lundi 12 novembre 2007

Party time!

Après avoir passé plusieurs semaines à faire le moine et à ne parler à presque personne je me suis enfin décidé à sortir de chez moi et à affronter la lumière crue du jour. J’ai été me balader un peu et j’ai découvert de nouveaux secteurs de la ville que je ne connaissais pas. Puis, j’ai reçu l’invitation par courriel d’une Italienne venue depuis peu s’établir à Lyon pour son travail et avec laquelle j’avais sympathisé alors que je cherchais une possibilité de colocation (et que elle aussi). Elle a trouvé une colocation en plein cœur de la ville avec deux autres Français et c’était samedi la pendaison de la crémaillère. Chacun des colocs avait invité quelques personnes et la plupart des invités ne se connaissaient pas entre eux. Ça a été une soirée fort sympathique et j’ai pu faire la connaissance de plusieurs personnes avec qui je garderai possiblement contact.

Dimanche, pas trop dedans, j’ai commencé tranquillement à faire mes peintures et je me suis finalement arrêté le soir venu seulement. Je me suis reposé en me laissant aller au reliquat de mes basses pulsions juvéniles en me bidonnant bien devant American Pie qui passait à la télé.

Lundi matin, prenant mon courage et une immense liasse de papier à deux mains, j’ai décidé de me rendre à la CAF (Caisse d’Allocation Familiale) pour voir si j’étais éligible à l’allocation au logement. Éveillant le stratège en moi, j’ai décidé d’attaquer tôt pour éviter les files d’attente et profiter de l’effet de surprise sur les préposées. J’ai tiré le premier : « Suis-je éligible à l’allocation au logement madame? ». « Z’avez un visa de séjour? » de riposter ma rivale. « Oui, madame! », et tac! « Et bien je vous répondrai par la bouche de mon imprimante, monsieur! ». Sortant l’artillerie lourde, mon adversaire me mitrailla de dizaines de rafales de formulaires à remplir. Ma motivation est morte au champ d’honneur. Dérouté, affaibli et ayant subi de lourdes pertes, j’ai sonné la retraite. J’emportai avec moi les formulaires comme autant de blessures à soigner. Bien sûr, il me faudra du temps pour que les plaies béantes que sont les cases à remplir se referment toutes mais j’y arriverai et le jour où je serai enfin remis sur pied c’est avec ses propres armes que je viendrai à bout de mon ennemi.

Après mon court passage à la CAF, j’ai voulu aller à la FNAC pour acheter des billets pour un match d’impro Lyon-Québec qui est donné dimanche prochain (auquel participent Luc Senay et Réal Bossé) mais, comme c’était fermé, j’ai décidé d’aller attendre l’ouverture dans un petit café à côté. J’étais en train d’examiner avec dégoût les formulaires qu’on venait de me donner quand j’ai entendu un son familier : deux Québécois étaient assis au comptoir du café. Je suis allé leur parler et j’ai demandé ce qu’ils faisaient là, je leur ai expliqué ma situation et on a convenu de se donner rendez-vous le soir même pour aller prendre une bière quelque part. Après, sur le chemin du retour, je me suis arrêté au Troc de l’île pour me trouver quelques trucs pour l’appartement et j’ai vu un joli futon deux places que j’ai acheté. On m’a prêté un chariot et j’ai fait trois allers-retours jusqu’à mon appartement pour transporter le futon démonté et le matelas. Le monter jusqu’au quatrième étage tout seul ça a été moins facile mais j’ai fini quand même par réussir. Donc, avis aux intéressés : y a de la place pour coucher si vous venez me visiter!
Après, je suis allé faire une grosse brassée de lavage et j’en ai profité pour laver la pochette protectrice du matelas du futon. Je suis revenu chez moi, je me suis préparé à bouffer et j’ai travaillé sur mes trucs un peu. Étienne et David, les deux québécois, m’ont ensuite appelé et m’ont proposé de venir chez moi avec une bouteille de vin au lieu de sortir. J’ai accepté avec plaisir et ils sont arrivés un peu plus tard dans la soirée. Ça a été super agréable et ça m’a fait franchement du bien de pouvoir parler québécois pour de vra, sti! David, qui était sorti fumer, a ramené une des locataires de l’immeuble qu’il avait croisé et j’ai donc pu rencontrer ma voisine (!). Avant qu’ils partent, j’ai proposé à Étienne et David de rester chez moi durant leur passage à Lyon. Étienne devait partir le lendemain pour Paris mais David a semblé intéressé, on en discutera…

Par ailleurs, j’ai appris dernièrement que mon père viendra me rejoindre pour passer les fêtes avec moi. Je commence à planifier un peu son séjour ici et peut-être un éventuel voyage quelque part en Europe.

1 commentaires:

Marianne a dit…

On conseille Berlin...!