vendredi 30 mai 2008

Départ

Ça y est c'est l'heure. Je suis en train d'essayer de compresser tous mes bagages dans mon sac puis je vais aller régler deux ou trois trucs administratifs et ce soir à 20h je prends le train pour Paris. Mon avion partira demain à 13h40 et je serai à Montréal à 15h10. Je vous raconterez les détails des derniers jours un peu plus tard. Pour la plupart d'entre vous je pourrai bientôt le faire de vive voix de toute manière. Québec, j'arrive!

lundi 26 mai 2008

Une dernière saucette dans la méditerranée et je file…

Le 10 mai dernier Guy et Marianne, mes amis qui demeuraient à Berlin, sont venus passer une nuit à Lyon car ils avaient légèrement changé leur itinéraire de voyage et c’était plus facile ainsi : au lieu de passer par l’Italie pour aller de la Suisse au sud de la France ils ont choisi de couper un peu vers l’ouest et de venir faire un saut à Lyon. Ça leur permis de laisser chez moi leurs gros sacs de voyage de 30 kilos puisqu’ils repassaient quelques jours plus tard après avoir rendu visite à Élise à Aix-en-Provence. Ils sont arrivés dans l’après-midi et nous sommes ensuite allés faire les courses afin de nous faire une bonne bouffe. Le soir, en parlant autour de la table, ils m’ont demandé si je voulais venir avec eu le lendemain pour faire du pouce jusqu’à Aix. J’ai réfléchi un petit moment puis je me suis dit que finalement quelques jours dans le sud ça ne me ferait pas de tort et j’ai accepté. Comme il y a plus de 300 kilomètres qui séparent Lyon de Aix et que l’auto-stop peut parfois s’avérer infructueux dans cette région nous devions prévoir du matériel de secours, en l’occurrence une tente une place (pour trois c’est un peu juste mais c’est mieux que rien). De fait, j’ai appelé Vincent le soir avant notre départ pour lui expliquer notre situation et il m’a assuré qu’il y avait une tente chez sa mère qu’il pouvait me prêter. Le lendemain, sa mère est partie de la lointaine banlieue lyonnaise expressément pour porter la tente chez Vincent en ville. Nous sommes allés la récupérer vers 11h30 pour ensuite filer directement vers la gare de Perrache où selon certaines sources il faisait bon tendre le pouce.

Arrivés au lieu-dit nous avons constaté avec déception que nous n’étions pas les seuls à tenter d’appâter les automobilistes : un homme se trouvait déjà là avec un petit carton brun sur lequel était écrit au stylo « St-Étienne » (du moins c’est ce que nous avons pu lire en allant lui parler, c’était illisible à deux mètres de distance). L’homme, à qui nous avions poliment demandé où il allait et où nous pouvions nous placer pour ne pas nous nuire mutuellement, nous a grommelé quelque chose qui, pour paraphraser, sonnait assez comme « Allez vous faire foutre ». Nous sommes allés nous placer à bonne distance de cet ostrogoth pour entamer nos manœuvres de séduction routière. À notre grande surprise, l’original s’approchait progressivement et vint pousser l’affront jusqu’à se piquer juste en face de nous. Nous lui expliquâmes avec beaucoup de calme que nous devions nous distancer parce que sinon les gens croiraient que nous sommes ensemble. Nous décidâmes d’aller nous fixer directement à l’entrée de l’autoroute, un peu plus loin. De là, nous vîmes notre forcené injurier et cracher sur les voitures qui passaient puis se jeter carrément au milieu de l’autoroute pour arrêter les automobilistes. Aussi étonnant que cela puisse paraître notre ami n’eut pas grand succès à fonctionner ainsi et, encore une fois, il s’approchait de nous avec détermination. Nous en eûmes marre et nous décidâmes de changer d’endroit encore une fois. Nous sommes allés nous poster devant un petit café ou il y avait une bretelle d’entrée vers l’autoroute. Nous brandîmes encore une fois nos pancartes en espérant trouver au plus vite pour filer loin du maniaque. D’ailleurs, devinez qui vint s’asseoir sur la terrasse du café derrière nous? Et oui! Lui-même. Nous commencions à moins aimer l’idée de le savoir près de nous et nous savions bien que son plan était de s’imposer lorsque nous aurions réussi à arrêter quelqu’un. Heureusement, un couple sortit peu après d’un immeuble à côté et nous proposa de nous amener à Vienne (la ville française, pas l’autrichienne). Nous sautâmes sur l’occasion, bien content de quitter enfin le timbré qui à bien y penser devait être un prisonnier venant d’être libérer. De fait, nous faisions du pouce juste à côté de la maison d’arrêt de Perrache, nous le saurons pour la prochaine fois…

Nous avons donc entamés la route et la journée s’est relativement bien déroulée. Nous avons été coincés un petit moment dans le très excitant village de Livron (où il y a des séances de poterie ainsi qu’un don de sang organisé au milieu du mois de mai) mais après nous en être sortis nous avons trouvé quelqu’un qui se rendait directement à Aix. En tout il nous aura fallu six voitures différentes et environ 7h30 pour nous rendre à destination.

Arrivés dans le village Élise nous attendait près de la Rotonde, une grande fontaine en plein centre. Nous avons pris dix minutes pour bien faire le tour de la ville puis nous avons cherché un petit resto pour aller nous sustenter. Nous arrêtâmes sur la terrasse d’un restaurant vietnamien qui offrait certains menus abordables. Le repas terminé, nous allèrent chez Élise qui depuis quelques temps avait dû quitter un magnifique appartement au centre-ville pour une minuscule chambre dans une résidence pour étudiants. Nous devions faire attention en entrant car les visites étaient interdites dans l’immeuble. Après avoir discuté un peu nous installâmes les couchettes improvisés dans la chambre : deux personnes dormaient dans le lit, une sur l’édredon et l’autre sur un matelas de sol.

Le lendemain, comme Élise était occupée pour la journée, nous décidâmes d’aller voir Marseille. Un bus fait la navette plusieurs fois par jour entre les deux villes alors nous n’avons pas eu de mal à nous rendre. La température était franchement incertaine à notre arrivée et il a plu une bonne partie de la journée. Après avoir fait un petit tour de la ville et avoir avalé un morceau nous avons pris le bateau pour nous rendre au château d’If, la fameuse prison dans le roman le Comte de Monte-Cristo d’où s’échappe Edmond Dantès. La visite du bâtiment était intéressante et nous avons pu voir et entrer dans plusieurs des cellules du château. Nous sommes ensuite repartis vers Marseille où nous avons eu un grand coup de barre. Nous avons pris un petit café pour nous réveiller un peu et nous sommes ensuite retournés prendre la navette vers Aix. Arrivés là nous avons rejoins Élise et nous avons fait le souper dans la cuisine de la résidence.

Le lendemain nous avons décidé de tenter l’ascension de la montagne Ste-Victoire, la fameuse montagne que peignait sans arrêt Cézanne. Nous avons pris une petite navette qui se rendait au pied de la montagne à partir du centre de Aix. De là nous avons fait quelques provisions à prix d’or (les épiceries dans les petits villages sont souvent hors de prix) et nous avons commencé la marche. Manque de bol, arrivés presque au sommet, là ou la montagne est dégarnie, il se mit à pleuvoir et nous devions chercher un endroit où nous arrêter pour manger. Après quelques tentatives infructueuses nous décidâmes d’aller rejoindre le prieuré tout en haut où nous nous sommes abrités tant bien que mal sous un arbre alors que le mauvais temps battait son plein. Après le pique-nique nous avons gravi les dernières marches qui nous séparaient de la croix du sommet et, selon la tradition, nous avons ouvert une bouteille de pastis. La descente fut beaucoup plus sportive que la montée car nous avons emprunté un flan de la montagne beaucoup plus accidenté. Nous sommes revenus à Aix à temps pour aller à l’épicerie et nous avons préparé le repas avant d’aller au lit.

