lundi 10 décembre 2007

Je suis encore là

Comme le temps passe vite… il y a déjà deux semaines et demi que je n’ai rien écrit sur le blog. Je ne reprendrai pas une à une les dernières journées que j’ai passé ici, ce serait long et ce serait inutilement pénible. Je vais plutôt opter pour du « free-style » : je vais vous donner les nouvelles comme elles me viennent et dans le désordre le plus complet.

J’ai été plusieurs fois chez Julien et son cousin Benjamin au cours des derniers jours pour prendre le thé, grignoter un morceau ou jouer une partie de fléchettes. Je suis d’ailleurs devenu un tireur chevronné en me remémorant les judicieux conseils du grand-père Mori dans les Trois Ninjas Contre-attaquent : « La cible doit devenir grosse comme une pastèque, souviens-toi… souviens-toi… ».

Également, j’ai été récemment avec ces même personnes voir un documentaire sur Bob Dylan tourné par Martin Scorsese lors de la tournée londonienne de Dylan en 1965 : Don’t look back. C’est un excellent documentaire qui m’a permis de mieux connaître Dylan dont, puisque je ne suis qu’un jouvenceau, je ne savais finalement que très peu de choses.

Dans un tout autre ordre d’idée, je célébrais il y a quelques jours l’achat de mon quatrième téléphone fixe (en plus du téléphone cellulaire). J’avais dans l’esprit cette fausse idée qu’il n’y a rien de très extraordinaire à posséder un téléphone qui fonctionne correctement et je me trompais. Le premier téléphone que j’ai eu a failli avoir ma peau, ou en tout cas il a eu mes nerfs : le téléphone passait lui-même du combiné au haut-parleur et me-te coupait la communication en plein milieu. J’ai manqué le foutre par la fenêtre une bonne centaine de fois mais je me suis retenu : la torture sera plus jouissive pour me venger de cette ignoble boîte boutonneuse. En guise de remplacement à cet appareil j’ai acheté un vieux téléphone à cadran en me disant que se serait sympa et que ces vieilles bêtes-là durent toute une vie de toute manière. Pas de bol, sa vie à lui était terminée et je suis resté avec sa carcasse grise et sans voix dans les mains. Qu’importe, dès le lendemain je suis allé l’échanger au magasin d’usagés où je l’avais acheté contre un téléphone pas beaucoup moins vieux mais avec plus de boutons. J’ai eu du mal à le croire mais celui-ci était tout aussi moribond que l’autre. Je me suis donc retapé pour une troisième fois en deux jours le chemin jusqu’au magasin pour me refaire rembourser le téléphone et pour en racheter un nouveau qui, jusqu’à maintenant (je touche du bois) semble fonctionner.

Samedi dernier c’était l’évènement de l’année à Lyon : La fête des lumières. On ne me parle que de cette fête depuis que je suis arrivé ici en me disant combien c’est beau, formidable et plaisant. Forcement, je me suis fait des attentes et fatalement j’ai été déçu. De toute manière il y a franchement de quoi l’être : je m’étais préparé à voir des explosions, des installations spectaculaires et des performances à couper le souffle alors qu’en fait, mis à part quelques petites idées originales ici et là, j’ai essentiellement vu des commerçants de fête foraine et des gens. Beaucoup de gens. Des quantités incroyables de gens partout. En fait, je ne crois pas avoir jamais vu une ville aussi remplie; le centre de la ville était comme une discothèque un samedi soir. Pas moyen de faire le moindre pas dans un sens ou dans l’autre au milieu de cette foule. Les rues étaient inondées par un flot continu, visqueux et alcoolisé de milliers et de millions de personnes avides de voir le moindre truc en lien avec la fête (je crois qu’on se sentait tous un peu poisson dans cette mer). Et les trucs en lien avec la fête étaient effectivement très moindres : j’ai vu des centaines de personnes, l’appareil photo à la main, attroupés autour d’un building sur lequel un spot lumineux projetait des couleurs. Bel exemple de la grégarité humaine. Bref, après avoir passé deux ou trois heures avec des copains dans le bain l’envie nous vint, très forte, de foutre le camp au plus sacrant et de s’arracher à ce pain qui devenait un peu trop cuit (le vin chaud coulait à flot).

Côté travail, tout va bien; je continue de recevoir sur une base assez régulière de nouvelles commandes, j’avance quelques projets et j’ai pu terminer plusieurs nouvelles toiles. Je tâcherai de vous montrer tout ça très bientôt.

Par ailleurs, je prépare ces jours-ci la visite de mon père en achetant quelques trucs que je n’avais pas en double et en planifiant un nouveau petit voyage. De fait, nous serons à Barcelone du 19 au 25 décembre et fêterons donc Noël sous les palmiers. J’ai bien hâte de retrouver l’architecture de Gaudi et de revivre l’ambiance festive au possible de cette ville. J’essayerai de prendre de nombreuses photos.

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