lundi 31 décembre 2007

Noël à Barcelone

* Je publie deux articles en même temps, commencez par celui qui s'appelle A dogday afternoon pour bien suivre...
Mercredi, 19 décembre. Après avoir fait nos bagages et mangé un petit quelque chose nous avons été au bureau de la SNCF afin de nous faire rembourser le billet qui avait été perdu à cause du retard d’avion. J’ai retrouvé la préposée qui m’avait servie deux jours auparavant et elle a effectué le remboursement en me soulignant bien que la situation était exceptionnelle… Puis, nous nous sommes dirigés, sacs sur le dos, vers la gare Part-Dieu afin de prendre la navette qui nous conduisit à l’aéroport de St-Exupéry. De là, nous avons pris l’avion à 18h25 et sommes arrivés à Barcelone à 19h35. Un bus nous a ensuite conduit au cœur de la ville, jusqu’à Plaza Catalunya.

J’ai tout de suite retrouvé l’atmosphère festive et estivale qui m’avait tant charmé la première fois que j’ai visité Barcelone. J’avais peur de trouver une ville plus grise et plus triste en plein hiver que celle que j’avais laissé il y a bientôt quatre ans au mois de juillet; même un soir de semaine en plein mois de décembre et sous la pluie, la ville ressemblait à un festival d’été en puissance.

Au sortir de la navette nous nous sommes immédiatement dirigés vers l’auberge de jeunesse, située sur une rue attenante à la Rambla. Nous avons mis quelques minutes à trouver et sommes arrivés à l’auberge BCN Loft à 21h20. Nous avions réservé deux nuits sur Internet et j’avais déjà payé un acompte d’une dizaine d’euros. Il restait normalement 64 euros à payer et j’ai donc été surpris lorsque le commis m’a demandé 89 euros… Apparemment, dans cette auberge toute arrivée après 21h est chargée d’un 25 euros supplémentaire. Comme il se faisait tard et que nous étions fatigués par le voyage nous avons allongé la monnaie tout en se disant bien qu’à la moindre arnaque supplémentaire on irait voir ailleurs.

Autre surprise, ce que nous pensions être l’auberge de jeunesse n’était en fait que la régie et il nous a fallu marcher quinze minutes avant d’arriver à l’immeuble où était située notre chambre. Cette dernière avait toutes les qualités requises pour faire un bon garde-robe; Au moins, nous avions une chambre à nous ce qui est plutôt rare dans les auberges de jeunesse. Et puis le reste de l’appartement semblait très calme et nous avions une cuisine relativement bien équipée. Nous avons posé nos affaires et sommes sortis en ville pour aller se restaurer dans un café sur la Rambla (l’artère touristique principale de la ville). Nous nous sommes ensuite promenés un peu dans les rues du vieux quartier et sommes retournés à l’auberge pour la nuit.

Jeudi 20 décembre. Après notre réveil aux aurores (11h…) nous avons été prendre un petit café et un croissant dans un café sur La Rambla et nous sommes ensuite dirigés vers le Passeig de Gracia où sont sis deux des plus beaux ouvrages du célèbre architecte catalan Gaudi. Comme je savais, pour l’avoir déjà visité, que la Casa Batlló était formidable et que, pour en avoir entendu parler, la Pedrera était pas mal moins hot nous avons opté pour la visite de la première. J’avais gardé d’excellents souvenirs de cette maison où tout est en courbes et où les formes rappellent, à mesure de l’ascension, les fonds marins, la terre et le ciel. J’avais oublié beaucoup de choses cependant, c’est avec une grande joie que je me suis promené à nouveau dans les salles de ce joyaux.

En sortant de cette visite, nous avons pris le temps d’aller regarder de l’extérieur la Pedrera puis nous nous sommes perdus dans les rues du quartier et avons décidé d’aller manger dans un buffet All-you-can-eat, un nom qui a sonné pour moi comme un défi (je dois encore être en train de digérer ce repas…).

Par après nous avons marché sur la Rambla et avons été jusqu’à la mer. Nous nous sommes ensuite baladés dans les rues étroites du quartier gotique en attendant notre rendez-vous avec Belén, une de mes amies espagnole rencontrée en Irlande et qui demeure depuis peu à Barcelone. Ensemble, nous avons marché dans de nouveaux secteurs du quartier gotique puis nous nous sommes arrêtés dans un petit resto pour manger quelques tapas (la spécialité du coin , je laisse le Larousse vous en dire plus: «Les tapas sont de petits plats qui se consomment à l’apéritif ou en remplacement d’un repas, notamment le dîner. Le mot recouvre une grande variété d’aliments : olives, omelette aux pommes de terre, morceaux de jambon et de fromage, calamars… qui se commandent à plusieurs et sont partagés entre tous. »). Par après nous avons été voir la Cathédrale gotique et puis nous avons laissé Belén aller préparer ses valises pour son départ pour Séville le lendemain.