Le lendemain c’était jour de plage. Nous sommes partis tôt le matin pour nous rendre à Cassis, petite ville en bord de mer, où moi et Élise avions déjà été dans un voyage précédant. Nous avons acheté quelques olives au marché public, deux baguettes et puis nous nous sommes dirigés vers une petite crique inconnue des touristes où nous avions la plage presque à nous seuls. Nous nous sommes baignés encore et encore dans l’eau claire et saline de la méditerranée en faisait une pause de temps à autre pour aller manger un bout sur la plage. À un moment moi et Guy étions au large en train d’observer un banc de poissons tropicaux quand Guy me dit qu’il sentait quelque chose de bizarre dans l’eau. Je plongeai la tête sous l’eau et je vis une méduse d’une dizaine de centimètres de diamètre juste devant mon nez. Nous avons décampés en vitesse et heureusement aucun de nous n’a eu de brûlures. Nous avons ensuite rangé nos affaires et nous sommes repartis prendre la navette vers Aix.

Le lendemain je me suis levé vers 5h15 pour aller attraper mon train qui m’a ramené chez moi à Lyon en matinée. J’ai fait un somme puis je me suis mis au boulot pour le reste de la journée.

Deux jours plus tard Guy et Marianne revenaient chez moi, ils avaient passé une autre journée à Aix et une à Laguiole, un petit village spécialisé dans la coutellerie. Comme ils étaient sur la fin de leur voyage et qu’ils devaient aller prendre l’avion à Paris quelques jours plus tard nous avons surtout pris ça relaxe et nous en avons profité pour faire un peu de cuisine. La veille de leur départ nous sommes allés voir Bienvenue chez les Ch’tis au cinéma, c’était bien marrant.

Après leur départ j’ai entamé le sprint final pour terminer toutes mes commandes ce qui fut fait hier à 19h. Maintenant, dans les cinq jours qui me restent à Lyon, je compte voir tous mes amis afin de leur faire mes adieux et mes aurevoirs, je vais régler tous les trucs administratifs et je vais vider mon appartement avant d’aller à Paris ce vendredi d’où je prendrai l’avion pour le Québec le lendemain.

samedi 17 mai 2008

En toute chose il faut considérer la fin

La fin, et oui c’est déjà presque la fin. Mon billet de retour est désormais réservé et le jour du départ approche à très grands pas : je partirai de Paris le 31 mai prochain pour retrouver ma terre natale et mettrai ainsi un terme à mon périple en Europe et à ma vie en France. Je ne ferai pas tout de suite le bilan de mon voyage puisque celui-ci n’est pas encore achevé mais je tenais à vous mettre au fait de ce qui s’est passé durant les derniers mois où j’ai fait preuve d’un mutisme résolu sur le blog, faute de temps pour écrire.

À mon retour de voyage en mars dernier, si je me souviens bien, je me suis remis rapidement au travail afin de ne pas augmenter le retard dans mes commandes qu’avait occasionné mon absence momentanée. J’ai été démonter l’exposition que j’avais installé au bar la Mi Graine la journée avant mon départ et sur le chemin du retour je me suis arrêté dans quelques cafés pour voir si une exposition était possible, ce qui n’a été le cas nulle part. J’ai quand même réussi à me faire libérer deux semaines d’exposition au mois d’avril chez Graphigro, le Omer DeSerres français, où certains murs sont équipés de systèmes d’accrochages et où des artistes exposent régulièrement.

À partir du mois de mai j’ai eu chez moi plusieurs visiteurs du Québec qui dans leurs voyages respectifs en Europe faisaient escale à Lyon.

D’abord, Êve et Manon, deux amies du CEGEP qui terminaient un long voyage d’errance dans toute l’Europe, sont venues pendant quelques jours durant lesquels nous avons boustifaillé et trinqué à souhait. Se sont jointes à toutes nos festivités deux amies d’Êve, Véronique et Jasmine, qui se trouvaient également à Lyon pour un stage. Pendant plusieurs jours les repas du soir se sont présentés environ de cette manière : pour l’apéro deux baguettes de pain et trois ou quatre fromages, une salade format jardin pour l’entrée, un repas principal (végétarien, cela va sans dire) que nous avons toujours eu beaucoup de mal à terminer, quelques desserts de 8 ou 9 parts chacun et quatre ou cinq bouteilles de vin, bien sûr. Tout de même, pour nous repentir de notre gourmandise nous avons décidé de louer une voiture le dimanche afin de nous rendre à la campagne pour y faire une randonnée. Après avoir mis un moment à comprendre et à faire parler le GPS nous sommes arrivés à Saint-Machin dans le Beaujolais où j’ai enfin pu me rouler dans le gazon et prendre une grande bouffée d’écureuils et de fleurs sauvages (Depuis que je suis en Europe je n’ai jamais été que dans des grandes villes en plein centre urbain et moi qui suis un homme des bois j’avais un réel besoin de me sortir un peu des quatre murs de pierre de mon appartement).

Nous nous sommes donc aventurés parmi les vignobles avec une carte des sentiers du secteur en main. Arrivé au cinquième du chemin environ, pour ne pas nous épuiser, nous avons fait une pause et, fidèles à nos habitudes, nous avons pique-niqué comme se le devaient de téméraires explorateurs de notre trempe. Repus, nous avons continué l’ascension vers les vertigineux sommets des coteaux et des tertres avoisinants puis nous nous sommes défrichés un chemin de fortune à travers des sentiers parsemés de cailloux et de brindilles avec force courage et détermination. Tout allait plutôt bien jusqu’à ce que nous arrivions à Saint-Paumés-les-Bains, un petit hameau où nous n’avions rien à faire sinon être perdus et ne plus savoir comment retrouver le sentier. Nous avons tourné en rond quelques minutes puis nous avons rencontré d’autres randonneurs à qui il nous a été possible de demander notre chemin. Ces gens ont été bien aimables mais ils ne connaissaient pas mieux que nous la façon de retrouver le sentier. Par contre, de où nous étions nous pouvions voir St-Machin où nous avions garé la voiture et s’eut été très facile de s’y rendre à vol d’oiseau. Ainsi, guidés par notre seul instinct, nous détruisîmes la carte des sentiers afin qu’elle n’induise plus aucun autre pauvre promeneur innocent en erreur et nous coupâmes à travers bois. Le chemin fut rude (pour vrai cette fois-ci) : des barbelés, une rivière à traverser, une petite montagne à franchir par les sous-bois, des champs de ronces, etc. Après plus d’une heure à ce régime nous sommes enfin arrivés à la voiture et nous avons repris la route vers Lyon.

Durant le reste de leur séjour à Lyon Êve et Manon sont allées visiter quelques musées pendant que je travaillais un peu chez moi et nous sommes allés nous balader dans le parc de la Tête d’or où nous nous sommes littéralement fait chier dessus (Êve, Manon, Julien, sa copine et moi-même étions assis sur une terrasse dans le parc et, l’un après l’autre, en moins de deux minutes, nous avons été pris pour cible par des oiseaux… ont aurait peut-être dû acheter un billet de Loto ce jour là.) Les filles sont ensuite reparties vers Londres où elles devaient régler certaines choses avant de reprendre l’avion pour retourner au Québec.

Le lendemain du départ d’Êve et Manon ce fut au tour de Laura de me rendre visite. Après avoir passé deux mois au Rwanda à faire de l’aide humanitaire Laura s’est déplacée vers l’Europe où elle a visité Amsterdam, Bruxelles, Londres et Paris avant de se diriger vers Lyon. La semaine où elle a été chez moi a été plutôt relaxe : comme elle ne tenait pas à faire tous les musées de la ville je lui ai proposé la visite de quelques endroits intéressants et lui ai conseillé la visite de certains musées. Nous avons pris le temps de nous faire de bons repas à tous les soirs et nous sommes sortis en ville quelques fois avec Vincent.

Pendant ce temps les beaux jours sont revenus en force à Lyon et j’ai passé la semaine suivante à peindre et à rattraper mon retard à côté de la fenêtre ouverte. Il semble que retour du soleil et de la chaleur aient fait beaucoup de bien à la morosité générale qui planait dans mon quartier depuis quelques temps. Les gens ont quitté leurs uniformes noirs lyonnais pour des vêtements plus colorés et moins ennuyants.

