La dernière semaine a été plutôt riche en rencontres et en festoiement, au dépend de mon rythme de travail. De toute manière, après avoir passé plusieurs semaines comme un ascète dans mon appartement ça m’a fait du bien de sortir un peu et de pouvoir parler à des gens; Mes commandes n’en ont que peu souffert et c’est avec une énergie retrouvée que je m’attaque aujourd’hui à de nouvelles œuvres.
Mercredi, j’ai reçu un appel de Julien, une des personnes que j’avais rencontrées lors de la pendaison de crémaillère en ville, qui m’a invité à venir prendre le thé chez lui en fin d’après-midi. Après avoir fait un joli petit détour dans le métro parce qu’il y avait un accident sur une des lignes je me suis enfin rendu à son appartement. Nous avons discuté un peu, avons joué aux fléchettes et puis nous sommes partis retrouver le cousin de Julien qui était en ville avec sa copine pour le dîner. Pour nous rendre à l’endroit prévu nous avons pris les Vélo’v et j’ai enfin pu comprendre comment ça fonctionnait : ce sont des vélos spéciaux qui sont attachés à des bornes dispersées un peu partout dans la ville et qu’on peut prendre pendant une demi-heure tout à fait gratuitement (sous condition d’avoir une carte bleue à puce). C’est un concept excellent qu’on aurait très certainement avantage à installer au Québec.
Nous avons donc retrouvé le cousin de Julien et sa copine au Häagen-Dazs et puis nous sommes allés à L’Épicerie, un petit restaurant arabe très sympa situé dans le cartier de la Croix-Rousse. Malheureusement, il n’y avait rien sur le menu officiel de végétarien mais le proprio m’a fait une assiette de diverses salades et de légumes qui a été excellente. Nous avons mangé et puis, comme il n’y avait personne d’autre que nous dans le restaurant, le propriétaire est venu nous parler. Il nous a décrit en détail sa situation en tant qu’arabe Français et restaurateur et nous a expliqué son opinion sur la politique française et sur les croyances religieuses. Ça a été une discussion très intéressante et j’ai réalisé que c’était la première fois dans mes voyages que je discutais avec un arabe. Après quelques heures de conversation il se faisait tard et nous sommes rentrés sous la neige (de la pluie froide, mais si ça peut faire plaisir aux Français disons que c’est de la neige…).
Jeudi, j’ai fait de la peinture toute la journée et j’ai mis la touche finale à ma grande commande sur laquelle je travaille depuis déjà un mois (voir photos). En soirée, David, le québécois qui était resté à Lyon, est venu frapper à ma porte pour m’inviter à sortir avec ma voisine Gabriella, chez qui il était hébergé depuis notre dernière rencontre, et quelques autres personnes. Nous sommes allés au Perroquet bourré, où il n’y avait plus de place, puis au Barberousse. C’était une soirée sympathique qui s’est terminée assez tard (trop tard pour le métro, nous avons dû prendre un taxi pour le retour).
Vendredi, je me suis réveillé vers 12h30 et je me suis trainé jusqu’à ma table de travail pour faire un peu de peinture. J’ai travaillé toute la journée et vers la fin de la soirée Gabriella, ma voisine, est venue frapper à ma porte pour m’inviter à une petite fête donnée chez une autre des personnes qui demeure dans l’immeuble. Comme j’ai le bon voisinage à cœur j’ai accepté. J’ai parlé une bonne partie de la soirée avec Camille, le copain de Gabriella, qui a déménagé à Paris pour son boulot il y a deux semaines. Je suis rentré assez tôt chez moi mais ai pris rendez-vous avec Camille le lendemain chez un de ses amis.
Samedi, j’ai réglé quelques trucs le matin et j’ai fait un peu de peinture jusqu’à 15h environ. Je suis ensuite allé rejoindre Camille, comme c’était prévu, et nous sommes allés chez ses amis Cédric et Clotilde prendre un café et discuter un peu. Je ne suis parti de là que vers 18h et suis retourné chez moi pour dîner et continuer un peu mon travail.