Vendredi 21 décembre. Après notre lever nous nous sommes immédiatement dirigés vers la Sagrada Familia, l’immense cathédrale toujours en construction de Gaudi. De nouveau, j’ai été émerveillé par le bâtiment et par l’ambition de l’architecte, qui a été renversé mortellement par un tramway pendant les travaux de la Sagrada tout près du chantier de construction.

En quittant l’église, nous avons marché dans les alentours et nous nous sommes dirigés vers la mer. Nous sommes arrivés face à deux immenses tours situés sur la côte et avons été jusqu’au quai. Nous avons ensuite marché sur la plage et observé la mer qui était relativement agitée en ce jour froid et pluvieux. J’ai d’ailleurs pris une bonne douche d’eau salée, bien froide et bien surprenante sur le bord de l’eau ce jour-là : Mon père, un véritable junkie de la photo, voulait absolument que j’aille me mettre sur le bout d’un petit brise-lame afin d’immortaliser le moment. Comme il venait tout juste de le faire sans pépin, j’acceptai sans trop broncher et pris ma pose sur la dernière roche de l’allée. Et j’ai senti comme une humidité dans mes chaussures, sur le dos de mes jambes et dans mon cou : une immense vague venait de me passer dessus.
Nous avons ensuite marché le long de la plage pendant que je tentais de sécher et nous nous sommes dirigés vers l’aquarium qui est, semble-t-il, le plus gros d’Europe ou un truc comme ça. Nous y sommes entrés et avons été plutôt déçus, puisque qu’en 25 min on avait fait le tour et étions sortis… Nous avons ensuite marché dans la ville et sommes rentrés à l’auberge pour nous préparer un petit repas.

Samedi 22 décembre. Journée consacrée essentiellement à la visite du musée de l’art catalan. Il s’agit d’un immense palais reconverti en musée et dans lequel on trouve de nombreuses œuvres intéressantes. Nous en avons eu pour tout l’après-midi et n’avons même pas pu voir toutes les salles. Durant la soirée nous avons essayé de me trouver de nouvelles chaussures (voir photos, je n’ai plus que des lambeaux de chaussures) mais sans succès , puis nous sommes rentrés à l’auberge pour nous préparer un repas.

Dimanche 23 décembre. Nous avions réservé pour dimanche la visite du Park Guëll, à l’ouest de la ville. Il s’agit d’une autre réalisation de Gaudi; c’est un immense parc aménagé dans la ville où l’on peut se promener sur des allées et des passerelles en pierres. On y trouve également quelques bâtiments dont le musée d’interprétation du parc et le musée Gaudi, que nous avons tous deux visités. Après avoir passé la journée dans le parc nous sommes allés de nouveau marcher dans les vieux quartiers. En soirée nous avons assisté à un excellent concert de flamenco dans un petit bar situé sur la Plaza Reial.

Lundi 24 décembre. La veille de Noël. En matinée nous avons été marcher de nouveau sur la plage et, comme il faisait beau, j’ai même pu retirer mes souliers (qui de toute manière ne sont plus que des squelettes de souliers) et marcher pieds nus dans le sable. Nous avons même vu une fille complètement dingue nager ce matin-là. Nous avons ensuite été marcher dans les vieux quartiers et sommes allés, le soir venu, dans un restaurant sur la Rambla pour le réveillon de Noël. Après le repas nous sommes allés voir les étoiles et écouter le bruit de la mer pour une dernière fois puisque, le lendemain, nous partions.

Mardi 25 décembre. Jour de Noël, jour du départ. Nous avons fait nos valises et sommes allés porter les clés de la chambre à la réception de l’auberge. Nous avons ensuite été attendre dans un petit café la venue de la navette qui nous a conduit a l’aéroport d’où nous sommes partis à 16h40 pour retrouver Lyon, bien au frais et dans un brouillard pas possible.

A dogday afternoon

Franchement, la journée du 17 décembre dernier aurait été digne d’un film. Une vrai aventure où tout part en couille au début et où c’est de pire en pire jusqu’au climax qui, espérons-le, est maintenant derrière nous.