La fin de semaine suivante Élise, mon ancienne copine, est venue d’Aix-en-Provence me visiter. Comme il y avait un moment déjà que nous ne nous étions pas vus nous avons passé un bon moment à discuter et à prendre des nouvelles l’un de l’autre. Nous sommes également allés en banlieue de Lyon où se trouve un grand lac autour duquel il y a quelques sentiers relativement sauvages. Élise devant aller en classe le lundi elle est partie le dimanche soir pour Aix.
Par la suite j’ai entamé une période d’intense production artistique et j’ai pu enfin rattraper en grande partie mon retard. J’ai aussi pris le temps de m’informer quant à certaines choses inhérentes à mon départ et j’ai commencé quelques démarches pour ne pas avoir à tout faire à la dernière minute.

lundi 24 mars 2008

J'ai déjeuné à Vienne, j'ai dîné à Londres et j'ai soupé à Lyon.

Voilà, le voyage est terminé je suis rentré chez moi à Lyon. J'ai mis pratiquement toute la journée d'hier à me rendre jusque chez moi et malgré quelques insécurités dues au transit que je devais faire à Londres tout s'est bien déroulé et je me suis rendu chez moi sans anicroche avec mes bagages et mon linge sale sur le dos. Ça a été un très beau voyage qui m'a fait beaucoup de bien et où j'ai découvert des choses merveilleuses. J'ai pris quelques centaines de photos durant mon périple alors je vous ai fait une petite selection et j'ai divisé les photos par endroit.

Le voyage en chiffres:

- 800 photos prises
- 15 jours de voyage
- Ai posé le pied dans 5 pays (Allemagne, Suède, Slovaquie, Autriche, Angleterre)
- 4 langues (Allemand, Suédois, Slovaque, Anglais)
- 4 monnaies (Euro, couronne suédoise, couronne slovaque, livre sterling)
- 5 avions différents, 3 compagnies différentes, 5 aéroports.
- 14 musées visités dont 5 sur les Beaux-arts et 4 en lien avec l'architecture ou le design.
- 142,68 $ de frais d'admission dans les musées
- 1 concert
- 225,50 $ de chambres d'auberges
- Des dizaines et des dizaines de km à pied
- Des tas de $...

samedi 22 mars 2008

The last days

Hier je me suis leve pas trop tot et comme le petit dej etait temine a l'auberge j'ai ete me chercher des patisseries a l'epicerie du coin. J'ai acheter un paquet de deux immenses jumbo chaussons avec une espece de garniture a la pate d'amande que j'ai engouffre un apres l'autre en marchant. Je me suis ensuite rendu au Belvedere, un immense palais ou se trouve une assez grande collection de peintures dont environ quatre ou cinq oeuvres de Klimt (soit la plus grosse collection au monde). Le musee est pas mal du tout mais les photos etaient interdites ce qui m'a un peu enerve. J'ai ete bien content de pouvoir enfin voir de pres ces oeuvres qui me fascinent depuis longtemps. Par ailleurs on trouve dans le musee des sculptures de George Minne ainsi qu'une grande salle consacree aux grotesques.

Apres ma visite au Belvedere j'ai ete me perdre dans le rues de la vieille ville et j'ai trouve un petit parc charmant et presque desert ou je me suis pose sous un lila question de casser la croute. Je suis revenu relativement tot a l'auberge et j'ai pris ca relaxe pour le reste de la soiree.

Ce matin je me suis rendu au Albertina museum, dans un palais (ca vous etonne? Y a que des palais ici, on dirait qu'ils savent plus quoi en faire...), le musee le plus frequente d'Autriche. Un gars dans ma chambre d'auberge me l'avait chaudement recommande mais on a pas les memes gouts apparement parce que j'ai ete bien decu. Mis a part une expo sur des collages de Ernst et des copies d'oeuvres de Dürer je n'ai pas accroche sur quoi que ce soit et suis sorti du musee une demie-heure apres y etre arrive en regrettant un peu mon 10 euro...

Pour me consoler je me suis rendu au musee d'histoire naturelle et la, comme a chaque fois que je vais dans un musee du genre, j'en ai eu pour mon argent. Je pense vous avoir deja parle lorsque j'etait a Geneve de ma fascination pour les musees d'histoire naturelle. C'est la meme chose, ou presque, a chaque fois mais je ne peux pas m'empecher d'y aller, c'est mon instinct de gamin qui m'y pousse. Cette fois la piece maitresse du musee etait la celebre Venus de Willendorf,vieille de plus de 25 000 ans.

Apres le musee j'ai ete me perdre dans la partie nord-est de la ville et je suis revenu a l'auberge en m'arretant en chemin dans un pub ou l'on fabriquait de la biere artisanale. Ce soir j'ai pas trop de plan de match mais je ne pense pas faire la bringue tres tard puisque demain je dois me lever aux aurores et ce n'est pas pour aller chercher de l'eau de Paques mais bien pour aller attraper mon avion qui me reconduira en France en faisant un petit croche par Londres.

Je tenterai de mettre le reste des photos le plus tot possible apres mon retour. Joyeuses Paques a tous!

jeudi 20 mars 2008

Viennoiseries

Donc, j'ai ete hier assister a un concert de Mozart et de Strauss dans un palais. En fait, je me promenais dans la vieille ville et deux hommes en costume d'epoque sont venus me proposer un billet pour le concert. J'ai d'abord refuser car ca n'entrait pas dans mon budget de voyage mais un des mecs ne lachait pas prise du tout et il a fini par m'avoir. Je me suis dis que ca serait de circonstance tout compte fait et que ca ne pouvait pas etre mauvais. J'ai eu un peu peur par la suite de m'etre fait avoir dans un attrape-touriste car dans les trente metres qui ont suivis j'ai vu une bonne dizaine de vendeurs deguises qui tentaient d'ecouler leurs billets pour differents spectacles de Mozart et de Strauss. Finalement, c'etait effectivement un truc pour touriste mais ca vallait tout de meme le coup; la salle etait impressionante et le spectacle pas mauvais.

Ce matin j'ai retrouve les deux Francais que j'avais perdu de vu hier et nous avons marche ensemble jusqu'au centre-ville. De la ils sont partis de leur cote et moi du miens puisque je voulais aller visiter des musees et eux pas vraiment. Je me suis rendu au Kunst Historisches Museum, un des musee des Beaux-Arts de la ville, ou m'attendaient de belles surprises. D'abord, le batiment en lui-meme est tres impressionant et orne de centaines de sculptures selon la tradition classique. La collection qu'on y touve n'est pas la plus grande que j'ai vu mais probablement la plus concentre en terme de chefs-d'oeuvres: on y trouve trois des autoportraits de Rembrandt, certains des plus celebres tableaux de Velasquez et de Rubens, quelques Durer, des portraits d'Holbein, quelques trucs de Bosch... Surtout, on y trouve le Peintre dans son atelier de Vermeer et meme mieux (est-ce possible?): la plus grande collection des oeuvres de Brueghel. La, j'ai failli verser une larme; pas moins de QUATORZE des quelques quarante oeuvres qu'a laisse au monde Brueghel l'ancien dont la tres celebre Tour de Babel, la Conversion de Saint-Paul, Les Jeux d'enfants, Le chemin de croix, La noce paysanne, Le paysage d'hiver et Le paysage d'automne. Aussi, je mentionne qu'il y avait une exposition temporaire reunissant la majorite des oeuvres d'Arcimboldo (Savez, le mec qui fait des portraits avec des elements thematiques comme des instruments de cuisine ou des fruits de mer).

Par la suite je me suis rendu au Secession ou on trouve la fresque de Beethoven de Gustav Klimt. Pour ca c'est bien mais le reste du musee ne vallait vraiment pas les 6 euros que j'aurais paye si je ne m'etais pas fait passer pour un etudiant.