Dimanche, je me suis encore une fois levé très tard et j’ai commencé à faire mes trucs tranquillement. Plus tard dans la journée, Camille et Gabriella sont montés du dessous avec leurs couleurs et leurs pinceaux pour venir continuer des peintures qu’ils avaient commencés. Nous n’avons pas eu le temps de faire grand chose car je devais rejoindre Annalisa, l’Italienne chez qui j’avais été le samedi d’avant pour sa pendaison de crémaillère, à 16h30 au Transbordeur pour le match d’impro Lyon-Québec. Camille et Gabriella avaient décidé de venir aussi alors nous nous sommes tous dirigés vers la salle de spectacle. Ceux qui me connaissent bien savent que j’ai un excellent sens de l’orientation mais je ne suis pas immunisé cependant contre l’imprécision de Google map. Selon ce dernier, la salle se trouvait à un certain bout d’une très longue rue alors qu’elle se trouvait en vérité à l’autre bout de cette très très longue rue. Nous avons donc dû marcher pendant 30 min et sommes arrivés à la salle à 17h00 (l’impro était aussi à 17h00). Il y avait dehors une très longue file et bien que je fusse heureux de constater l’engouement pour ce match d’impro j’étais cependant un peu inquiet car Camille et Gabriella n’avaient pas de billet. Comme ils laissaient entrer ceux qui avaient déjà leur billet je suis allé réserver tout de suite des places. J’étais de plus en plus inquiet car la salle, aussi grande soit-elle, était déjà presque remplie et mes amis étaient à la toute fin la queue d’attente. J’ai attendu puis les lumières se sont abaissées et je me suis dit que c’était foutu. Mais, miracle, je les ai vus monter l’estrade et ils sont venus s’asseoir dans les places que je leur avais réservées. En fait, un mec dans la file d’attente avait un billet en trop et ils ont réussi à tous passer en disant qu’ils étaient ensemble et qu’ils n’avaient pas tous leur billet.
Le spectacle a été excellent. C’était plutôt étrange de voir Réal Bossé et Luc Senay en vrai, ici à Lyon. Il y a eu de bons affrontements et la partie a été très serrée. Les Lyonnais ont gagnés par un point mais on a senti beaucoup plus de coopération que de compétition entre les équipes dans ce match. Je pensais bien voir ou entendre quelques Québécois dans l’assistance mais je n’en ai rencontré aucun (Je commence à croire sérieusement que je suis maintenant le seul Québécois dans cette ville), Le match s’est terminé sur une note une peu moins réjouissante : Luc Senay a fait un speech très émotif pour demander une minute de bruit (par opposition à une minute de silence, généralement réservée aux défunts) pour Yvon Leduc, le co-fondateur de la Ligue d’impro du Québec, qui se trouvait depuis la veille entre la vie et la mort suite à un A.C.V. survenu alors que l’équipe du Québec se dirigeait vers un de leurs matchs.
Après le spectacle nous sommes retournés à l’immeuble, nous avons rassemblé quelques plats et nous avons dîné ensemble. Un peu plus tard, Élodie, une autre de mes voisines, est venue nous rejoindre et nous avons discuté le reste de la soirée.
Mercredi, j’ai reçu un appel de Julien, une des personnes que j’avais rencontrées lors de la pendaison de crémaillère en ville, qui m’a invité à venir prendre le thé chez lui en fin d’après-midi. Après avoir fait un joli petit détour dans le métro parce qu’il y avait un accident sur une des lignes je me suis enfin rendu à son appartement. Nous avons discuté un peu, avons joué aux fléchettes et puis nous sommes partis retrouver le cousin de Julien qui était en ville avec sa copine pour le dîner. Pour nous rendre à l’endroit prévu nous avons pris les Vélo’v et j’ai enfin pu comprendre comment ça fonctionnait : ce sont des vélos spéciaux qui sont attachés à des bornes dispersées un peu partout dans la ville et qu’on peut prendre pendant une demi-heure tout à fait gratuitement (sous condition d’avoir une carte bleue à puce). C’est un concept excellent qu’on aurait très certainement avantage à installer au Québec.
Nous avons donc retrouvé le cousin de Julien et sa copine au Häagen-Dazs et puis nous sommes allés à L’Épicerie, un petit restaurant arabe très sympa situé dans le cartier de la Croix-Rousse. Malheureusement, il n’y avait rien sur le menu officiel de végétarien mais le proprio m’a fait une assiette de diverses salades et de légumes qui a été excellente. Nous avons mangé et puis, comme il n’y avait personne d’autre que nous dans le restaurant, le propriétaire est venu nous parler. Il nous a décrit en détail sa situation en tant qu’arabe Français et restaurateur et nous a expliqué son opinion sur la politique française et sur les croyances religieuses. Ça a été une discussion très intéressante et j’ai réalisé que c’était la première fois dans mes voyages que je discutais avec un arabe. Après quelques heures de conversation il se faisait tard et nous sommes rentrés sous la neige (de la pluie froide, mais si ça peut faire plaisir aux Français disons que c’est de la neige…).