D’abord, il faut dire que j’ai eu pour ma part un petit avant-midi tranquille. Sa caillait ferme hier et il y avait même de la givre sur les voitures. J’ai profité de cette température glaciale pour aller m’enfermer dans le seul endroit de la ville qui n’est pas chauffé : la laverie automatique. J’avais un édredon à laver et j’ai dû passer une bonne heure et demie à grelotter et à faire de la buée en compagnie de gens tous aussi bizarres les uns que les autres (la laverie est toujours un endroit de rencontres particulier…). De retour chez moi, j’ai fait un peu de ménage en attendant l’arrivée de mon père prévue pour 15 h environ. Seulement voilà, j’ai reçu un appel de ma mère ;

Comme plusieurs d’entre vous le savent déjà, c’était la tempête du siècle dimanche dernier à Québec ce qui, conséquemment, a mis un bordel pas possible dans les transports aériens. Certain que son vol avait été reporté, mon père a appelé plusieurs fois la ligne d’Air Transat afin de confirmer l’horaire du vol qui demeurait le même malgré les rafales de vent et de neige à l’extérieur. Même en insistant, la messagerie vocale de la compagnie restait impassible et répétait que le décollage s’effectuerait bien à 17h55 comme prévu. Soit, puisque vol il y avait il fallait bien se rendre à l’aéroport.

Comme, je vous le répète, c’était dehors la tempête et que ma mère ne se sentait pas trop de conduire dans cette température mes parents ont demandé à notre voisin (et cousin) d’aller les porter. Au péril de leur vie, ils ont parcouru le trajet glacé et enneigé vers la gare aéroportuaire. Tout à coup, dans la voiture, la radio s’est arrêté puis les essuie-glaces puis les lumières et enfin le moteur : panne. Heureusement, ils arrivaient tout juste dans le stationnement de l’aéroport et mon père a donc pu se rendre à l’intérieur.

Dans la gare, il a eu la confirmation que le départ de son vol était bel et bien resté le même et que le décollage était toujours prévu pour 17h55. Or, chose étrange : c’était le seul vol de tout l’aéroport qui n’avait pas été reporté. Les passagers se sont enregistrés puis, quelques minutes avant le départ prévu, on a annoncé que le vol serait finalement remis au lendemain à 14h.

Mon père a dû prendre une chambre dans un hôtel à côté comme la plupart des autres passagers, à ses frais puisque la compagnie refuse de débourser le moindre denier pour les inconvénients inhérents à l’annulation du vol à la dernière minute. Ma mère, ma sœur et mon cousin ont été forcés de payer un taxi pour rentrer puisque la voiture avec laquelle ils étaient venus refusait toujours de démarrer. Apparemment, le chauffeur de ce taxi était un brin givré et, tout en conduisant à toute vitesse en pleine tempête, tentait de se convaincre en regardant mon cousin (donc en ne regardant pas la route) qu’ils s’étaient déjà vu quelque part.

De mon côté, lorsque j’ai su que le vol de mon père était reporté au lendemain je me suis rendu immédiatement au bureau de la SNCF (société des chemins de fer) pour tenter d’échanger le billet de train Paris-Lyon que nous avions déjà acheté et que mon père ne pourrait pas prendre à cause du retard de son vol. Je suis arrivé au bureau et j’ai expliqué la situation à une préposée qui m’a dit qu’il suffisait d’annuler le billet sur Internet et d’en acheter un autre après. Or, l’annulation devait impérativement être effectuée avant le départ prévu du train : il était 12h52 et le train partait à 12h54. J’expliquai calmement à la préposée que je n’avais pas le temps de retourner chez moi pour faire l’annulation et lui demandai si elle ne pouvait pas le faire à ma place, là-maintenant-tout-de-suite. Elle m’a confessé qu’elle ne savait pas comment aller sur Internet à partir de son poste de travail. Le temps qu’elle y arrive, il était 12h55…Heureusement, la préposée m’a dit qu’elle pourrait me rembourser le billet à la mitaine mais seulement deux jours plus tard et dans un autre bureau de la SNCF (pourquoi? mystère…).