Ce soir je compte prendre ca plutot relaxe, il pleut-neige et j'ai les pieds trempes alors je vais probablement aller me reposer a l'auberge pour m'attaquer demain au Belvedere ou m'attend la plus grande collection des oeuvres de Klimt.

mercredi 19 mars 2008

Tu voulais venir dans les pays de l'est? Ben t'es dans les pays de l'est!

Avant de vous raconter la suite du voyage je vais finir ce que j'etais en train de dire la derniere fois. J'etais en train de vous dire a quel point le musee Vasa est impressionnant. Le sujet en lui-meme y est pour beaucoup; le simple fait d'etre a cote de cet immense bateau vieux de quelques 380 annees qu'on a arrache au passe et a la mer m'a rendu tout chose (mais peut-etre que je ne suis qu'un grand sensible...). Ce navire devait etre le plus beau, le plus grand et le mieux equipe de la flotte royale. Les deux extremites du batiment sont ornees de centaines de sculptures et il a fallu pas moins de mille chenes pour le construire. Avec l'eau et le temps le bois s'est noirci et le produit avec lequel on a du arrose le bateau a sa sortie de la baie (pendant 17 ans, 24/24) a donne au tout un fini cire. La simple vue du bateau m'aurait amplement suffit mais, les Suedois etant ce qu'ils sont, il a fallu qu'il ajoutent encore six etages au musee sur l'histoire et differents aspects du navire qui a eux seuls auraient pu remplir trois autres musees. Par exemple, ils ont reconstruit entierement la cabine de l'amiral et la cabine du gouvernail afin que les visiteurs puissent s'y balader et ont reconstitue a partir de squelettes trouves sur le navire et de differents elements archeologiques le visage d'une dizaine de marins grace a certains procedes techniques. Chapeau.

Apres ma visite je me suis balade un peu en ville et j'ai ete faire un tour dans la vieille cite que je n'avais pas encore visite. Ensuite, comme c'etait la St-Patrick j'ai decide d'aller boire une Guiness a la sante des Irlandais dans un petit pub. Puis, j'ai ete a l'epicerie et me suis achete ce que mes moyens me permettaient (de la soupe en sachet et des craquelins) et suis ensuite retourne a l'auberge pour preparer ma pitance. En mangeant j'ai rencontre un Allemand et nous avons discute un peu. Nous sommes ensuite sortis le soir avec un de ses compatriote et un Japonais afin d'essayer, mais sans succes, de trouver un pub Irlandais encore ouvert apres 1h du matin.

Le lendemain c'etait le jour du depart alors je me suis leve tot et j'ai fais une derniere petite balade (dans la neige cette fois) sur l'ile avant de me diriger vers l'aeroport. Comme vous l'aurez peut-etre devine j'ai beaucoup aime la Suede: c'est un pays tres agreable qui regorge de richesses de toutes sortes (A propos c'est parfaitement vrai ce qu'on dit sur les Suedoises, j'en ai presque eu un torticoli...)

Dans l'aeroport j'ai rencontre deux Francais qui allaient aussi a Bratislava et que j'ai suivi jusqu'a l'hostel ou ils avaient reserve afin de m'eviter des recherches inutiles. Apres nous etre installe nous sommes sortis en ville et sommes alles manger dans un resto qui avait tout d'un atrappe-touriste mais qui n'a pas ete mauvais et ni trop cher en fin de compte. Nous sommes rentres et sommes partis ce matin. Je ne peux pas veritablement porter de jugement sur la Slovaquie apres y etre reste seulement une soiree mais comme ca de prime abord je dirais un gros bof. Premierement, il n'y a absolument rien a voir dans la ville qui est d'ailleurs la plus petite capitale d'Europe, mais disons que ca ca passe encore. Ce qui m'a frappe c'est plutot de sentir l'antipathie des gens. Mais voila je ne m'avance pas plus loin et je laisse le soin a d'autres qui visiterons la ville plus longtemps de porter un meilleur jugement.

Aujourd'hui je suis a Vienne et je commence a visiter la ville. En fait, je sors tout juste d'un concert de Mozart et de Strauss donne dans un des palais la ville. Mais le temps file et je dois aller dodoter afin de pouvoir me remettre sur mes pattes demain.

lundi 17 mars 2008

...alors je disais donc

Comme j'avais commence a vous l'expliquer hier avant que mon temps d'internet n'expire mon arrive a Stockholm a ete plutot bizarre. Je suis donc arrive a la gare centrale vers minuit et me suis mis a chercher un hostel dans le coin; il y a tres souvent des auberges de jeunesse pres des gares de train mais ici ce n'est pas le cas, malheureusement. Avoir avoir marche pendant quelques heures sans resultat je me suis resolu a attendre l'ouverture d'une auberge situe sur l'ile de Skeppholmen, donc a attendre jusqu'a 7h du mat. Entre 2h et 7h j'ai vecu un petit calvaire: j'etais condamne a marcher sans m'arreter avec mes 15kg de bagages sur le dos puisque des que je prenais 2 min pour m'asseoir et reposer mes jambons douloureux j'avais incroyablement froid. J'ai donc parcourru la ville en entier avec une seule idee en tete: m'asseoir au chaud. En plus je n'avais presque rien mange avant de partir et j'avais donc pas mal faim. A la fin de la nuit, qui m'a semblee interminable, je suis alle a l'auberge et j'ai reserve pour les deux autres nuits a Stockholm; ne vous inquietez pas donc j'ai dormi au chaud hier et dormirai au chaud ce soir.

Malheureusement pour mes pauvres petits pieds bleus on ne pouvait pas acceder aux chambres avant 15h... J'ai donc repris ma marche et me suis mis, avec un entrain assez modere je l'avoue, a visiter vraiment la ville et a entreprendre d'entrer dans certains musees. J'ai d'abord ete au Architekturemuseet juste a cote de l'auberge, un musee sur l'architecture tres interessant et tres bien fait avec plusieurs maquettes et techniques d'architecture expliquees. Malheureusement, malgre tout l'interet que je porte au sujet, je cognais des clous de six pouces et je n'arrivais plus a tenir debout... J'ai ete m'asseoir dans une salle ou il y avait une projection et j'ai ferme les yeux une vingtaine de minutes. En me reveillant je suis sorti du musee et j'ai fait un petit tour a la librairie, une visite qui m'a fait sentir encore plus que d'habitude que la limite de poids dans les avions n'est pas assez elevee.

Je suis ensuite alle sur une autre ile (pour ceux qui ne le savent pas Stockholm est un archipel) question de visiter et de me trouver un truc a bouffer. Je suis bien tombe: j'ai trouve un buffet vegetarien pas trop cher (je vous le dis une fois pour toutes: la Suede est incroyablement chere). J'ai donc mange a ma faim dans ce restaurant a l'ambiance un peu trop snobinarde a mon gout mais bien sympatique tout de meme avant de repartir dans la ville.

Je me suis rendu sur une autre ville et m'en suis alle a Skansen, un lieu vraiment etonnant. En fait, c'est un site construit a la fin du 19ieme par un suedois dont le nom m'echappe afin de proteger le patrimoine du pays: des dizaines de maisons et batiments de toutes sortes allant du 14 au 19 ieme siecle ont ete deplaces de partout en Suede et reconstuits sur cette coline. Le but? Construire une mini-Suede avec des exemples de tout ce qui s'est fait dans le pays. Avant d'entrer, ne sachant pas trop a quoi m'attendre, j'etais hesitant mais au fil de ma visite je me suis retrouve litteralement "sur le cul". Au bout de quelques heures de visite je croyais avoir fait le tour mais je n'etais pas rendu a la moitie et je ne cessais de voir des choses de plus en plus impressionantes. Je suis sorti presque degoute par tout ce que je venais de voir; trop de choses de qualite c'est trop.

J'ai ensuite entrepris ma derniere marche qui m'a conduit, enfin, au creux d'un lit moelleux et chaud pour une sieste bien meritee. J'ai dormi (...ai ete completement inconscient) de 16h a 19h puis je me suis leve pour retourner en ville. Je me suis arrete dans une petit creperie bien sympa ou j'ai mange une galette aux champignons et aux tomates puis j'ai ete dans un cafe internet pour ecrire le message d'hier. Je ne me suis pas eternise ensuite en ville et suis retourne me coucher pour une bonne nuit de sommeil.