Jeudi, j’ai fait de la peinture toute la journée et j’ai mis la touche finale à ma grande commande sur laquelle je travaille depuis déjà un mois (voir photos). En soirée, David, le québécois qui était resté à Lyon, est venu frapper à ma porte pour m’inviter à sortir avec ma voisine Gabriella, chez qui il était hébergé depuis notre dernière rencontre, et quelques autres personnes. Nous sommes allés au Perroquet bourré, où il n’y avait plus de place, puis au Barberousse. C’était une soirée sympathique qui s’est terminée assez tard (trop tard pour le métro, nous avons dû prendre un taxi pour le retour).
Vendredi, je me suis réveillé vers 12h30 et je me suis trainé jusqu’à ma table de travail pour faire un peu de peinture. J’ai travaillé toute la journée et vers la fin de la soirée Gabriella, ma voisine, est venue frapper à ma porte pour m’inviter à une petite fête donnée chez une autre des personnes qui demeure dans l’immeuble. Comme j’ai le bon voisinage à cœur j’ai accepté. J’ai parlé une bonne partie de la soirée avec Camille, le copain de Gabriella, qui a déménagé à Paris pour son boulot il y a deux semaines. Je suis rentré assez tôt chez moi mais ai pris rendez-vous avec Camille le lendemain chez un de ses amis.
Samedi, j’ai réglé quelques trucs le matin et j’ai fait un peu de peinture jusqu’à 15h environ. Je suis ensuite allé rejoindre Camille, comme c’était prévu, et nous sommes allés chez ses amis Cédric et Clotilde prendre un café et discuter un peu. Je ne suis parti de là que vers 18h et suis retourné chez moi pour dîner et continuer un peu mon travail.
Dimanche, je me suis encore une fois levé très tard et j’ai commencé à faire mes trucs tranquillement. Plus tard dans la journée, Camille et Gabriella sont montés du dessous avec leurs couleurs et leurs pinceaux pour venir continuer des peintures qu’ils avaient commencés. Nous n’avons pas eu le temps de faire grand chose car je devais rejoindre Annalisa, l’Italienne chez qui j’avais été le samedi d’avant pour sa pendaison de crémaillère, à 16h30 au Transbordeur pour le match d’impro Lyon-Québec. Camille et Gabriella avaient décidé de venir aussi alors nous nous sommes tous dirigés vers la salle de spectacle. Ceux qui me connaissent bien savent que j’ai un excellent sens de l’orientation mais je ne suis pas immunisé cependant contre l’imprécision de Google map. Selon ce dernier, la salle se trouvait à un certain bout d’une très longue rue alors qu’elle se trouvait en vérité à l’autre bout de cette très très longue rue. Nous avons donc dû marcher pendant 30 min et sommes arrivés à la salle à 17h00 (l’impro était aussi à 17h00). Il y avait dehors une très longue file et bien que je fusse heureux de constater l’engouement pour ce match d’impro j’étais cependant un peu inquiet car Camille et Gabriella n’avaient pas de billet. Comme ils laissaient entrer ceux qui avaient déjà leur billet je suis allé réserver tout de suite des places. J’étais de plus en plus inquiet car la salle, aussi grande soit-elle, était déjà presque remplie et mes amis étaient à la toute fin la queue d’attente. J’ai attendu puis les lumières se sont abaissées et je me suis dit que c’était foutu. Mais, miracle, je les ai vus monter l’estrade et ils sont venus s’asseoir dans les places que je leur avais réservées. En fait, un mec dans la file d’attente avait un billet en trop et ils ont réussi à tous passer en disant qu’ils étaient ensemble et qu’ils n’avaient pas tous leur billet.
Le spectacle a été excellent. C’était plutôt étrange de voir Réal Bossé et Luc Senay en vrai, ici à Lyon. Il y a eu de bons affrontements et la partie a été très serrée. Les Lyonnais ont gagnés par un point mais on a senti beaucoup plus de coopération que de compétition entre les équipes dans ce match. Je pensais bien voir ou entendre quelques Québécois dans l’assistance mais je n’en ai rencontré aucun (Je commence à croire sérieusement que je suis maintenant le seul Québécois dans cette ville), Le match s’est terminé sur une note une peu moins réjouissante : Luc Senay a fait un speech très émotif pour demander une minute de bruit (par opposition à une minute de silence, généralement réservée aux défunts) pour Yvon Leduc, le co-fondateur de la Ligue d’impro du Québec, qui se trouvait depuis la veille entre la vie et la mort suite à un A.C.V. survenu alors que l’équipe du Québec se dirigeait vers un de leurs matchs.
Après le spectacle nous sommes retournés à l’immeuble, nous avons rassemblé quelques plats et nous avons dîné ensemble. Un peu plus tard, Élodie, une autre de mes voisines, est venue nous rejoindre et nous avons discuté le reste de la soirée.