J’ai transmis les informations à mon père qui se trouvait toujours dans une chambre d’hôtel à attendre son vol. Comme il n’arriverait plus que le lendemain matin j’ai décidé de m’attaquer à la résolution de mon tracas numéro 2 : mon problème d’ordi. Un ami m’avait conseillé d’aller le faire réparer chez un petit commerçant dans le quartier arabe de la ville. Je m’y suis donc rendu et j’ai exposé mon problème à une personne dont le regard était aussi brillant et éveillé que celui d’une carpe (voir photos). Après avoir testé quelques trucs le gars m’a dit que ça me coûterait 60 euros pour le faire réparer. « Plus le coût du nouveau disque dur? » l’interrogeais-je. « C’est pas le disque dur c’est le système d’exploitation… » rétorqua-t-il. Je le regardai avec des grands yeux de Bambi, ému aux larmes et ne cachant pas ma joie : « Ah oui? ». Pour ceux à qui ça ne dit rien j’explique : ça voulait dire que je pourrais réparer le problème moi-même, gratuitement, et qu’en plus je n’aurais rien perdu de mes données. Je repris donc mon ordi et m’en fus chez moi pour réparer Windows qui fonctionne maintenant à merveille (enfin, qui fonctionne comme un Windows Vista normal mettons...). Nul besoin de vous dire que dès que l’ordi a été remis sur pied j’ai immédiatement fait un backup de toutes mes données.

Le lendemain matin je me suis réveillé tôt afin d’attendre l’appel de mon père qui devait arriver dans la matinée. Le téléphone a sonné mais au lieu d’entendre la voix que j’attendais ce fut celle d’un étranger qui me disait que mon père m’attendait à la gare de la Part-Dieu. Je m’en fus donc illico en métro vers la gare de trains et y trouvai mon père qui s’apprêtait à me retéléphoner. En fait, il avait demandé à une personne au café où il attendait de lui prêter son téléphone portable pour qu’il puisse m’appeler et cette personne, en toute méfiance, a préféré faire elle-même l’appel. Mon père s’était mis à douter que j’avais bel et bien été contacté et venait de s’acheter une carte d’appel pour me rejoindre (ici, les téléphones publics ne fonctionnent plus avec des pièces, c’est donc minimum 5 euros pour faire un appel…).

Quoi qu’il en soit, la grande mésaventure s’est terminée au moment où nous avons posé les sacs de mon père dans l’appartement. Durant le reste de la journée nous avons fait un petit tour rapide de la ville et de ses attraits et nous avons écouté un film en soirée pour bien nous reposer avant notre départ, le lendemain, pour Barcelone.

jeudi 20 décembre 2007

Barcelona!

Juste un petit mot pour vous dire que nous sommes maintenant (moi et mon père) à Barcelone et qu'il fait environ 14 degrés. La ville est toujours aussi chouette et aussi animée qu'il y a quatre ans quand je suis venu pour la première fois. Je vous donne tous les détails au retour. En attendant, JOYEUX NOËL!!!!!!

dimanche 16 décembre 2007

Apocalypse now

Mes amis, l'heure est grave. Hier, à 13h43, à l'âge de trois mois, mon portable a rendu l'âme suite a ce qui semble être une défaillance du disque dur. Il laisse dans le deuil et la douleur son propriétaire, qui se voit aujourd'hui sombrer dans la déprime et la déchéance la plus abjecte. Sa dépouille sera menée chez le réparateur du coin lundi matin.

Il emporte dans sa bière virtuelle mon nouveau site web, pratiquement terminé et sur lequel je travaille depuis presque deux mois, des photos de voyage, mon carnet d'adresses, une poignée d'images uniques de mes tableaux ainsi qu'une bonne partie de ma bonne humeur.

Pour ceux qui voudraient me parler de garantie je vous arrête: le portable est effectivement encore sur la garantie mais seulement à Québec. J'ai refusé de prendre la garantie internationale (250$ de plus) en me disant que ça ne valait pas la peine pour quelques mois seulement. Résultat: il faudrait, pour profiter de la susdite garantie, que j'envoie l'ordi au Québec, que quelqu'un l'apporte au Future Shop afin qu'eux-mêmes le shipent aux Etats-Unis chez Toshiba qui prendront bien tout leur temps pour le réparer et qui le re-expédieront ensuite au Future-Shop après quoi on devra aller le chercher pour moi et me le renvoyer en France. J’aurai le temps d’oublier la couleur de mon portable avant qu’il ne me soit retourné.

Je vais donc allonger la monnaie et me payer un nouveau disque dur tout en me rappelant cette sage parole de Rousseau : «Peuples, sachez donc une fois que la Nature a voulu vous préserver de la Science, comme une père arrache une arme dangereuse des mains de son enfant. »

lundi 10 décembre 2007

Je suis encore là

Comme le temps passe vite… il y a déjà deux semaines et demi que je n’ai rien écrit sur le blog. Je ne reprendrai pas une à une les dernières journées que j’ai passé ici, ce serait long et ce serait inutilement pénible. Je vais plutôt opter pour du « free-style » : je vais vous donner les nouvelles comme elles me viennent et dans le désordre le plus complet.