Ce matin en me levant je me suis tout de suite dirige vers le Vasa museet, un musee sur le Vasa un immense navire de guerre construit en 1628 qui a coule des sa premiere sortie en mer apres avoir parcourru 300 m. Encore une fois j'etais sceptique avant mon entree et je me demandais si le cout d'admission en vallait bien la peine. Decidement, il faut que j'arrete de douter parce que ce musee est sans doute un des meilleurs sinon le meilleur que j'ai vu dans ma vie. Le bateau est vraiment vraiment tres impressionant.

J'ai encore plus de temps, je continue la description plus tard.

dimanche 16 mars 2008

Stockholm

Je suis maintenant arrive a Stockholm, en Suede, et suis dans un cafe internet alors pas d'accents pour cette fois.... Je vais d'abord resumer rapidement mes derniers jours a Berlin, quitte a ajouter plus de details par la suite.

Le vendredi 14 j'ai decide de me rendre au Bröhan museum, un musee consacre a l'art decoratif. Seulement comme les transports en commun etaient toujours hors fonction j'ai dû marcher jusqu'au musee situe a l'autre bout de la ville ce qui m'a permis de mesurer l'ampleur de Berlin... Ca a ete un sacre bout de marche (j'ai bien mis plus de deux heures en marche rapide pour arriver). Le musee etait assez interessant, surtout la section sur Hector Guimard. En sortant je me suis rendu au chateau de je sais plus quel roi de Prusse qui etait juste a cote et j'ai marche dans le jardin royal en regardant le soleil se coucher.

Le lendemain moi et Guy sommes alles a Oranienburg (nom sous reserve, il faut que je verifie) pour visiter un camp de concentration. On peut s'y rendre avec les transports en commun mais il faut environ deux heures pour y aller et comme je devais prendre l'avion en soiree nous avons eu grosso modo trente minutes pour visiter le camp. C'est peu mais ca m'a permis de faire le tour et de me mettre un peu dans la peau d'un prisonnier.

Nous sommes ensuite revenus et Guy m'a reconduit jusqu'a l'aeroport. Cette semaine a Berlin a ete tres agreable et j'ai eu beaucoup de plaisir a revoir mes amis.

Une fois a l'aeroport et pour un raison obscure mon vol a ete devance et alors que je pensais avoir amplement le temps de niaiser dans le terminal j'ai ete appele pour embarquement immediat. Je suis arrive vers 23h a Escolcomo, une ville en plein milieu de rien du tout situe a 100 km au sud de Stockholm (Ryanair c'est pas cher mais il y a parfois des arnaques comme ca). Donc il m'a fallu faire un trajet d'une heure environ en bus pour me rendre a Stockholm. Comme il n'y avait plus de place dans la navette le chauffeur m'a dit de m'asseoir sur un siege pliant a cote de lui et j'ai donc fait le trajet en VIP.

Je suis arrive en ville vers minuit et je me suis rendu compte que je ne savais foutrement plus quoi faire a partir de la... Je n'avais pas pris la peine de reserver un chambre d'auberge et je n'avais aucune idee de ou je devais aller. Je me suis rendu a la gare et j'ai trouve une petite carte gratuite qui ne m'a pas ete tres utile sur le coup. A vrai dire comme toutes les auberges etaient fermes j'ai du me resoudre a errer toute la nuit avec mes bagages sur le dos. J'ai marche a -2 degres pendant pres de 7 heures avant de pouvoir seulement m'asseoir au chaud. Il ne retse plus de temps, je continue ca plus tard!

jeudi 13 mars 2008

Une exposition dans les bagages...

Mardi dernier, je me suis rendu avec Marianne au musée des Beaux-Arts de Berlin. J'avais bien hâte de visiter celui-ci puisque j'avais lu dans le Routard qu'on y trouvait plusieurs masterpieces ce qui s'est avéré très vérifié: quelques très bons portraits d'Albrecht Dürer, d'autres qui frisent la perfection par leur rendu et leur précision incroyable de l'excellent Hans Holbein le jeune (surtout le Marchand Georg Gisze), pas un mais bien deux Vermeer (La jeune femme au collier de perles et les Buveurs), des Rembrandt en veux-tu en v'là, pareil pour les Rubens, les Frans Hals, les Pieter de Hooch, etc. Puis il y a les Gainsborough, Caravage, Jérome Bosch, Adriaen Brouwer, etc. etc. Et surtout, surtout, le formidable tableau Les Proverbes flammands de mon petit favori Brueghel l'ancien. Franchement, un très très bon musée que ce Gemäldegalerie berlinois. En soirée nous sommes revenus les pattes comme des nouilles et les pieds en compote (le transport en commun se fait toujours désirer...) et avons joué tous ensemble au jeu des cochons (des dés en forme de cochon que les plus ludiques d'entre vous connaissez surement).

Le lendemain j'étais bien décidé à aller faire ma tournée des cafés et des bars pour trouver un endroit d'exposition. Je ne sais plus si je vous l'ai dit mais j'ai apporté avec moi dans mes bagages une sorte d'exposition portable. En fait, j'ai fait faire dernièrement des reproductions sur toile de certaines de mes oeuvres et comme le rendu est très bon je me suis dit qu'en organisant un peu les choses je pourrais facilement faire une expo complète avec des imprimés. J'ai donc fait imprimer une dizaines de tableaux avant mon départ et les ai mis dans un tube en carton dans mon sac.

Je me doutais que la tâche de trouver un lieu d'exposition allait être plus ardue ici puisque Berlin est une grosse ville (donc des artistes ils n'en manquent pas) , puisque je ne parle pas un mot d'Allemand (donc c'est plus dûr de se faire comprendre) et puisque des imprimés pas encadrés c'est bien bien plus difficile à faire passer (on m'a conduit une fois à un babillard pour afficher les pubs près des toilettes dans un resto, la fille n'avait pas vraiment compris ce que je voulais...). Finalement après un petit moment j'ai trouvé un bar sympa où il y avait déjà des toiles un peu partout. Le proprio m'a dit que je n'avais qu'à enlever les tableaux qui étaient là et à mettre les miens à la place. Il m'a proposé de mettre mes reproductions dans un meuble vitré. Je n'étais pas spécialement chaud à l'idée mais j'ai fini par accepter et c'est peut-être effectivement mieux comme ça. Je suis revenu le lendemain à 13h pour monter mes trucs. J'ai demandé à Guy et Marianne de me démonter l'expo avant leur départ dans un mois, comme ça les toiles auront le temps d'être vues.

Après le montage moi et Marianne sommes allés au Bauhaus archiv, un musée qui, comme son nom l'indique, est dédié au mouvement Bauhaus. Le musée avait un certain intérêt mais on a vite fait le tour pour le prix... Nous sommes revenus sous la flotte et on s'apprête maintenant à préparer le souper.

lundi 10 mars 2008

Arrivé à Berlin

Après la dernière journée décrite dans ce blog j'ai fait une petite sieste d'un peu moins de deux heures et je me suis levé à 4h30 du matin assez tout croche merci pour faire les derniers préparatifs avant de me rendre à l'aéroport. Juste ça c'est tout un périple. Il faut prendre deux metro puis aller attendre la navette et faire un trajet de 30-40 min avant d'arriver au terminal. Le vol a ensuite duré près de deux heures jusqu'à l'aéroport de Schonefeld-Berlin (plutôt excentré). Je m'attendais à me retrouver dans un joli casse-tête rendu là car Guy et Marianne m'avaient dit qu'il y avait une grêve des transports en communs, le seul moyen de se rendre en ville mis à part le taxi (trop cher pour mes moyens). J'ai donc été bien content de voir qu'ils m'attendaient à la sortie de l'avion: ils avaient trouvé une façon de se rendre en ville. Nous avons donc pris des trains de banlieue (ceux-là n'étaient pas en grêve...) qui nous ont conduit jusqu'à leur appartement

Le soir j'ai été faire un tour de la ville avec Guy. Berlin est vraiment immense, je ne m'attendais pas à ça. C'est un ville européenne bien particulière puisque presque entièrement neuve. De fait, à cause de vous-savez-quoi la vieille ville a été pratiquement entièrement détruite. La très grande majorité des immeubles ont donc moins de soixante ans. C'est aussi une ville très dynamique et qui bouge beaucoup sur le plan culturel, d'après ce qu'on m'a dit et d'après ce que j'ai pu moi-même constater. Beaucoup de choses intéressantes au niveau architectural aussi: il y a des dizaines de bâtiments et de complexes aussi neufs qu'impressionants (voir photos, plus tard...). Après le tour de ville nous sommes allés dans un pub où l'on servait des dizaines de sortes de bières différentes (je ne vous cache pas que je compte bien profiter de mon séjour ici pour goûter la production nationale...). J'ai pris une très bonne bière fumée suite aux conseils de Guy, qui est un connaisseur averti. Nous sommes ensuite allés visiter un squat: un immeuble en plein coeur de la ville entièrement occupé par des artistes underground et par des gens de tout acabit.

