandelier, une planche à découper et un presse-ail. Aussi, je me suis trouvé un petit four payé huit euros qui s’avère, jusqu’à maintenant, fonctionnel. C’est une heureuse nouvelle qui me permet de doubler l’étendue de mon alimentation (en plus de manger des pâtes, je peux maintenant manger des pizzas).

En soirée et ce matin j’ai travaillé sur mes commandes. Je suis présentement chez Bénédicte et Henri et j'en profite pour faire une petite brassée.

vendredi 5 octobre 2007

Vive IKEA

Hier, après avoir fait une peu de peinture dans la matinée, je me suis rendu chez Bénédicte et Henri car Bénédicte m’avais proposée de m’emmener au IKEA de Lyon, excentré, pour que je puisse acheter quelques menus éléments afin de rendre mon appartement plus agréable et fonctionnel. Je n’ai été que rarement dans ma vie au fameux magasin suédois et, en tout cas, jamais avec l’intention ou le besoin de m’y procurer quoi que ce soit. Cette fois, j’ai été parfaitement possédé par le Dieu consommation. Je butinais d’ilot en ilot, de section en section en m’émerveillant toujours davantage à la manière d’un TinkyWinky évaporé des prix ô combien bas et de la quantité d’objets que je voyais. Vous comprendrez donc que je ne suis pas sorti de ma balade indemne : en quittant le IKEA j’avais sur mon chariot une étagère, un sac à linge sale, un kit de trois chaudrons, un paquet de six verres, deux tasses à café, un tapis de bain, une lampe de bureau, un chevalet, un paquet de plats en plastique, un couteau, des torchons, un porte-ustensiles et 75 euros de moins dans mes poches… J’étais sensé aller acheter un futon dans un dépôt-vente après mais j’ai laissé tombé, il n’y avait plus de place dans la voiture.

En soirée, je me suis fait un repas pas si mal et j’ai peint. J’ai d’ailleurs débouché ma bouteille : c’est un vin que je qualifierais de… disons rond, coloré, fruité et tout en équilibre (c’est pas parce que c’est écrit sur l’étiquette que je ne le pense pas…). Bref, c’est un vin pas pire pantoute pour 3 euros.

Aujourd’hui, j’ai pris l’annuaire, je me suis fait une liste de tous les marchands d’articles d’art et je suis allé comparer les prix. Franchement, il y a de quoi être déçu. Je croyais que nous payions à outrance à Québec à cause du quasi-monopole d’Omer DeSerres et que je trouverais facilement ici des articles beaucoup moins onéreux mais ce n’est pas du tout le cas. L’endroit qui m’a semblé avoir le plus de choix et les prix les moins élevés vendait tout de même la plupart des articles que j’utilise habituellement au double du prix au Québec. D’ailleurs, chose amusante, ce magasin est nouvellement associé avec Omer DeSerres et j’ai donc pu retrouver certains produits de leur marque maison ici.

Par ailleurs, bonne nouvelle : je devrais avoir ma connexion internet d’ici 3 semaines. J’ai enfin retrouvé le numéro de la ligne téléphonique de l’ancien occupant ce qui m’a permis de faire une demande de connexion à Free, une des compagnies internet principales en France. Le forfait qu’ils proposent est assez avantageux : internet wifi haut-débit, télé numérique et téléphone illimité et gratuit vers le Canada pour 30 euros par mois, sans aucun frais d’installation. Par contre, ils n’ont aucun point de service et tout doit se faire par internet (oui, il faut avoir internet pour avoir internet ici…) ce qui explique le délai relativement long pour le branchement…
Présentement je suis dans un petit bar où il y a une connexion wifi gratuite. Je n’arrivais pas à me connecter alors j’ai dû demandé au type à côté de moi : il m’a connecté et m’a donné en prime vingt minutes de bons conseils sur le meilleur moyen de télécharger des mangas animés sur le net (sigh). À la prochaine!

mercredi 3 octobre 2007

Une petite journée

Aujourd’hui fut une petite journée bien tranquille. Je me suis levé un peu marabout et me suis adonné à quelques exercices de prose dans la langue d’Elvis Gratton sur la thématique « il est 7h30 du matin et on fait des travaux juste sous ma fenêtre ». Je me suis ensuite mis à la peinture pour le reste de la journée et j’ai terminé une première toile que je devrais normalement mettre sur le site sous peu. J’ai par ailleurs été faire quelques courses durant l’après-midi et j’ai acheté une première bouteille de vin. Je vous en donne des nouvelles dès que j’y aurai goûté. Ce soir je suis chez Bénédicte et Henri, je suis passé prendre une tasse de thé et un morceau de gâteau.

mardi 2 octobre 2007

La vie à deux

Je me suis levé plein de bonnes intentions hier mais je me suis vite trouvé déconfit. Je voulais aller au centre allocations familiales pour voir si j’étais éligible à une allocation au logement mais je ne trouvais pas l’adresse. Puis, j’ai voulu faire les démarches pour me connecter à internet : ça m’a bien coûté 6 euros (1,50 l’appel au centre de service de Free, une compagnie internet, puis 0,40 la minute pendant une dizaine de minutes d’attente) pour me faire dire que ça m’en coûterais vingt autres si je voulais me connecter puisque le système ne trouvais pas l’ancien numéro de téléphone de mon appartement. Raplapla, j’ai décidé de me rabattre sur mes pinceaux et de reprendre toutes ces démarches, si agréables soient-elles, une journée où mon horoscope me prédirait des relations plus heureuses avec la fonction publique.

Quand même, malgré l’alignement inquiétant des planètes, je suis sorti de chez moi en après-midi pour me rendre dans un dépôt-vente situé dans le huitième arrondissement. Une belle surprise m’attendait. Tel Moïse pourfendant les eaux sombres de la mer morte pour tracer un chemin vers la terre promise ou la main de Dieu illuminant les ténèbres, elle était là, porteuse d’espoir et de félicité : ma cafetière. En l’apercevant j’ai tout de suite su que c’était elle et nous nous enlassâmes longuement en riant et en tournoyant au ralentit dans des champs de pâquerettes (du moins est-ce l’impression que j’ai eu…).

Comme la journée me paraissait tout à coup plus souriante, j’ai ensuite décidé de marcher jusque chez moi et j’ai croisé sur mon chemin le musée Lumière (Lyon étant la ville des frères Lumières, inventeurs du cinéma), fermé malheureusement puisque c’était lundi. J’ai résolu d’y retourner dès le lendemain. En soirée, j’ai fait de la peinture et j’ai célébré ma nouvelle union avec ma douce italienne (la cafetière).

Ce matin, après avoir flemmardé quelque peu, je me suis rendu comme je l’avais convenu au musée Lumière. Il s’agit en fait du château d’un des frères qui a été transformé en musée. La visite est très intéressante et la bâtisse est magnifique. Je me suis ensuite baladé dans les rues de Lyon et je suis retourné chez moi. Ce soir je compte aller visiter mes anciens colocataires.

En passant ne vous gênez pas pour m’envoyer vos commentaires ou pour me donner des nouvelles : je les lis avec plaisir même si je n’ai pas toujours le temps d’y répondre.