J’ai été plusieurs fois chez Julien et son cousin Benjamin au cours des derniers jours pour prendre le thé, grignoter un morceau ou jouer une partie de fléchettes. Je suis d’ailleurs devenu un tireur chevronné en me remémorant les judicieux conseils du grand-père Mori dans les Trois Ninjas Contre-attaquent : « La cible doit devenir grosse comme une pastèque, souviens-toi… souviens-toi… ».

Également, j’ai été récemment avec ces même personnes voir un documentaire sur Bob Dylan tourné par Martin Scorsese lors de la tournée londonienne de Dylan en 1965 : Don’t look back. C’est un excellent documentaire qui m’a permis de mieux connaître Dylan dont, puisque je ne suis qu’un jouvenceau, je ne savais finalement que très peu de choses.

Dans un tout autre ordre d’idée, je célébrais il y a quelques jours l’achat de mon quatrième téléphone fixe (en plus du téléphone cellulaire). J’avais dans l’esprit cette fausse idée qu’il n’y a rien de très extraordinaire à posséder un téléphone qui fonctionne correctement et je me trompais. Le premier téléphone que j’ai eu a failli avoir ma peau, ou en tout cas il a eu mes nerfs : le téléphone passait lui-même du combiné au haut-parleur et me-te coupait la communication en plein milieu. J’ai manqué le foutre par la fenêtre une bonne centaine de fois mais je me suis retenu : la torture sera plus jouissive pour me venger de cette ignoble boîte boutonneuse. En guise de remplacement à cet appareil j’ai acheté un vieux téléphone à cadran en me disant que se serait sympa et que ces vieilles bêtes-là durent toute une vie de toute manière. Pas de bol, sa vie à lui était terminée et je suis resté avec sa carcasse grise et sans voix dans les mains. Qu’importe, dès le lendemain je suis allé l’échanger au magasin d’usagés où je l’avais acheté contre un téléphone pas beaucoup moins vieux mais avec plus de boutons. J’ai eu du mal à le croire mais celui-ci était tout aussi moribond que l’autre. Je me suis donc retapé pour une troisième fois en deux jours le chemin jusqu’au magasin pour me refaire rembourser le téléphone et pour en racheter un nouveau qui, jusqu’à maintenant (je touche du bois) semble fonctionner.

Samedi dernier c’était l’évènement de l’année à Lyon : La fête des lumières. On ne me parle que de cette fête depuis que je suis arrivé ici en me disant combien c’est beau, formidable et plaisant. Forcement, je me suis fait des attentes et fatalement j’ai été déçu. De toute manière il y a franchement de quoi l’être : je m’étais préparé à voir des explosions, des installations spectaculaires et des performances à couper le souffle alors qu’en fait, mis à part quelques petites idées originales ici et là, j’ai essentiellement vu des commerçants de fête foraine et des gens. Beaucoup de gens. Des quantités incroyables de gens partout. En fait, je ne crois pas avoir jamais vu une ville aussi remplie; le centre de la ville était comme une discothèque un samedi soir. Pas moyen de faire le moindre pas dans un sens ou dans l’autre au milieu de cette foule. Les rues étaient inondées par un flot continu, visqueux et alcoolisé de milliers et de millions de personnes avides de voir le moindre truc en lien avec la fête (je crois qu’on se sentait tous un peu poisson dans cette mer). Et les trucs en lien avec la fête étaient effectivement très moindres : j’ai vu des centaines de personnes, l’appareil photo à la main, attroupés autour d’un building sur lequel un spot lumineux projetait des couleurs. Bel exemple de la grégarité humaine. Bref, après avoir passé deux ou trois heures avec des copains dans le bain l’envie nous vint, très forte, de foutre le camp au plus sacrant et de s’arracher à ce pain qui devenait un peu trop cuit (le vin chaud coulait à flot).

Côté travail, tout va bien; je continue de recevoir sur une base assez régulière de nouvelles commandes, j’avance quelques projets et j’ai pu terminer plusieurs nouvelles toiles. Je tâcherai de vous montrer tout ça très bientôt.

Par ailleurs, je prépare ces jours-ci la visite de mon père en achetant quelques trucs que je n’avais pas en double et en planifiant un nouveau petit voyage. De fait, nous serons à Barcelone du 19 au 25 décembre et fêterons donc Noël sous les palmiers. J’ai bien hâte de retrouver l’architecture de Gaudi et de revivre l’ambiance festive au possible de cette ville. J’essayerai de prendre de nombreuses photos.