Le lendemain c'était dimanche, jour de survie (comme moi Guy et Marianne ont beaucoup de mal à s'adapter à la fermeture des épiceries le dimanche et nous avons donc tous oublié de faire assez de courses pour la journée...). J'ai été avec Marianne vers le musée Schinkel (musée dédié à un architecte, sculpteur et peintre local). Nous avons ensuite continué de marcher vers Alexander Platz puis avons décidé d'aller à la fontaine des contes de frères Grimm. Étrangement, toutes les sculptures de la fontaine étaient recouvertes et il n'y avait pas une goutte d'eau à l'intérieur... J'ai déjà vu mieux comme attraction... Nous avons ensuite entrepris de retourner vers l'appart, toujours à pied puisque les transports en commun sont en grêve. En tout, nous avons marché près de sept heures dans la journée (nous étions bien crevé en arrivant).

Aujourd'hui, j'ai été avec Marianne au musée des Juifs. C'est un immense musée consacré à l'histoire juive et à l'holocaust. L'architecture du lieu est particulièrement intéressante: ici, tout est en pente, tout est déformé. L'architecte a voulu rendre de cette manière une impression de déséquilibre et d'incomfort. Dans le même but, l'architecte a construit la tour de l'holocaust dans une partie du musée: une salle en losange très haute bâtie en béton et complètement vide mis à part une échelle inateignable et une fente très mince pratiquée dans le haut de la tour.

Voilà, d'autres nouvelles bientôt!

vendredi 7 mars 2008

Un petit bonjour avant de partir

Je suis à quelques heures de mon départ pour mon trip au nord et j’en profite pour vous écrire un petit mot. Les derniers jours ont été assez rushants ici; à une semaine du départ je me suis mis en tête de me trouver un lieu d’exposition à Lyon. Donc, mardi dernier, il y a trois jours, je suis parti avec deux ou trois tableaux et quelques reproductions sous le bras vers le centre-ville pour butiner de bars en cafés voir s’il n’y avait pas des murs vides à remplir. Je n’ai pas mis très longtemps à trouver : le patron d’un restaurant chico dans le Vieux-Lyon, Aux 24 colonnes, a pris un de mes tableaux pour le mettre à l’entrée (le proprio ne choisit qu’une œuvre par artiste et garde l’œuvre exposée pour une longue durée). Ceci fait je m’en fus dans un petit bar pas très loin et cette fois on me proposa d’exposer toutes mes œuvres pour tout le mois de mars. L’endroit, la Mi Graine, est un bar-salle de spectacle pas très grand mais chaleureux situé dans le quartier touristique de Lyon. Le jour même j’ai été acheter de quoi préparer des cadres et j’ai passé ces trois derniers jours à scier, clouer et coller des bouts de bois. J’ai terminé les cadres cinq minutes avant de devoir partir pour le montage de l’expo ce matin.

Il est 1h du matin, je dois encore faire le ménage un brin dans l’appart et terminer mes bagages. Je dois être parti de chez moi à 5h30 demain ce qui raccourcit considérablement ma nuit. Je vous donne des nouvelles dès que j’en aurai l’occasion et je vais prendre des centaines de photos comme d’habitude.

jeudi 28 février 2008

Comme une bille dans un flipper

Les dernières semaines qui ont passées ont été assez productives : j’ai terminé quelques nouvelles toiles, j’ai trouvé un moyen de présenter et d’encadrer mes peintures sans avoir à les coller sur du bois, j’ai construit plusieurs cadres, etc. Cependant, tout ceci s’est fait au détriment du bon ordre dans l’appart et pendant une bonne semaine on eut dit un champ de guerre (c’est pas moi qui le dit c’est un de mes voisins); il n’y avait plus un seul couvert dans les tiroirs ni dans les armoires, le comptoir de cuisine était rempli de choses hétéroclites (vaisselle sale, clous, colle, vernis, scie, marteau, chutes de bois, chaussettes, pinceaux,…) et je ne me suis même pas donné la peine de plier mon linge au sortir de la laverie (j’ai préféré faire un tas de linge propre puis un tas de linge sale. Au bout de quelques jours cependant les deux tas se sont défaits et il s’est formé une zone grise entre les deux tas… ).

Par ailleurs, je suis retourné au Sirius, où Vincent donnait un nouveau concert, pour représenter mes toiles sur scène. La soirée s’est bien déroulée mais j’étais complètement chou rave à cause d’un petit début de grippe et n’ai pas tardé à vouloir rentrer.

Aussi, je vais officiellement être on the road again à partir du 8 mars. Ça faisait un moment que je pensais à refaire un petit voyage et ben voilà, j’ai acheté les billets d’avion hier. Donc, je partirais d’ici le 8 pour aller rejoindre mes amis Guy et Marianne qui demeurent à Berlin où je resterai une semaine avant de m’envoler à nouveau pour la Suède le 15. J’atterrirai à Stockholm assez tard le soir et prendrai le temps de faire une courte visite de la ville avant de repartir le 18 pour Bratislava, en Slovaquie. Selon l’ambiance de la ville je resterai peut-être là une nuit ou partirai peut-être immédiatement vers Vienne, qui est tout à côté (60 km). Rendu là je me gaverai le plus possible de viennoiseries avant de revenir du côté de la France le 23. Je n’ai pas réussi à trouver de vol direct entre Vienne et Lyon donc j’atterrirai à Grenoble, une ville pas très loin d’ici. Là vous vous dites peut-être que tous ces vols d’avion doivent coûter une petite fortune et bien que nenni! Mon vol Berlin-Stockholm par exemple me coûte 10 euros, celui de Stockholm-Bratislava 80 couronnes suédoises, soit environ 12$... Bon, ceci dit ça s’est le prix des vols mais évidemment qu’il y a quelques anguilles sous la caillasse : pour chacun de ces vols je dois débourser 13 euros pour amener un bagage de soute et il y a des taxes supplémentaires selon le mode de paiement utilisé. Par ailleurs, pour un périple du genre il était difficile de n’avoir que des billets bas tarifs et j’ai donc dû consentir à payer le tarif régulier pour mon vol Vienne-Grenoble, m’évitant ainsi d’avoir à rebrousser chemin (Vienne-Bratislava-Stockholm-Grenoble) pour économiser quelques euros (et même, ça reste à voir…). Ça sera plus rapide comme ça de toute manière mais je me suis rendu compte après avoir acheté le billet qu’il y avait une escale… à Londres. Soit, Londres me revoilà! Je n’y serai que quelques heures et ça me permettra de découvrir le plus gros aéroport du monde.

Donc je vais essayer de bien me bouger les miches d’ici à mon départ pour terminer le plus de trucs possibles et m’assurer que mon absence ne ralentisse pas trop mon rythme de production et mes projets. Je vous en redonne des nouvelles!

lundi 11 février 2008

Quelques sorties sympas

Encore un petit mot pour vous raconter quelques trucs que j’ai fait récemment avant de les oublier.

Jeudi dernier un de mes voisins est venu frapper à ma porte pour me proposer d’aller faire de l’escalade avec lui et ses collègues de classe. J’avais un peu la flemme de travailler et de m’attaquer à la montagne de vaisselle sur le comptoir alors j’ai accepté, à condition qu’il me laisse deux minutes pour enfiler mes shorts de sport, bien rangées sous une couche de poussière dans le fond de mon armoire. Le centre d’escalade n’est pas très loin de l’appartement et est situé dans ce qui semble être une usine désaffectée. J’ai d’ailleurs été surpris de la hauteur du bâtiment qui ne fait pas plus de deux étages, je m’attendais plutôt à un truc comme le Roc Gym à Québec. En fait, la différence c’est que ce centre est réservé à la pratique de manœuvres techniques. Il y a des cloisons un peu partout remplies de prises d’escalade à côté desquelles se trouvent des collant de couleurs et de formes différentes; le défi est de partir d’un point précis et de ne prendre que les prises allouées pour un parcours donné. Évidemment, certains parcours sont plus difficiles que d’autres et je l’ai appris à mes dépends lorsque j’ai voulu faire un parcours noir et n’ai même pas pu attraper la deuxième prise avant de m’effondrer mollement sur les coussins du plancher. Nous avons passé environ deux heures là-bas à la suite desquelles je peux dire que l’escalade me plaît bien, quoi que sa pratique va demander de ma part un peu plus d’entrainement : à la sortie du centre, mes bras ressemblaient à deux nouilles trop cuites et mes mains étaient truffées de petites ampoules…

Une autre activité particulière que j’ai faite récemment fut de me rendre avec Vincent dans un studio de répétition. Vincent, en plus d’avoir son propre groupe, The Invaders, est également batteur pour le groupe pop/rock The Referees. J’ai pris plusieurs photos pendant la répétition qui pourrons servir au groupe et qui me serviront éventuellement pour différents projets. Je vous laisse regarder tout ça par vous-même et imaginer les décibels dans le studio…

jeudi 7 février 2008

Retour à la vie normale

La vie suit son cours normal depuis quelques semaines ici à Lyon. J’ai repris mon rythme de travail (même que j’ai l’impression de l’avoir augmenté), je fais les courses, je vois mes amis, etc. Déjà j’ai plus de la moitié du voyage derrière moi alors je commence à préparer mes derniers mois et je m’organise pour réussir à faire tout ce que je veux encore faire ici.

D’abord, j’aimerais beaucoup arriver à terrasser mon ennemie la plus vile ; elle est immense et grossit à une vitesse exponentielle, m’oblige à faire des centaines de pas pour lui arracher la victoire d’une bataille (mais pas de la guerre), me laisse souvent sans issue et me pèse sur le moral comme dix tonnes de briques. Vous avez bien sûr reconnu l’administration française et ses tentacules qui vous serrent la gorge et qui vous sucent toute l’énergie. De fait, comme je crois l’avoir déjà dit, je tente de déposer un formulaire pour bénéficier de l’allocation au logement, à laquelle j’ai droit. Je vous ai déjà fait le récit d’une partie de l’histoire il me semble : j’ai dû aller chercher un formulaire spécial que j’ai mis un temps fou à comprendre et à compléter parce qu’une partie du document devait être remplie par le propriétaire, j’avais besoin de certains documents que je n’avais pas, etc. Quand, finalement, le formulaire a été rempli, je m’en fus porter fièrement mes papiers et les documents nécessaires à la CAF (l’institution qui gère ce type de prestations) en ayant l’impression de voir enfin poindre le jour dans la nuit noire. Je me trompais : ce n’était pas le jour mais les lueurs des feux de bataille qui annonçaient que la guerre ne faisait que commencer. En effet, alors que je croyais avoir en main tous les documents nécessaires on me dit que le visa de séjour ne constituait pas un titre de séjour et que, conséquemment, je devrais me rendre à la préfecture du Rhône. Soit, je m’y suis rendu immédiatement en espérant pouvoir régler tout ça rapidement.

De toutes les institutions sociales que j’ai pu voir dans ma vie celle-là est de loin la plus terrible. Je pèse mes mots. Imaginez une petite salle sombre dans laquelle des centaines et des centaines de magrébins, d’algériens, de polonais, … sont entassés, se pilent presque les uns sur les autres, font la queue devant une machine distributrice de friandises… Sur le plafond est accroché un afficheur numérique et juste en-dessous se trouve un distributeur de numéros. Comme je me suis senti pris d’un grand vertige et profondément découragé je n’ai pas dépassé le portique à ma première visite et suis sorti immédiatement, pour échapper au plus vite à ce cirque.

En allant voir sur le net j’ai compris ce qu’impliquait la demande d’un titre de séjour. J’avais besoin de plusieurs documents que je n’avais pas, j’ai dû faire venir mon certificat de naissance original du Québec, me faire faire des photos d’identité, faire la demande d’une attestation de résidence auprès de la compagnie d’électricité, etc. J’ai voulu retourner à la préfecture un matin : celle-ci ouvre à 9h, j’y étais à 9h15. J’ai pris un numéro, le 479, l’afficheur montrait le 372. J’ai entendu un peu en me disant que ça irait probablement assez vite. Dix minutes plus tard le 373 sortait. Je suis donc sorti prendre une grande bouffée d’air frais pour éviter de m’ouvrir les veines et me suis rendu en ville pour m’y balader. Je suis revenu une heure plus tard : le 384 . Je suis reparti, j’ai été me faire couper les cheveux, j’ai marché, j’ai rencontré un ami et nous avons bavardés un peu pour revenir deux heures plus tard : le 410. Il était presque midi, j’avais faim, j’en avais plus que marre et je savais que je n’avais pas tous les papiers nécessaires pour me faire faire un titre de séjour. Je suis retourné chez moi, je ne sais pas si j’arriverai à dépasser cette étape. Mais assez parlé de mes mésaventures administratives.

Depuis quelques jours je travaille sur le visuel d’un chanteur-compositeur qui est devenu un bon copain et que j’ai été voir en spectacle avant-hier. Le concert se donnait sur une péniche-bar et a été très apprécié par tout le monde. Vincent, le chanteur, m’avait demandé de décorer la scène avec quelques unes de mes toiles pour créer un univers. Vous pourrez voir le résultat sur les quelques photos que j’ai prises pendant le spectacle.

On me dit qu’il neige à Québec; ici c’est plutôt automnal comme température. Il fait parfois au dessus de 15 degrés, les gens se baladent en pull ou même en t-shirt.

Je vous redonne des nouvelles bientôt.

samedi 26 janvier 2008

Tentative de vol

Juste un petit mot pour vous raconter une mésaventure qui vient tout juste de m’arriver.

Je suis allé faire des courses ce matin et sur mon chemin je me suis arrêté pour déposer un chèque et transférer de l’argent de mon compte de Québec à mon compte français. Quand je suis entré dans la banque il y avait un homme qui terminait une transaction et un autre qui semblait attendre pour prendre le guichet. J’ai pris le temps de bien lire les instructions pour déposer mon chèque correctement et ne pas avoir de soucis. Quand je me suis retourné pour aller vers le guichet des retraits (ici il y a des guichets différents pour les dépôts de chèques ou de billets et les retraits) l’homme qui attendait quand je suis entré entendait toujours… J’ai inséré ma carte pour retirer de l’argent sur mon compte de Québec sans trop porter attention à cet homme. Pendant que je faisais la transaction il m’a interpelé pour me demander si ça fonctionnait pour moi, parce que ça n’avait pas fonctionné pour lui. Je lui ai dit que oui distraitement et il me reposa la question; cette fois, il se mit carrément entre moi et le guichet pour me la poser. Je l’ai alors repoussé et il m’a demandé une nouvelle fois si ça avait marché en revenant se placer entre moi et le guichet et en pointant du doigt les boutons. C’était vraiment gros comme le bras et j’ai eu tout juste le temps de voir sa main au dessus de la fente prendre ma carte d’un geste rapide. Je l’ai poussé loin du guichet, j’ai repris ma carte de ses mains, j’ai pris mon argent et je suis sorti de la banque, un peu abasourdi par ce que je venais de vivre.

J’ai eu un petit moment de panique en marchant par après vers le supermarché : je n’étais plus tout à fait certain si l’argent était sorti au moment où il était entre moi et le guichet, il aurait pu en profiter pour prendre des billets dans la pile… Heureusement, en rentrant chez moi j’ai bien tout recompté et il n’a rien pris. Cette histoire m’aura au moins permis d’apprendre que la séquence des guichet revêt une certaine importance et qu’il faut effectivement se méfier des fraudeurs dans les banques.
Et le soir: Définitivement, j'aurais dû y penser à deux fois avant de me lever ce matin. J'étais dans un bar dans le centre ville avec des amis et je suis sorti environ 4 secondes avant qu'une bagarre éclate entre cinq ou six mafieux et le doorman. Apparemment, certains de ces hommes en voulaient à un autre et s'étaient donné rendez-vous à l'extérieur pour régler ça. Quand ils ont vu que l’homme en question ne voulait pas sortir ils ont décidé d'aller le chercher, d'où la bagarre avec le doorman (un immense hispanophone qui devait faire presque sept pieds…). Les mafieux ont réussi à entrer en assommant pratiquement le doorman, ont tiré l’homme qu’ils voulaient à l’extérieur et lui ont cassé la gueule… Il a fini sur le sol dans un bain de sang à attendre que les ambulanciers arrivent.

Franchement, y a des jours meilleurs que d’autres…

mardi 15 janvier 2008

Fin et début d'année

Après notre retour de Barcelone, mon père a poursuivit son voyage à Lyon et moi j’ai repris un peu de mon petit quotidien. Un des premiers besoins qui se fit sentir (je pèse sur ce mot) en nous retrouvant dans mon appartement fut celui de faire une ou deux bonnes brassées de lavage… Cela fut fait dans les plus brefs délais et nous pûmes ensuite vaquer librement à nos occupations respectives tout en dégageant une fraîche odeur de printemps plutôt qu’une vieille odeur de chaussette moisie. Je passai les premiers jours de notre retour à travailler activement sur la nouvelle version de mon site web tandis que mon père allait de son côté arpenter la ville et visiter quelques musées, dont ceux de la marionnette, de l’automate et des frères Lumières. Je l’accompagnai pour la visite du musée des Beaux-arts et profitai ainsi une dernière fois d’une entrée gratuite grâce à mon statut d’étudiant, puisque ma fausse carte d’étudiant expirait en décembre 2007.

Dans les jours qui suivirent moi et mon père avons beaucoup discuté et nous avons tâché de préparer de bons repas à chaque soir. Nous sommes allés également visiter le musée de la miniature et du décor de cinéma qui c’est avéré surprenant et intéressant; on peut y voir de nombreuses maquettes illustrant des scènes diverses et des immeubles de la ville ainsi que des accessoires et des décors entiers de cinéma. De fait, dans le sous-bassement du musée se trouvaient différents décors ayant servis au tournage du film le Parfum, que nous avons d’ailleurs regardé le soir même de notre visite.

Le soir de la St-Sylvestre, pour célébrer le nouvel an, nous avions décidé d’aller manger tout bonnement dans un restaurant de la ville. Nous nous sommes donc dirigés en plein centre-ville en nous disant bien que si restaurant ouvert et choix il y avait, ce serait dans le centre. Nous avons été à un restaurant, puis à un autre, puis à un autre et ainsi de suite pendant près d’une heure en nous arrêtant devant chacun des restaurants que nous croisions : dans 95% des cas le « menu de la St-Sylvestre » (et oui, surprise! Tous les restaurants n’offrent qu’un seul menu ce soir! Pas moyen d’avoir autre chose…) était truffé de viande, ces menus dépassaient souvent les 80 dollars par personne et lorsqu’il y avait un plat végétarien abordable le restaurant était complet… Nous nous apprêtions sérieusement à aller nous préparer des nouilles « à rien » dans mon appart lorsque nous avons enfin trouvé une pizzeria ouverte sur la place des Terreaux. Nous n’avons pas du tout regretté notre choix : les pizzas étaient très bonnes et au moment de défoncer l’année les employés du restaurant sont venus nous arroser de confettis (nous et les quatre autres clients qui restaient) et de fils collants sortant de des sprays. Ils ont ensuite ouvert une bouteille de champagne et en ont offert à tout le monde.

Le lendemain, j’ai terminé mon nouveau site web et l’ai mis en ligne. Vous pouvez désormais le voir au www.felixgirard.com . Nous avons passé le reste de la semaine à aller ici et là, à discuter et à visiter. Nous avons été quelques fois au cinéma et nous nous sommes rendus jusqu’à la Fourvière et aux ruines romaines. Mon père est parti le 6 janvier en matinée pour aller passer une journée à Paris d’où il est ensuite reparti pour Québec le lendemain.

De nouveau seul dans mon appartement j’ai fais un peu de ménage et me suis remis progressivement à l’ouvrage. J’ai aussi pris un peu de temps pour pousser quelques chansonnettes, car en marchant l’autre jour dans la rue j’ai trouvé dans les poubelles une guitare (!). Pas toute neuve, certes, mais depuis que j’ai remis les deux cordes qu’il manquait et collé du ruban adhésif sur les fentes de la table d’harmonie elle a retrouvé sa jolie voix et moi, avec la mienne de voix, je casse les oreilles de mes voisins depuis ce jour.

Aussi, j’ai mis un terme mercredi dernier à une grande aventure digne de la quête du Graal : j’ai trouvé chaussure à mon pied. En effet, depuis plusieurs mois maintenant je gardais mes vieilles chaussures sur lesquels se formaient des trous qui, bien qu’inoffensifs au début, devenaient de plus en plus gênant au fur et à mesure. J’avais résolu de m’en procurer une nouvelle paire à Barcelone, où on les trouve meilleur marché qu’en France. Cependant, malgré une recherche intensive et acharnée (mon père en est témoin), je n’ai pas trouvé satisfaction dans ce que j’ai vu et ai préféré garder mes souliers malgré leur mutation progressive vers la sandale… Une fois de retour à Lyon, j’ai continué de chercher dans les magasins et n’ai trouvé que des prix exorbitants (100-200 dollars pour une paire de chaussures très normales…). Au désespoir, tel une autre Cendrillon en mal de retrouver sa pantoufle de verre perdue, j’entrai dans un magasin et, ne voyant aucun prix me convenant, demandai au vendeur s’il y avait des soldes quelques part dans la ville… « Ah ben les soldes c’est mercredi voyons! » J’aurai dû m’en douter : il y a des lois en France qui interdisent aux magasins de faire quelque rabais que ce soit avant une certaine date. Je suis donc retourné quelques jours plus tard et j’ai enfin trouvé des chaussures qui me convenaient. Mes vieilles godasses seront exposés quelques jours dans mon salon puis leurs restes seront jetés où envoyés au musée de la guerre comme artefacts.

Mon retour à la solitude a été de courte durée car j’ai hébergé chez moi plusieurs jours un ami, Julien, qui se trouvait entre deux appartements. Nous avons travaillé un peu ensemble dans l’appart, moi à mes pinceaux et lui à sa guitare car il est musicien, et je lui ai fait découvrir quelques films québécois, rapportés par mon père, ainsi que plusieurs épisodes du Cœur a ses Raisons.

Pour l’heure, je suis de nouveau seul et je tâche de reprendre le plus rapidement possible mon rythme de travail. J’ai déjà commencé quelques nouvelles toiles que vous pourrez bientôt voir sur mon site web.

mercredi 9 janvier 2008

Entrevue à la radio

Pour ceux qui verrons ce message à temps: je serai en entrevue à la radio ce soir (9 janvier) à 16h30 à l'émission Chéri j'arrive! sur CHYZ 94,3 .